Les évêques récalcitrants
Les évêques récalcitrants
Pax et Bonum
Un correspondant de la Guyane me demande si des évêques avaient refusé de signer des décrets hérétiques de V2. Leur nombre et nom.
Merci pour la réponse.
Un correspondant de la Guyane me demande si des évêques avaient refusé de signer des décrets hérétiques de V2. Leur nombre et nom.
Merci pour la réponse.
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Si vis pacem
- Messages : 626
- Inscription : mer. 11 oct. 2006 2:00
Re: Les évêques récalcitrants
Il me semble difficile de répondre à ce type de question, jugez vous-même :gabrielle a écrit :Pax et Bonum
Un correspondant de la Guyane me demande si des évêques avaient refusé de signer des décrets hérétiques de V2. Leur nombre et nom.
Merci pour la réponse.
http://cetadnet.cef.fr/accueil/home/art ... ?article=2 a écrit:
[...]
Un concile ne fonctionne pas comme une assemblée parlementaire.
Contrairement aux apparences, l’assemblée conciliaire ne fonctionne pas comme une assemblée parlementaire. Sans doute, comme dans tout groupe humain important, y a-t-il des tendances, des lobbys, des groupes de pression etc, et la psychologie des groupes s’applique dans un concile comme dans toute assemblée. C’est ainsi, par exemple, que les applaudissements, théoriquement proscrits par le règlement, jouent leur rôle quand ils éclatent spontanément : ils font connaître le « sentiment » d’approbation d’une assemblée qui n’a pas en fait d’autres moyens de l’exprimer sur le champ. De même, à l’opposé, les « murmures » de l’assemblée.
Mais entre une assemblée parlementaire et un concile, il y a une différence fondamentale. En effet dans une assemblée parlementaire c’est la loi du plus fort qui prévaut, étant admis que le plus fort est le plus nombreux : nous sommes là dans un système de pouvoir où une majorité l’emporte sur une minorité, il y a un vainqueur et un vaincu dans un système politique de régulation de la violence. S’il y a bien dans un concile, comme dans tout groupe humain, des jeux de pouvoirs, néanmoins un concile ne fonctionne pas fondamentalement sur le registre du pouvoir, mais bien sur celui de l’expression d’une vérité. Il s’agit, en effet, de mettre au point un texte dont la formulation recueille finalement le « consentement unanime des Pères ». A cet effet, le texte est progressivement « bricolé », suivant une procédure originale (très différente des procédures parlementaires) et complexe jusqu’à obtenir ce consensus des Pères. Tout au long de la mise au point les Pères doivent s’exprimer en conscience. Lorsqu’une version du texte a été approuvée (parfois laborieusement) dans ses grandes lignes, les Pères ont encore la possibilité de faire jusqu’au bout des demandes de modifications de détail ou de manifester leur refus par un vote négatif. La ou les commissions compétentes amendent progressiveemnt le texte jusqu’à aboutir à une version qui recueille le consensus de pratiquement tous les Pères. Au vote final, il ne reste que quelques Pères (en général moins d’une dizaine par rapport à plus de 2000 votants) dont le vote reste en conscience négatif. On considère alors que le consensus est acquis et le Pape promulgue le texte, puis tous les Pères approuvent le texte par leur signature, même les quelques Pères qui en conscience ont voté négativement, et qui alors apposent leur signature en signe de communion avec toute l’Eglise.
A la différence d’une loi parlementaire, un texte conciliaire ne résulte donc pas d’une majorité qui l’emporte, parfois de quelques voix seulement, sur une minorité. Au concile il n’y a en final ni vainqueur ni vaincu, ni majorité ni minorité, car, répétons-le, l’on n’est pas dans un système de pouvoir, mais d’expression de la vérité à un moment de l’histoire. Or cette vérité ne peut dépendre de quelques voix pour ou contre. D’où le poids singulier des textes conciliaires qui, s’ils ne sont pas « inspirés » (seule la Bible est inspirée), sont « assistés » par l’Esprit Saint.
Re: Les évêques récalcitrants
Le texte cité par Si vis pacem est certes intéressant et digne de servir de base de réflexions et de recherches à ce sujet.
Parmi les Evêques non signataires des documents définitifs se trouve, au témoignage de M. l'Abbé Morandi, Prêtre octogénaire résidant à Versailles, l'Evêque qui l'a ordonné.
A savoir, Mgr Charrières, l'Evêque de Genève, Fribourg et Lausanne, futur approbateur canonique de la fondation et des statuts de la FSSPX .
Cet Evêque a en effet quitté Rome avant la fin de ce conciliabule et s'est trouvé volontairement absent au moment de sa conclusion, le 7/12/1965.
