Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

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chartreux
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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#11 Message par chartreux » sam. 18 janv. 2020 9:31

SWS, Livre II, I, C1, A, §55 traduit par le chartreux a écrit :
2. Les preuves directes montrent Dieu comme la seule Cause suffisante de tel ou tel effet que nous percevons. Elles procèdent directement, et sont un développement tout naturel de ce raisonnement humain qui nous convainc de son existence avant toute démonstration scientifique. On classifie ces preuves suivant la nature de l'effet considéré qui sert de moyen. En même temps, elles sont toutes intimement liées entre elles, les différentes parties se complétant et se perfectionnant l'une l'autre. En voici une liste possible :

A. Preuves tirées de choses existantes dont Dieu est la cause :

(a) Preuves tirées d'attributs communs à toutes les choses, et indiquant Dieu comme Être absolu (preuves métaphysiques) :
(a1) L'existence dépendante et conditionnée des choses, qui exige une Cause indépendante et absolue (causa efficiens) ;
(a2) L'imperfection, la mutabilité et la limitation naturelle des choses, qui exigent une Cause immuable et absolument parfaite (causa exemplaris) ;
(a3) Le mouvement, le développement dont les choses sont naturellement capables, qui présuppose un premier moteur immuable et une Cause Finale (causa finalis) ;

(b) Preuves tirées d'attributs spécifiques à certaines classes de choses, et indiquant Dieu comme Nature Spirituelle Absolue (preuves cosmologiques) :
(b1) La nature et les énergies de la matière, leur ordonnancement et leur arrangement, que l'on ne peut expliquer que par un Auteur et Gestionnaire intelligent de l'univers matériel
(b2) La nature et les énergies du mental, que l'on ne peut expliquer que par un Créateur et un Mental Absolu
(b3) La nature double de l'homme, chez qui le corps et l'âme sont si étroitement unis qu'il faut poser un principe créateur plus élevé, auteur à la fois du corps et de l'âme.

B. Preuves tirées de choses possibles ou idéales dont Dieu est le principe :

La possibilité, la nécessité et l'immutabilité inhérente à certaines conceptions de la possibilité universelle, son caractère illimité - tout cela oblige à poser un Être réel, nécessaire et infini, fondement et source de tout être et de toute vérité. Cf. Summa Ia, q. 2, art. 3.
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#12 Message par chartreux » lun. 20 janv. 2020 12:20

SWS, Livre II, I, C1, A, §55 traduit par le chartreux a écrit :
IV. C'est un article de foi que l'existence de Dieu peut être connue par des moyens naturels. Or ces moyens naturels sont des preuves convaincantes. Cela ne veut pas dire que chaque preuve se suffit à elle-même, mais que l'ensemble produit le niveau de certitude désiré. Cependant ce type de démonstration est différent d'une démonstration mathématique. En mathématiques, et surtout en géométrie, la raison est appuyée par l'imagination ; elle ne se heurte pas à des obstacles moraux. Les preuves de l'existence de Dieu s'adressent à notre raison seule, l'invitant à dépasser nos images fantaisistes et d'accepter une vérité qui est souvent très-contraire à nos désirs naturels. D'un autre côté, on ne va pas assez loin quand on dit que ces preuves n'ont qu'une évidence morale, car la certitude qu'elles donnent n'est pas seulement morale, elle est absolue ; et loin de trouver dans l'individu des dispositions favorables, elles s'imposent plus ou moins, malgré les résistances : c'est qu'elles ont une évidence métaphysique.
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#13 Message par chartreux » mar. 21 janv. 2020 9:19

SWS, Livre II, I, C1, A, §56 traduit par le chartreux a écrit :

Section 56. Nature et étendue de l'idée que nous avons de Dieu et de ses attributs.

I. Comme notre connaissance de Dieu est médiate et indirecte, notre connaissance de l'Essence Divine ne peut pas être intuitive c'est-à-dire procédant d'une intuition directe, ni même une image réfléchie aussi pure et simple que l'original. Cela ne serait possible que si les créatures étaient des images parfaites du Créateur et si de plus, nous connaissions parfaitement leurs essences. L'Écriture nous enseigne que la vision de Dieu tel qu'Il est la récompense des fils de Dieu au Ciel (I Jean 3:2) ; et décrit notre connaissance actuelle comme à travers un miroir, en énigme (δἰ ἐσόπτρον έν αἰνίγματι, 1 Cor. 13:12).

