par Laetitia » mar. 16 févr. 2016 18:50
Voici ce que le R.P. Meynard, des Frères Prêcheurs, explique dans son
Traité de la vie intérieure ou Petite Somme de théologie ascétique et mystique, d'après l'esprit et les principes de Saint Thomas d'Aquin
[i]Traité de la vie intérieure[/i] ou [i]Petite Somme de théologie ascétique et mystique[/i], Paris, 1923, Livre I, chapitre I, p.13 ss a écrit :
3. D. Quelles sont donc les différences acceptions du mot surnaturel qu'il faut avoir en vue dans l'étude des questions relatives à la vie spirituelle ?
R. 1. - Le surnaturel relatif.
Dans le langage courant on entend souvent par surnaturel tout ce qui est au-dessus d'une nature particulière : c'est ainsi que les anges et les démons sont des êtres surnaturels par rapport aux hommes.
2. - Le surnaturel par essence (quoad substantiam) incréé ou créé.
Le surnaturel incréé qui est Dieu considéré en lui-même dans sa vie intime : le mystère de la sainte Trinité ; ou dans l'union hypostatique : la personne du Verbe fait chair.
Le surnaturel créé désigne les diverses participations du surnaturel incréé : participation permanente d'une opération propre à Dieu comme dans la vision intuitive de l'amour béatifique ; participation en soi permanente de la nature de Dieu par la grâce sanctifiante ; participation transitoire de la vertu de Dieu par la grâce actuelle.
3. - Le surnaturel quant au mode (quoad modum) en raison de la finalité ou de l'efficience .
Le surnaturel en raison de la finalité, tel qu'un acte naturel, propre à une vertu acquise, mais qui est surnaturellement ordonné par la charité à la fin surnaturelle.
Le surnaturel en raison de l'efficience comme le miracle considéré sous ses formes diverses, quoad substantiam : glorification du corps, quoad modum : guérison subite d'un mal guérissable avec le temps, quoad subjectum : résurrection non glorieuse. A ce genre de surnaturel appartiennent les prophéties, la connaissance des secrets des cœurs, le don des langues et autres grâces semblables.
4. - Le surnaturel normal ainsi appelé parce qu'il indique le développement du surnaturel dans l'âme du juste tel qu'il doit se produire régulièrement. C'est donc le surnaturel de la grâce gratum faciens, de la grâce habituelle, des vertus infuses, des dons du Saint-Esprit, des grâces actuelles.
5. - Le surnaturel extraordinaire désigne au contraire les phénomènes qui sortent du développement normal de la vie spirituelle. Il se rapporte aux grâces gratis datae que Dieu accorde non pas nécessairement en vue de la sanctification du sujet, mais surtout pour l'utilité d'autrui et le bien général de l’Église. Quand il apparaît au cours de la vie spirituelle, il y intervient à titre exceptionnel non seulement de fait, mais en soi, car il n'a pas de place régulière et nécessaire dans le développement de la vie spirituelle.
6. - L'expression surnaturel dans le langage de sainte Thérèse, désigne les grâces de la contemplation infuse. « Par ces mots : dévotion, attendrissement, don des larmes et méditation, on entend des choses que nous pouvons acquérir ici-bas avec l'aide de Dieu. Je donne le nom surnaturel à ce que nous ne saurions atteindre par notre industrie et nos efforts personnels. ».
Voici ce que le R.P. Meynard, des Frères Prêcheurs, explique dans son [i]Traité de la vie intérieure ou Petite Somme de théologie ascétique et mystique, d'après l'esprit et les principes de Saint Thomas d'Aquin[/i]
[quote="[i]Traité de la vie intérieure[/i] ou [i]Petite Somme de théologie ascétique et mystique[/i], Paris, 1923, Livre I, chapitre I, p.13 ss"]
[size=100][b]3. D.[/b] [i]Quelles sont donc les différences acceptions du mot surnaturel qu'il faut avoir en vue dans l'étude des questions relatives à la vie spirituelle ?[/i]
R. 1. - [i]Le surnaturel relatif.[/i]
Dans le langage courant on entend souvent par [i]surnaturel[/i] tout ce qui est au-dessus d'une nature particulière : c'est ainsi que les anges et les démons sont des êtres [i]surnaturels[/i] par rapport aux hommes.
2. - [i]Le surnaturel par essence [/i]([i]quoad substantiam[/i]) [i]incréé ou créé.[/i]
[i]Le surnaturel incréé[/i] qui est Dieu considéré en lui-même dans sa vie intime : le mystère de la sainte Trinité ; ou dans l'union hypostatique : la personne du Verbe fait chair.
[i]Le surnaturel créé[/i] désigne les diverses participations du [i]surnaturel incréé[/i] : participation permanente d'une opération propre à Dieu comme dans la vision intuitive de l'amour béatifique ; participation en soi permanente de la nature de Dieu par la grâce sanctifiante ; participation transitoire de la vertu de Dieu par la grâce actuelle.
3. - [i]Le surnaturel quant au mode[/i] ([i]quoad modum[/i]) [i]en raison de la finalité ou de l'efficience .[/i]
[i]Le surnaturel en raison de la finalité[/i], tel qu'un acte naturel, propre à une vertu acquise, mais qui est surnaturellement ordonné par la charité à la fin surnaturelle.
[i]Le surnaturel en raison de l'efficience [/i]comme le miracle considéré sous ses formes diverses, [i]quoad substantiam[/i] : glorification du corps, [i]quoad modum[/i] : guérison subite d'un mal guérissable avec le temps, [i]quoad subjectum[/i] : résurrection non glorieuse. A ce genre de surnaturel appartiennent les prophéties, la connaissance des secrets des cœurs, le don des langues et autres grâces semblables.
4. -[i] Le surnaturel normal[/i] ainsi appelé parce qu'il indique le développement du surnaturel dans l'âme du juste tel qu'il doit se produire régulièrement. C'est donc le surnaturel de la grâce [i]gratum faciens[/i], de la grâce habituelle, des vertus infuses, des dons du Saint-Esprit, des grâces actuelles.
5. - [i]Le surnaturel extraordinaire[/i] désigne au contraire les phénomènes qui sortent du développement normal de la vie spirituelle. Il se rapporte aux grâces [i]gratis datae[/i] que Dieu accorde non pas nécessairement en vue de la sanctification du sujet, mais surtout pour l'utilité d'autrui et le bien général de l’Église. Quand il apparaît au cours de la vie spirituelle, il y intervient à titre exceptionnel non seulement de fait, mais en soi, car il n'a pas de place régulière et nécessaire dans le développement de la vie spirituelle.
6. - L'expression [i]surnaturel[/i] dans le langage de sainte Thérèse, désigne les grâces de la contemplation infuse. « Par ces mots : dévotion, attendrissement, don des larmes et méditation, on entend des choses que nous pouvons acquérir ici-bas avec l'aide de Dieu. Je donne le nom [i]surnaturel[/i] à ce que nous ne saurions atteindre par notre industrie et nos efforts personnels. ».[/size]
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