Parmi les Evêques non signataires des documents définitifs se trouve, au témoignage de M. l'Abbé Morandi, Prêtre octogénaire résidant à Versailles, l'Evêque qui l'a ordonné.
A savoir, Mgr Charrières, l'Evêque de Genève, Fribourg et Lausanne, futur approbateur canonique de la fondation et des statuts de la FSSPX .
Cet Evêque a en effet quitté Rome avant la fin de ce conciliabule et s'est trouvé volontairement absent au moment de sa conclusion, le 7/12/1965.
Re: Les évêques récalcitrants
....vous voulez dire qu'il n'a pas signé les documents définitifs de "Vatican" II.... et a, par la suite, approuvé canoniquement la FSSPX !!!!!!Abbé Zins a écrit :Le texte cité par Si vis pacem est certes intéressant et digne de servir de base de réflexions et de recherches à ce sujet.
Parmi les Evêques non signataires des documents définitifs se trouve, au témoignage de M. l'Abbé Morandi, Prêtre octogénaire résidant à Versailles, l'Evêque qui l'a ordonné.
A savoir, Mgr Charrières, l'Evêque de Genève, Fribourg et Lausanne, futur approbateur canonique de la fondation et des statuts de la FSSPX .
Cet Evêque a en effet quitté Rome avant la fin de ce conciliabule et s'est trouvé volontairement absent au moment de sa conclusion, le 7/12/1965.
Re: Les évêques récalcitrants
Oui, cher Francis ! C'était là une période de grands troubles !
Il est difficile de comprendre de telles contradictions apparentes que le recul actuel porte à faire tenir a priori pour incompréhensibles.
Voyez, de même, en ce qui suit !
Le cas de Mgr Marcel Lefebvre intéressera en effet davantage l'ensemble des milieux dits "traditionalistes".
Il y a en ce point, comme malheureusement en tant d'autres le concernant, des affirmations et des faits contradictoires, de la part de Mgr L. et de la FSSPX .
Surtout depuis le milieu des années 1970, Mgr Marcel Lefebvre a été quasiment le seul Evêque connu à s'être élevé publiquement et ouvertement contre le conciliabule V 2.
En ces années-là, il ne cessait de proclamer publiquement qu'il avait refusé de signer plusieurs décrets "conciliaires", dont Dignitatis Humanae sur la "licence religieuse" et Nostra Aetate sur l' "aggiornamento" ecclésiastique, sans qu'aucun démenti ni officiel ni privé, ne vienne contredire cette affirmation répétée.
Ceci, jusqu'à la fin des années 1980. Ce qu'il a répété par écrit en 1987 dans son livre : Ils L'ont découronné, p. 68.
Au début des années 1990, à l'occasion du "ralliement"-trahison de l'Abbé Olivier de Blignières, ce dernier a commencé à déclarer publiquement qu'il avait vu à Rome la signature de Mgr L. apposée à l'ensemble des "Actes de V 2".
Ce à quoi Mgr L. a répondu publiquement que c'était là une grave calomnie, que cette signature finale n'était pas celle des votes faits à scrutin secret, mais simplement une signification de présence effective à cette ultime session.
Ajoutant même qu'il serait ridicule de prendre les Pères Conciliaires pour des "girouettes" (sic : cf. Fideliter n° 79, p. 7) qui, après avoir signé non 1/2 heure avant au scrutin secret, aurait signé "oui" ensuite sur ce qu'il nommait de simples feuilles de présence.
Toutefois, en son livre sur la vie de Mgr L., B. Tissier de Mallerais a écrit et publié en 2002 (p. 332-334) au contraire que Mgr L. avait bien signé en cela l'acceptation globale des "Actes", selon les diverses précisions fournies dans le texte cité plus haut par Si vis pacem.
Il est difficile de comprendre de telles contradictions apparentes que le recul actuel porte à faire tenir a priori pour incompréhensibles.
Voyez, de même, en ce qui suit !
Le cas de Mgr Marcel Lefebvre intéressera en effet davantage l'ensemble des milieux dits "traditionalistes".
Il y a en ce point, comme malheureusement en tant d'autres le concernant, des affirmations et des faits contradictoires, de la part de Mgr L. et de la FSSPX .
Surtout depuis le milieu des années 1970, Mgr Marcel Lefebvre a été quasiment le seul Evêque connu à s'être élevé publiquement et ouvertement contre le conciliabule V 2.
En ces années-là, il ne cessait de proclamer publiquement qu'il avait refusé de signer plusieurs décrets "conciliaires", dont Dignitatis Humanae sur la "licence religieuse" et Nostra Aetate sur l' "aggiornamento" ecclésiastique, sans qu'aucun démenti ni officiel ni privé, ne vienne contredire cette affirmation répétée.