II. Nous ne pouvons donc nous faire de Dieu aucune représentation qui nous le montre positivement et simplement dans sa manière d'être spéciale. Mais il ne s'ensuit point que nous ne puissions avoir de lui qu'une idée négative, ou purement relative et extérieure, en sorte que nous saurions seulement ce qu'Il n'est pas, ou comment Il se comporte à l'égard d'autres êtres. Sans doute, nous devons commencer par éliminer de la notion que nous nous formons de la substance divine les imperfections des créatures, et lui attribuer le pouvoir de créer toutes les perfections qui les distinguent, de produire par Lui-même des choses analogues ou semblables à celles que les créatures peuvent produire par leurs perfections. Mais notre connaissance ne doit pas s'en tenir là. Les perfections des créatures constituant un véritable, quoique imparfait miroir, des perfections divines dont elles sont l'image, elles doivent nous donner de Dieu des notions qui, toutes défectueuses et indirectes qu'elles soient, n'en sont pas moins positives et représentent réellement les perfections positives et immanentes qui caractérisent la substance de Dieu, sa nature et sa manière d'être.
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#14 Message par chartreux » mer. 22 janv. 2020 11:58

SWS, Livre II, I, C1, A, §56 traduit par le chartreux a écrit :
III. Les perfections que l'on trouve dans la nature que des pales copies des perfections du Créateur. C'est pourquoi nos conceptions naturelles, avant qu'elles puissent être appliquées à la Substance divine, doivent être purifiées de toutes leurs imperfections, étendues et élevées pour être rendues dignes de Dieu (θεοπρεπεῖς). C'est ce qu'on appelle aussi le "sens éminent" des qualificatifs, et cela est exprimé dans l'Écriture-Sainte de trois façons différentes : (1) en ce qui regarde la simplicité et l'essence des perfections divines, on ne dit pas seulement : Dieu est bon, sage, aimant ; on dit : il est la bonté, la sagesse et l'amour même (αὐταγαθότης, αὐτοσοφία) (2) en ce qui concerne sa plénitude infinie, on complète l'adjectif par l'adverbe tout : Dieu est tout sage, tout bon, tout puissant ; (3) quant à sa grandeur intensive, on l'exprime par l'adverbe au-dessus, sur : Il est au-dessus de toute sagesse, de toute bonté, etc.

IV. La valeur analogique des significations éminentes n'est pas la même suivant les cas. Certaines des perfections des créatures peuvent être purifiées en esprit de toutes leurs limitations, ainsi les attributs transcendantaux d'unité, de vérité et de bonté qui font des créatures spirituelles les images de Dieu. Quand on applique ces notions à Dieu, elles deviennent analogiques sans doute, mais n'en restent pas moins positives et propres, et non pas métaphoriques, impropres ou encore symboliques. Mais certaines perfections naturelles sont indissociables de telle ou telle limitation ; elles ne peuvent donc être appliquées à Dieu qu'en un sens symbolique et métaphorique, ainsi dit-on que Dieu est un lion, un roc, un feu, que Dieu est en colère, etc. De telles métaphores sont pourtant plus profondes que des métaphores ordinaires, car elles expriment que la Cause Première est reflétée dans toutes les perfections des créatures. Les perfections de la première catégorie sont dites des perfections pures ou non adultérées (perfectiones simplices) ; les autres sont appelées perfections "mixtes" - ce sont des perfections combinées à de l'imperfection. Les Pères désignent ces deux classes et les connaissances de Dieu correspondantes par les termes κατηγορήματα τέλεια ou ἀποδεικτικά, θεολογία ἀποδεικτική pour la première classe et κατηγορήματα ἀπόρρητα, ou μυστικά, θεολογία συμβολική pour la seconde. Les deux classes se complètent l'une l'autre ; les attributs simples nous font comprendre ce qui est obscur et indéterminé dans les attributs mixtes, tandis que ceux-là concrétisent les premiers.
(à suivre)

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#15 Message par chartreux » jeu. 23 janv. 2020 12:55

SWS, Livre II, I, C1, A, §56 traduit par le chartreux a écrit :
V. Étant donnée la valeur purement analogique des idées positives que fournissent les créatures, et les trois aspects sous lesquels elle se présente, les théologiens distinguent trois sortes de moyens ou de procédés par lesquels on s'élève des perfections des créatures (perfections pures ou mixtes) à une idée précise et exacte des perfections divines qui y correspondent. C'est : 1° le procédé positif, via causalitatis, causae exemplaris, d'après lequel on considère telle perfection de la créature comme un reflet de telle perfection divine ; 2° le procédé négatif, via negationis ou remotionis par lequel on constate que telles perfections ne peuvent exister en Dieu dans l'état concret et imparfait ou elles se trouvent dans les créatures ; 3° le procédé analogue ou proportionnel, mêlé ou plutôt composé du procédé positif et du procédé négatif, via eminentiae, χαθ᾽ ὑπεροχήν, par lequel on se représente que la perfection divine réalise avec une supériorité qui n'appartient qu'à elle tout ce qu'il y a de réel dans les perfections des créatures, sans aucun mélange d'imperfection. Nous pouvons dire : Dieu est un esprit, Dieu vit, Dieu est rationnel ; par là nous voulons dire que ces perfections sont réellement en Dieu. Nous pouvons aussi dire : Dieu n'est pas un esprit, ne vit pas, n'est pas rationnel ; par là nous voulons dire que ces perfections ne sont pas en Dieu comme elles sont dans les créatures. Pour résoudre cette contradiction apparente, nous pouvons dire que ces perfections doivent être attribuées de façon éminente : Dieu est tout esprit, toute vie, tout raison, etc. Cette doctrine est souvent exprimée par les Pères de la façon suivante : Dieu est à la fois tout nom, sans nom et au-dessus de tout nom : πανώνυμος, ἀνώνυμος, ύπερώνυμος.

