par Abbé Zins » ven. 16 déc. 2016 20:01
chartreux a écrit :Récemment, j'ai lu un mahométan déplorer que dans le monde occidental actuel,
"les mois d'une année ne sont pas déterminés de façon lunaire en harmonie avec la nature, mais par un découpage arbitraire inventé sans doute par quelque Pape(...)".
Ceci me conduit à poser la question : quelle est la part de l'Église dans la détermination du calendrier actuel ?
À part le dimanche évidemment chrétien, les noms des autres jours de la semaine proviennent de divinités paiennes. Les débuts et fin du cycle liturgique ne coincidant pas avec ceux du calendrier civil, je présume que celui-là nous vient plutôt des Romains ?
A cette objection :
"les mois d'une année ne sont pas déterminés de façon lunaire en harmonie avec la nature, mais par un découpage arbitraire inventé sans doute par quelque Pape (...)"
faisons déjà remarquer que les calendriers n’ayant pas voulu tenir compte de la correction par l’institution des années bissextiles du décalage des jours de l’année solaire, du fait qu’elle comporte un peu plus que 365 jours (selon le nombre réel des rotations de la Terre autour du soleil : 365,2425), se trouvent en un décalage toujours plus évident notamment pour la préparation et la célébration de la fête de Pâques.
Ensuite, il faut savoir que dans l’Antiquité, l’année, climatique ou saisonnière, commençait avec le printemps, donc au mois de mars. Et, de fait, au premier jour de la nouvelle lune de mars. D’où le fait que les noms des mois, nous venant des Romains, appellent septembre, octobre, novembre et décembre, à savoir 7e, 8e, 9e et 10e mois, nos actuels 9e, 10e, 11e et 12e mois.
Puis, de même que toutes les années historiques ont été centrées sur la Nativité du Verbe incarné, au jour du solstice d’hiver, 25 décembre, le premier jour de notre nouvelle année a été fixé, en 532 par le Pape Saint Libère, au jour octave de cette Nativité, à savoir le 1er janvier.
Il est également exact que les noms de jours (dies) de la semaine nous viennent aussi des Romains : luna-die, contracté en lundi, etc.., comme le montrent plus ouvertement les noms en langue anglaise : Monn-day, etc ....
Toutefois, dans le Bréviaire et les livres liturgiques, en dehors du
Jour du Seigneur,
Dies Domini, contracté en Dimanche, noté
Dominica, et du Sabbat noté
sabbato, les jours ou féries (
feria) comportent le numéro de leur ordre :
feria secunda,
tertia, etc ..
Le Dimanche étant à la fois le 1er, jour de la Création, et le 8e, jour de la Résurrection.
D’où aussi, en symbolique parallèle, les 8 âges de l’histoire, dont nous sommes au 6e ici-bas ; le 7e ou jour du repos, se déroulant parallèlement pour les âmes à présent séparées de leur corps et se trouvant soit en Enfer, soit en Purgatoire ou dans les Limbes, soit au Ciel ; le 8e devant être celui de la résurrection générale des corps, et l’entrée définitive dans la fin du temps et l’éternité.
[quote="chartreux"]Récemment, j'ai lu un mahométan déplorer que dans le monde occidental actuel,
"les mois d'une année ne sont pas déterminés de façon lunaire en harmonie avec la nature, mais par un découpage arbitraire inventé sans doute par quelque Pape(...)".
Ceci me conduit à poser la question : quelle est la part de l'Église dans la détermination du calendrier actuel ?
À part le dimanche évidemment chrétien, les noms des autres jours de la semaine proviennent de divinités paiennes. Les débuts et fin du cycle liturgique ne coincidant pas avec ceux du calendrier civil, je présume que celui-là nous vient plutôt des Romains ?[/quote]
A cette objection : [quote]"les mois d'une année ne sont pas déterminés de façon lunaire en harmonie avec la nature, mais par un découpage arbitraire inventé sans doute par quelque Pape (...)"[/quote] faisons déjà remarquer que les calendriers n’ayant pas voulu tenir compte de la correction par l’institution des années bissextiles du décalage des jours de l’année solaire, du fait qu’elle comporte un peu plus que 365 jours (selon le nombre réel des rotations de la Terre autour du soleil : 365,2425), se trouvent en un décalage toujours plus évident notamment pour la préparation et la célébration de la fête de Pâques.
Ensuite, il faut savoir que dans l’Antiquité, l’année, climatique ou saisonnière, commençait avec le printemps, donc au mois de mars. Et, de fait, au premier jour de la nouvelle lune de mars. D’où le fait que les noms des mois, nous venant des Romains, appellent septembre, octobre, novembre et décembre, à savoir 7e, 8e, 9e et 10e mois, nos actuels 9e, 10e, 11e et 12e mois.
Puis, de même que toutes les années historiques ont été centrées sur la Nativité du Verbe incarné, au jour du solstice d’hiver, 25 décembre, le premier jour de notre nouvelle année a été fixé, en 532 par le Pape Saint Libère, au jour octave de cette Nativité, à savoir le 1er janvier.
Il est également exact que les noms de jours (dies) de la semaine nous viennent aussi des Romains : luna-die, contracté en lundi, etc.., comme le montrent plus ouvertement les noms en langue anglaise : Monn-day, etc ....
Toutefois, dans le Bréviaire et les livres liturgiques, en dehors du [i]Jour du Seigneur[/i], [i]Dies Domini[/i], contracté en Dimanche, noté [i]Dominica[/i], et du Sabbat noté [i]sabbato[/i], les jours ou féries ([i]feria[/i]) comportent le numéro de leur ordre : [i]feria secunda[/i], [i]tertia[/i], etc ..
Le Dimanche étant à la fois le 1er, jour de la Création, et le 8e, jour de la Résurrection.
D’où aussi, en symbolique parallèle, les 8 âges de l’histoire, dont nous sommes au 6e ici-bas ; le 7e ou jour du repos, se déroulant parallèlement pour les âmes à présent séparées de leur corps et se trouvant soit en Enfer, soit en Purgatoire ou dans les Limbes, soit au Ciel ; le 8e devant être celui de la résurrection générale des corps, et l’entrée définitive dans la fin du temps et l’éternité.