Ceci, jusqu'à la fin des années 1980. Ce qu'il a répété par écrit en 1987 dans son livre : Ils L'ont découronné, p. 68.
Au début des années 1990, à l'occasion du "ralliement"-trahison de l'Abbé Olivier de Blignières, ce dernier a commencé à déclarer publiquement qu'il avait vu à Rome la signature de Mgr L. apposée à l'ensemble des "Actes de V 2".
Ce à quoi Mgr L. a répondu publiquement que c'était là une grave calomnie, que cette signature finale n'était pas celle des votes faits à scrutin secret, mais simplement une signification de présence effective à cette ultime session.
Ajoutant même qu'il serait ridicule de prendre les Pères Conciliaires pour des "girouettes" (sic : cf. Fideliter n° 79, p. 7) qui, après avoir signé non 1/2 heure avant au scrutin secret, aurait signé "oui" ensuite sur ce qu'il nommait de simples feuilles de présence.
Toutefois, en son livre sur la vie de Mgr L., B. Tissier de Mallerais a écrit et publié en 2002 (p. 332-334) au contraire que Mgr L. avait bien signé en cela l'acceptation globale des "Actes", selon les diverses précisions fournies dans le texte cité plus haut par Si vis pacem.
Re: Les évêques récalcitrants
C'est également ce que je crains !Abbé Zins a écrit : Toutefois, en son livre sur la vie de Mgr L., B. Tissier de Mallerais a écrit et publié en 2002 (p. 332-334) au contraire que Mgr L. avait bien signé en cela l'acceptation globale des "Actes", selon les diverses précisions fournies dans le texte cité plus haut par Si vis pacem.
D'ailleurs, je lisait cette semaine "Le sacerdoce, les déserteurs" du Chanoine Georges Panneton aux éditions Le Bien Public (Trois-Rivières, Canada 1973) à la page 112 :
je lisait également le témoignage de Christopher Shannon cité dans le livre "The enemy is here !" d'Hutton Gibson p. 105 :"En 1970 ont été fondées une Fraternité (érigée canoniquement) et une Maison de Formation spirituelle, dans le Valais Suisse, avec l'accord de l'évêque du lieu, Son Exc. Mgr Adam... ... le Cardinal John Wright, Préfet de la S. Congrégation du Clergé, approuve chaleureusement l'oeuvre naissante."
... Voilà pour celui qu'on nous présente comme étant le "pit bull", l'homme fort qui a "sauvé le sacerdoce". Les schismatiques orthodoxes, ayant le pouvoir d'ordre valide (mais non la succession apostolique !) en ont fait autant, j'ai bien peur !"Lefebvre made frequent trips to Rome while I was with him (I sat next to him at the dinner table). All of these were cordial, not combative, or argumentative, as most would believe. He was simply arranging strategies under the leadership of his Roman bosses. How do I know this, too ? He told me."
Re: Les évêques récalcitrants
Pax et Bonum
Merci, pour les renseignements, cela devrait aider mon correspondant.
Merci, pour les renseignements, cela devrait aider mon correspondant.
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Fulgurator
- Messages : 81
- Inscription : ven. 06 oct. 2006 2:00
Re: Les évêques récalcitrants
Voilà les signatures tels qu'elles se trouvent dans les « Acta Synodalia Sacrosanti Concilii Oecumenici Vaticani II »:
Constitution dogmatique: Lumen Gentium et Décret Orientalium Ecclesiarum
Pas de signatures dans les actes.
Christus Dominus
Perfectae Caritatis
Optatum Totius
Gravissimum Educationis
Nostra Aetate
Chacun des 5 documents renvoient à une liste commune de signatures. Que peut-on en déduire? Que les Evêques ont signés 5 fois les 5 documents et que l'éditeur a mis une seule fois la longue liste?
Ou bien que les Evêques ont eu à signer une seule fois les 5 documents, et dans ce cas ont ils bien compris qu'ils signaient les 5 documents à la fois? Si par exemple les documents s'étalaient intégralement les uns après les autres, sur plusieurs pages, et que donc ils ont eu conscience de ne signer que le dernier qui précède leur signature?
Je penche un peu pour la dernière solution. En effet Mgr Lefebvre avait prétendu ne pas avoir tout signé. Or il est peu probable qu'il ait menti, sachant que le Vatican en cas d'erreur avait toute les chances de le démentir avec la preuve de sa signature. Notons aussi que ce dernier document que les Evêques ont eu conscience de signer n'est pas forcément Nostra Aetate cela peut-être l'un des 5.
Dei Verbum
Apostolicam Actuositatem
Il y a une seule liste de signatures pour les deux documents.