Pour faire comprendre par un exemple sensible ces trois moyens de connaissance, ou modes d'attribution, on les a comparés au procédé par lequel les trois arts principaux réalisent leurs créations : le peintre produit son œuvre en transportant les couleurs sur la toile ; le statuaire, en supprimant la matière superflue qui recouvre la forme qu'il a en vue ; le poète, enfin, en employant des comparaisons et des hyperboles.

Une conséquence naturelle du caractère indirect et purement analogique de nos idées de Dieu et de ses perfections, c'est que nous ne pouvons point, à l'aide d'une seule représentation, épuiser tout ce que contient la nature divine, ni même tout ce qui nous est connaissable par voie naturelle. Nous entrerons dans de plus amples détails quand nous traiterons des attributs et de la simplicité de Dieu.
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#16 Message par chartreux » ven. 24 janv. 2020 9:51

SWS, Livre II, I, C1, A, §56 traduit par le chartreux a écrit :
VI. Les noms que nous donnons à un objet n'étant que l'expression des idées que nous nous en formons, la nature et l'importance des noms que nous attribuons à Dieu se règlent sur la nature et l'importance des idées que nous avons de Lui. C'est pourquoi on ne donne à Dieu, à parler rigoureusement, que des noms négatifs, des noms qui excluent formellement de Lui les imperfections des créatures. Et comme ces noms distinguent Dieu de tous les autres êtres et font de Lui un être sui generis, ce sont des noms propres sous un double rapport. Quant aux noms positifs qui sont transférés des créatures à Dieu, ils sont plus ou moins impropres, parce qu'ils ne Lui sont pas attribués dans un sens tout à fait original ni absolument appliqués dans le même sens qu'aux créatures. Cependant, comme ils ne Lui sont pas donnés non plus dans un sens radicalement différent, ce ne sont pas des noms absolument impropres, mais des noms analogues. Les plus parfaits sont ceux qui désignent de pures perfections et surtout des perfections intellectuelles, parce que, tout en étant donnés d'une manière éminente, ils le sont toujours dans le sens formel et comme expression formelle d'une perfection qui existe formellement en Lui. On peut même dire qu'ils s'appliquent à Dieu dans un sens plus propre et plus réel qu'aux créatures, car la perfection qu'ils expriment existe en Dieu avec plus de netteté et de plénitude, elle y est plus dans son fond et dans sa vérité que dans les êtres créés. De là vient que ces noms là sont quelquefois exclusivement réservés à Dieu : "Dieu seul est bon". Quant aux noms des perfections mixtes, notamment les noms spécifiques des créatures matérielles, ils expriment une perfection divine qui ne se révèle que d'une manière virtuelle ou équivalente dans les créatures, et ils ne conviennent à Dieu qu'à titre de métaphore et de symbole.
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#17 Message par chartreux » sam. 25 janv. 2020 7:11

SWS, Livre II, I, C1, A, §56 traduit par le chartreux a écrit :
VII. Il suit de là que nous pouvons nous représenter la nature divine et la dénommer d'une manière relative et imparfaite, mais réelle, et que nous ne pouvons pas nous la représenter et la dénommer d'une manière absolue et telle qu'elle est en elle-même. La doctrine de cette section est magnifiquement résumée dans l'"Hymne à Dieu" de S. Grégoire de Nazianze :
C'est en toi que tout subsiste,
vers toi que tout converge.
Tu es la fin de tout; tu es seul, tu es tout,
ou plutôt tu n'es rien de tout cela, ni le tout, ni
l'unité dans le tout.
Quel nom te donnerai-je toi qui n'as pas de nom ?
Σοὶ ἑνι πάντα μένει, σοὶ δ´ἀθόα παντα θοάζει,
Σὺ πάντων τέλος ἐσσι, καὶ εΐς καὶ πάντα καὶ οὐδέν.
Οὺχ᾽ ἒν ἐών, ού πάντα. Πανώνυμε, πῶς σε καλέσσα
Τὸν μόνον ἀκηίστον
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#18 Message par chartreux » lun. 27 janv. 2020 7:56

SWS, Livre II, I, C1, A, §57 traduit par le chartreux a écrit :


Section 57. Contenu et limites de la connaissance naturelle de Dieu.

