Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

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Abbé Zins
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Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#1 Message par Abbé Zins » jeu. 17 sept. 2015 9:50


Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?



Theologiae ancilla est philosophia.

La philosophie est la servante de la théologie. Elle lui fournit une grande part de son vocabulaire, de ses concepts de base, de ses méthodes de raisonnement.

Or la philosophie a eu à surmonter la rude épreuve de sa remise en cause, de son attaque frontale ou de sa tentative de complet dévoiement par les sophistes.

Pourriez-vous mentionner ce que vous savez au sujet des sophistes ?

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gabrielle
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#2 Message par gabrielle » jeu. 17 sept. 2015 9:55

Si ma mémoire est bonne on trouvait des sophistes chez les grecs.

En fait ils étaient des faiseurs de discours....

Anne-Marie
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#3 Message par Anne-Marie » jeu. 17 sept. 2015 9:58

Un sophiste, c'est une personne qui énonce une idée avec une erreur dans son raisonnement.

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gabrielle
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#4 Message par gabrielle » jeu. 17 sept. 2015 9:58

Le sophiste est celui qui profite des ambiguïtés du langage pour produire des raisonnements d'apparence logique, mais qui contiennent des vices cachés.

Arthur
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#5 Message par Arthur » jeu. 17 sept. 2015 9:59

Je crois qu’un sophiste est celui qui fait de fausses associations d'énoncés et tire une conclusion erronée.

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Abbé Zins
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#6 Message par Abbé Zins » jeu. 17 sept. 2015 10:02

gabrielle a écrit :Si ma mémoire est bonne on trouvait des sophistes chez les grecs.

En fait ils étaient des faiseurs de discours....
Effectivement, les premiers sophistes ont été de professionnels rhéteurs grecs, compositeurs sur demande de discours, ou enseignant l’art du raisonnement.
Anne-Marie a écrit :Un sophiste, c'est une personne qui énonce une idée avec une erreur dans son raisonnement.
C’est là un des éléments du sophisme. Généralement s’y joint la volonté de défendre ainsi une mauvaise cause en étant prêt à le faire par d’habiles glissements de sens dans l’apparente logique d’un raisonnement extérieurement bien construit.
gabrielle a écrit :Le sophiste est celui qui profite des ambiguïtés du langage pour produire des raisonnements d'apparence logique, mais qui contiennent des vices cachés.
Ici, on approche d’une explication adéquate. Au besoin, le sophiste invente ces ambiguïtés, les cisèle en donnant à un mot une nouvelle variance de sens, ou en y appliquant hors contexte un autre sens possible en une autre optique.
Arthur a écrit :Je crois qu’un sophiste est celui qui fait de fausses associations d'énoncés et tire une conclusion erronée.
Disons plutôt qu’il établit une fausse équivalence par glissement de sens d’un même mot ou concept pour en déduire une conclusion erronée sous apparence d’un raisonnement juste.

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Louis Mc Duff
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#7 Message par Louis Mc Duff » jeu. 17 sept. 2015 10:03

Pourrait-on dire que le sophiste est de mauvaise volonté ?

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Abbé Zins
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#8 Message par Abbé Zins » jeu. 17 sept. 2015 10:07

Louis Mc Duff a écrit :Pourrait-on dire que le sophiste est de mauvaise volonté ?
Les termes de sophiste et sophisme impliquent en effet une tromperie habillement calculée, une forme adroite de tromper sous apparence de vrai, et donc une forme de mensonge raisonné.

Avant d’aller plus avant dans la notion même de sophisme et dans la manière dont les sophistes l’ont pratiqué de façon systématique en professionnel de la rhétorique,

il convient de revenir et de s’attarder un peu sur leur origine historique, sur le danger qu’ils ont fait courir à l’esprit humain qu’ils tendaient à dévoyer de manière difficilement curable,

et comment et par qui principalement ils ont été dominés et vaincus.

A vous de l’expliquer, si cela vous est déjà connu.

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gabrielle
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#9 Message par gabrielle » jeu. 17 sept. 2015 10:09

Platon ? pensait que les sophistes étaient des adversaires et qu'il fallait combattre leur doctrine.

Une des dépravations des sophistes (que l'on retrouve aisément dans la secte) veut que l'homme soit la mesure de toutes choses... cela fait que la vérité n'est pas quelque chose d'indépendant de l'homme, mais qu'elle dépend de notre manière de voir ou de l'aborder.

En allant plus loin, on arrivera à la thèse que rien n'est vrai, et que tout est relatif.

N'est-ce pas un peu ce que l'on insinue lorsque certains en arrivent à dire que les textes des Saints Pères et Docteurs et le Saint Magistère "peut dire tout et son contraire".

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Abbé Zins
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Re: Sophistes et sophismes : où se situe l’erreur ?

#10 Message par Abbé Zins » jeu. 17 sept. 2015 10:12

Il y a là interférence entre divers sujets distincts.

Platon a été comme le père de l’idéalisme, partant de sa propre pensée et conception pour essayer de mieux rendre compte du réel et de ses diverses apparences souvent trompeuses.

De ce courant, qui a influencé fortement Saint Augustin surtout en ses débuts, est sorti ensuite le dévoyé subjectivisme, dont Descartes a été un des premiers et malencontreux grands chantres.

Par ailleurs, il est exact qu’une des plus graves conséquences de l’école des sophistes, enseignant l’art de tromper habilement par un langage et des raisonnements trompeurs, a été le scepticisme.

Il est également exact que les remarques, notamment d’XA et de Florilège sur le FC, prétendant que l’on pourrait faire dire à un texte même magistériel tout et son contraire, se rattachent à ce scepticisme dont une figure marquante a été Pilate.

Devant le divin Maître lui affirmant qu’Il était venu rendre témoignage à la Vérité, le sceptique Pilate, figure en cela de nos libéraux et apostats modernistes, a significativement répondu : Qu’est-ce que la Vérité ? En s’en détournant aussitôt, afin de ne point en entendre même l’énoncé.

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