Dignitatis Humanae
Ad Gentes Divinitus
Presbyterorum Ordinis
Gaudium et Spes
Les 4 documents renvoient à une seule liste de signatures.
Inter Mirifica est suivi d'une liste de signatures.
Sacrosanctum Concilium (constitution de sacra liturgia) est suivie d'une liste de signatures.
Unitatis Redintegratio est suivi d'une liste de signatures.
La signature de Mgr Lefebvre se trouve dans toutes les listes.
Nota: Ces notes n'ont pas été recueillies par Fulgurator, le Mr désirerait -dit-on- ne pas avoir son nom sur internet. Mais j'ai moi même eu l'occasion de consulter les signatures dans les actes, et je peux dire que ce n'est pas simple du tout! Peut-être ce meli-melo est-il fait intentionnellement pour faire tomber les résistances. De plus les signatures sont précédées je me souviens d'une formule qui commence par:
+ Ego... et puis suit une phrase en latin. Mais je ne m'en souviens plus, il faut que je revienne voir dans les actes, et je dispose de peu de temps...
En revanche il me semble que la signature était obligatoire, c'est à dire qu'ayant eu vote, il ne s'agissait plus de donner son avis personnel sur le document, mais d'adhérer à la majorité des Évêques unis au « Pape » qui est infaillible. Et donc si Paul VI avait été un vrai Pape on ne pouvait en conscience refuser sa signature.
Constitution dogmatique: Lumen Gentium et Décret Orientalium Ecclesiarum
Pas de signatures dans les actes.
Christus Dominus
Perfectae Caritatis
Optatum Totius
Gravissimum Educationis
Nostra Aetate
Chacun des 5 documents renvoient à une liste commune de signatures. Que peut-on en déduire? Que les Evêques ont signés 5 fois les 5 documents et que l'éditeur a mis une seule fois la longue liste?
Ou bien que les Evêques ont eu à signer une seule fois les 5 documents, et dans ce cas ont ils bien compris qu'ils signaient les 5 documents à la fois? Si par exemple les documents s'étalaient intégralement les uns après les autres, sur plusieurs pages, et que donc ils ont eu conscience de ne signer que le dernier qui précède leur signature?
Je penche un peu pour la dernière solution. En effet Mgr Lefebvre avait prétendu ne pas avoir tout signé. Or il est peu probable qu'il ait menti, sachant que le Vatican en cas d'erreur avait toute les chances de le démentir avec la preuve de sa signature. Notons aussi que ce dernier document que les Evêques ont eu conscience de signer n'est pas forcément Nostra Aetate cela peut-être l'un des 5.
Dei Verbum
Apostolicam Actuositatem
Il y a une seule liste de signatures pour les deux documents.
Dignitatis Humanae
Ad Gentes Divinitus
Presbyterorum Ordinis
Gaudium et Spes
Les 4 documents renvoient à une seule liste de signatures.
Inter Mirifica est suivi d'une liste de signatures.
Sacrosanctum Concilium (constitution de sacra liturgia) est suivie d'une liste de signatures.
Unitatis Redintegratio est suivi d'une liste de signatures.
La signature de Mgr Lefebvre se trouve dans toutes les listes.
Nota: Ces notes n'ont pas été recueillies par Fulgurator, le Mr désirerait -dit-on- ne pas avoir son nom sur internet. Mais j'ai moi même eu l'occasion de consulter les signatures dans les actes, et je peux dire que ce n'est pas simple du tout! Peut-être ce meli-melo est-il fait intentionnellement pour faire tomber les résistances. De plus les signatures sont précédées je me souviens d'une formule qui commence par:
+ Ego... et puis suit une phrase en latin. Mais je ne m'en souviens plus, il faut que je revienne voir dans les actes, et je dispose de peu de temps...
En revanche il me semble que la signature était obligatoire, c'est à dire qu'ayant eu vote, il ne s'agissait plus de donner son avis personnel sur le document, mais d'adhérer à la majorité des Évêques unis au « Pape » qui est infaillible. Et donc si Paul VI avait été un vrai Pape on ne pouvait en conscience refuser sa signature.
Re: Les évêques récalcitrants
Cher Fulgurator,
en clair, ce que vous voulez nous dire, c'est que ce concile, c'est vraiment le
[ complet désordre ] ?
Je suis bien d'accord !
Paulus
en clair, ce que vous voulez nous dire, c'est que ce concile, c'est vraiment le
[ complet désordre ] ?
Je suis bien d'accord !
Paulus
Re: Les évêques récalcitrants
PAX ET BONUM
Fulgurator,
je vous remercie vivement pour ce travail, votre souci du vrai est remarquable.
gabrielle
Fulgurator,
je vous remercie vivement pour ce travail, votre souci du vrai est remarquable.
gabrielle
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