par Si vis pacem » jeu. 15 janv. 2026 22:11
Pour finir et en guise d’épilogue.
- la proposition de loi adoptée le 19 avril 1946 tendant à établir la Constitution, stipulait en son article 40 «
La France est une République indivisible, démocratique et sociale. », elle fut soumis à référendum le 5 mai 1946, et rejeté ; suite à cela, un nouveau projet de constitution fut adopté lors du référendum du 13 octobre 1946 et la constitution promulguée le 27 octobre 1946. Elle énonce quant à elle, dans son premier article que «
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » : la laïcité devient alors et pour la première fois, un principe constitutionnel ; ceci étant, le rejet de la loi divine et son corollaire évident, la méconnaissance volontaire de la loi naturelle, au profit d’une loi positive de quelque importance qu’elle soit, implique nécessairement des effets dévastateurs pour la société.
Pour rappel :
Saint Pie X – Vehementer Nos a écrit :
... Qu'il faille séparer l’État de l’Église, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur.
Basée en effet sur ce principe que l'État ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d'abord très gravement injurieuse pour Dieu ; car le Créateur de l'homme est aussi le Fondateur des sociétés humaines, et il les conserve dans l'existence comme il nous y soutient. Nous lui devons donc non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l'honorer.
En outre, cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel. Elle limite en effet l'action de l’État à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie, qui n'est que la raison prochaine des sociétés politiques; et elle ne s'occupe en aucune façon, comme lui étant étrangère, de leur raison dernière, qui est la béatitude éternelle proposée à l'homme quand cette vie si courte aura pris fin. Et pourtant l'ordre présent des choses, qui se déroule dans le temps, se trouvant subordonné à la conquête de ce bien suprême et absolu, non seulement le pouvoir civil ne doit pas faire obstacle à cette conquête, mais il doit encore nous y aider.
Cette thèse bouleverse également l'ordre très sagement établi par Dieu dans le monde, ordre qui exige une harmonieuse concorde entre les deux sociétés. Ces deux sociétés, la société religieuse et la société civile, ont en effet les mêmes sujets, quoique chacune d'elles exerce dans sa sphère propre son autorité sur eux. Il en résulte forcément qu'il y aura bien des matières dont elles devront connaître l'une et l'autre, comme étant de leur ressort à toutes deux. Or, qu'entre l’État et l’Église l'accord vienne à disparaître, et de ces matières communes pulluleront facilement les germes de différends, qui deviendront très aigus des deux côtés; la notion du vrai en sera troublée et les âmes remplies d'une grande anxiété.
Enfin, cette thèse inflige de graves dommages à la société civile elle-même, car elle ne peut pas prospérer ni durer longtemps lorsqu'on n'y fait point sa place à la religion, règle suprême et souveraine maîtresse quand il s'agit des droits de l'homme et de ses devoirs.
C’est
in fine le message que cherchait à faire passer cette déclaration de l’Épiscopat français en s’adressant
non aux seuls catholiques mais «
à tous ceux qui veulent, de toutes leurs forces, travailler au relèvement de la patrie. »
Pour finir et en guise d’épilogue.
- la proposition de loi adoptée le 19 avril 1946 tendant à établir la Constitution, stipulait en son article 40 « [i]La France est une République indivisible, démocratique et sociale.[/i] », elle fut soumis à référendum le 5 mai 1946, et rejeté ; suite à cela, un nouveau projet de constitution fut adopté lors du référendum du 13 octobre 1946 et la constitution promulguée le 27 octobre 1946. Elle énonce quant à elle, dans son premier article que « [i]La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale[/i] » : la laïcité devient alors et pour la première fois, un principe constitutionnel ; ceci étant, le rejet de la loi divine et son corollaire évident, la méconnaissance volontaire de la loi naturelle, au profit d’une loi positive de quelque importance qu’elle soit, implique nécessairement des effets dévastateurs pour la société.
[url=https://books.google.fr/books?id=T_c1AQAAMAAJ&pg=PA9]Pour rappel[/url] :
[quote="Saint Pie X – Vehementer Nos"]
... Qu'il faille séparer l’État de l’Église, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur.
Basée en effet sur ce principe que l'État ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d'abord très gravement injurieuse pour Dieu ; car le Créateur de l'homme est aussi le Fondateur des sociétés humaines, et il les conserve dans l'existence comme il nous y soutient. Nous lui devons donc non seulement un culte privé, mais un culte public et social pour l'honorer.
En outre, cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel. Elle limite en effet l'action de l’État à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie, qui n'est que la raison prochaine des sociétés politiques; et elle ne s'occupe en aucune façon, comme lui étant étrangère, de leur raison dernière, qui est la béatitude éternelle proposée à l'homme quand cette vie si courte aura pris fin. Et pourtant l'ordre présent des choses, qui se déroule dans le temps, se trouvant subordonné à la conquête de ce bien suprême et absolu, non seulement le pouvoir civil ne doit pas faire obstacle à cette conquête, mais il doit encore nous y aider.
Cette thèse bouleverse également l'ordre très sagement établi par Dieu dans le monde, ordre qui exige une harmonieuse concorde entre les deux sociétés. Ces deux sociétés, la société religieuse et la société civile, ont en effet les mêmes sujets, quoique chacune d'elles exerce dans sa sphère propre son autorité sur eux. Il en résulte forcément qu'il y aura bien des matières dont elles devront connaître l'une et l'autre, comme étant de leur ressort à toutes deux. Or, qu'entre l’État et l’Église l'accord vienne à disparaître, et de ces matières communes pulluleront facilement les germes de différends, qui deviendront très aigus des deux côtés; la notion du vrai en sera troublée et les âmes remplies d'une grande anxiété.
Enfin, cette thèse inflige de graves dommages à la société civile elle-même, car elle ne peut pas prospérer ni durer longtemps lorsqu'on n'y fait point sa place à la religion, règle suprême et souveraine maîtresse quand il s'agit des droits de l'homme et de ses devoirs.
[/quote]
C’est [i]in fine[/i] le message que cherchait à faire passer cette déclaration de l’Épiscopat français en s’adressant [url=https://larchange.org/viewtopic.php?p=20469#p20469]non aux seuls catholiques[/url] mais « [i]à tous ceux qui veulent, de toutes leurs forces, travailler au relèvement de la patrie[/i]. »