I. La connaissance naturelle de Dieu peut, en vertu de son principe et de son moyen, s'étendre à toutes les propriétés de Dieu sans lesquelles il ne pourrait être conçu comme cause première et suprême de toutes les choses perceptibles. L'Apôtre expose cette doctrine quand il parle des "choses invisibles de Dieu" qui ne sont connaissable que dans la mesure ou elles sont visibles dans la nature. Il insiste particulièrement sur l'idée de nature divine (θειότης).

II. La trinité des Personnes divines (c'est-à-dire la manière dont la Nature Divine subsiste en Elle-même et Se communique a plusieurs Personnes) est entièrement au-delà du domaine de la connaissance humaine ; notre raison ne peut la découvrir, ni même la démontrer naturellement après qu'elle nous ait été révélée. Cela est enseigné par la Sainte-Écriture en divers passages traitant de l'inscrutabilité des mystères que Dieu nous a révélés. Ces passages mentionnent non seulement Ses voies impénétrables, mais aussi les profondeurs impénétrables de Son Être : "c'est à nous que Dieu l'a révélé par son Esprit ; car l'Esprit sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu. 11 Car qui des hommes sait ce qui est dans l'homme, sinon l'esprit de l'homme, qui est en lui ? Ainsi, ce qui est en Dieu, personne ne le connaît, si ce n'est l'Esprit de Dieu. " (1 Cor. 2:10-11). "Toutes choses M’ont été données par Mon Père. Et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu Le révéler. "(Matth. 11:27, cf. Joan. 1:18). On peut en dire autant de la conception dogmatique de la Trinité comparée à notre connaissance simplement naturelle de Dieu. Les Personnes divines opèrent extérieurement comme un seul principe (unum universorum principium, comme le dit le quatrième concile du Latran). Or, à partir des effets nous ne pouvons connaître de la cause que ce qui contribue activement à la production des effets ; ainsi des œuvres de Dieu nous ne pouvons rien déduire concernant la trinité des Personnes.
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#19 Message par chartreux » mar. 28 janv. 2020 5:14

SWS, Livre II, I, C1, A, §57 traduit par le chartreux a écrit :
L'indémontrabilité de la Sainte Trinité contribue beaucoup à l'incompréhensibilité du mystère. Ce que la raison ne peut atteindre est difficile à représenter mentalement. Réciproquement, l'incompréhensibilité de la Trinité (c'est-à-dire l'impossibilité d'en former une conception qui soit en harmonie avec les choses naturelles) est une raison de plus de son indémontrabilité. L'indémontrabilité comme l'incompréhensibilité viennent du fait que la Trinité, c'est Dieu comme Il est et vit en Lui-Même, au-dessus de toutes ses manifestations dans la nature. C'est pour cela qu'aucun raisonnement ne peut nous le faire connaître tel qu'Il est. La Foi nous donne une connaissance obscure de Lui : la vision béatifique nous Le fera voir réellement. Cf. S. Thom. Ia, q. 32, art. 1.
(à suivre)

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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre II : Dieu

#20 Message par chartreux » mer. 29 janv. 2020 11:18

SWS, Livre II, I, C1, B traduit par le chartreux a écrit :
B. Connaissance surnaturelle de Dieu.

La connaissance surnaturelle que nous avons de Dieu diffère essentiellement de la naturelle, bien que la nature des conceptions soit la même dans les deux cas. La foi fixe l'esprit sur son objet, et le rend capable de purifier ses conceptions des éléments déformants qu'une imagination déréglée pourrait introduire. La lumière de la Foi illumine les manifestations de Dieu dans la nature, et adapte mieux nos conceptions à la dignité de Dieu. La vie morale et spirituelle, qui est un des fruits de la Foi, élève l'esprit au-dessus de la nature simplement animale, perfectionne l'image et la ressemblance de Dieu, et produit donc un miroir plus fidèle des perfections divines. La Sainte-Écriture nous informe d'opérations divines dans la nature qui nous auraient échappé sans elle, et révèle aussi des opérations surnaturelles de Dieu qui illuminent encore plus les perfections divines. Et enfin, l'Incarnation constitue pour nous la manifestation la plus parfaite de la divinité, et la plus adaptée à nos capacités.
(à suivre)

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