Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

chartreux
Messages : 3480
Inscription : mar. 19 janv. 2016 17:50

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par chartreux »

Abbé Zins a écrit : mer. 09 avr. 2025 11:38 Et il ne nous dit pas qui il tient actuellement pour Pape légitime ; ni quel(s) Evêque(s) il tient pour légitimes et licites ?
Abbé Jacqmin a écrit : Pour la réponse à la 6e remarque, quels papes j’accepte : tout simplement tous ceux qui ont été acceptés par l’Eglise
Ici l'abbé Jacqmin élude la question, en ne tenant pas compte de la précision "actuellement" qui y est contenue
Dalmata 3.0
Messages : 113
Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

chartreux a écrit : mar. 27 mai 2025 9:15
Abbé Zins a écrit : mer. 09 avr. 2025 11:38 Et il ne nous dit pas qui il tient actuellement pour Pape légitime ; ni quel(s) Evêque(s) il tient pour légitimes et licites ?
Abbé Jacqmin a écrit : Pour la réponse à la 6e remarque, quels papes j’accepte : tout simplement tous ceux qui ont été acceptés par l’Eglise
Ici l'abbé Jacqmin élude la question, en ne tenant pas compte de la précision "actuellement" qui y est contenue
L'opinion de l'abbé Jacqmin est que l'Eglise a accepté "Jean 23" et "Paul 6", du moment qu'aucun évêque ne se soit opposé à leurs élections (lien vers son site où il détaille ses arguments : https://scaturrex.eu/2021/02/14/jean-xx ... s-papes-2/ )
chartreux
Messages : 3480
Inscription : mar. 19 janv. 2016 17:50

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par chartreux »

Dalmata 3.0 a écrit : mar. 27 mai 2025 10:37 L'opinion de l'abbé Jacqmin est que l'Eglise a accepté "Jean 23" et "Paul 6", du moment qu'aucun évêque ne se soit opposé à leurs élections (lien vers son site où il détaille ses arguments : https://scaturrex.eu/2021/02/14/jean-xx ... s-papes-2/ )
Sur la page en lien, on ne parle en effet que de Jean 23 et de Paul 6, rien sur l'après Paul 6, ni à plus forte raison, sur aujourd'hui, hic et nunc (ce qui est le sujet de la question de l'abbé Zins)
Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 4663
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Abbé Zins »


Après avoir reconnu ceci :
Abbé Jacqmin a écrit :
“L’abbé Zins a raison de distinguer la "fin des temps" (période eschatologique plus large) de la "fin du monde" (qui peut désigner soit cette période, soit l’instant final). Cette distinction est cohérente avec la Tradition catholique, qui utilise ces termes avec flexibilité selon le contexte.”

l’abbé Jacmin revient à cela pour l’application à la célébration de la Messe :
Abbé Jacqmin a écrit :
“a été instituée par le Christ pour être célébrée de manière continue jusqu’à son retour en gloire (la Parousie), c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde
à savoir au seul instant final.

S’il a éludé ce que souligne “Chartreux”, il élude aussi

les prédictions du Prophète Daniel sur l’abolition du Saint-Sacrifice rappelées et exposées là.

Notons encore ce qui suit.

La fin des temps (finis temporum), dernière période ou ultime état religieux du monde, après celle de la loi de nature, puis de la loi mosaïque,

commence avec Notre Seigneur qui, pour cela, a parlé dans la parabole des ouvriers de la dernière heure (Mt. 20,6,9,12) ;

Saint Jean (I 2,18) disant de même : c’est la dernière heure ;

Saint Pierre (I 1,5) disant : dans le temps dernier (in tempore novissimo)

et Saint Paul disant des premiers Chrétiens : nous, pour lesquels est arrivée la fin des siècles (I Cor. 10,11).

Cette ultime période doit elle-même comporter une période finale durant laquelle devaient se produire les 3 principaux signes évoqués plus haut, la fin de l’évangélisation universelle, l’apostasie générale, l’abomination dans le Lieu Saint, le règne éphémère de l’Antéchrist.


Pour distinguer cette période finale s’incluant en celle de la fin des temps, on parle plus précisément de la fin du monde :

consummationem saeculi (Mt. 28,20) ; in diebus novissimis (Gen. 49,1 ; II Pierre 3,3 ; II Tim. 3,1),

finem mundi, finem saeculi, finis saeculorum,

supremo tempore (Saint Pie X, E supremi apostolatus, 4/10/1903),

in fine mundi, idest circa finem (Saint Thomas, Exp. I in Apoc. 20,7),

« en la fin du monde, c.à.d. vers la fin » ;

circa finem mundi (Saint Thomas 3. 1,5 ad 1 ; et Exp. I in Apoc. 11,19 ; Exp. II in Apoc. 12,12 ; Cornélius in Eccli. 14,16),

Don de Monléon parlant comme d’une évidence de « l'époque de la fin du monde » (L’Apocalypse, p. 212),

de même que la première fin du monde, sous Noé (à laquelle le Divin Maître compare la seconde : Mt. 24,37-39 ; Lc. 17,26s),

a été une période, durant laquelle il a bâti l’arche, avant d’être un instant final, au moment du déluge.

Comme d’autres, l’abbé Jacmin semble butter seulement sur la notion de fin.

Laquelle ne désigne pas uniquement un terme, un instant final, mais aussi une ultime partie ou période.

Exemples :

1. La fin de la course fut très animée : à 5km avant l’arrivée, il y eut une subite accélération ..

2. Il est dit couramment d’une personne très âgée : elle est en fin de vie.

3. On parle pour les derniers jours, de fin de la semaine, ou pour l’ultime période de fin de l’année.


Bien que l’abbé Jacmin ait accepté un temps le 2e sens, il revient ensuite et s’en tient en fait au seul premier sens.

Pour approfondir le sens de ce mot, il convient donc de consulter un dictionnaire au mot : fin.
Dalmata 3.0
Messages : 113
Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

chartreux a écrit : mar. 27 mai 2025 11:09
Dalmata 3.0 a écrit : mar. 27 mai 2025 10:37 L'opinion de l'abbé Jacqmin est que l'Eglise a accepté "Jean 23" et "Paul 6", du moment qu'aucun évêque ne se soit opposé à leurs élections (lien vers son site où il détaille ses arguments : https://scaturrex.eu/2021/02/14/jean-xx ... s-papes-2/ )
Sur la page en lien, on ne parle en effet que de Jean 23 et de Paul 6, rien sur l'après Paul 6, ni à plus forte raison, sur aujourd'hui, hic et nunc (ce qui est le sujet de la question de l'abbé Zins)
L'abbé Jacqmin est sédévacantiste, il dit que "Paul 6" était Pape de son élection jusqu'à ce qu'il commette sa première hérésie publique le 21 novembre 1964 et qu'il a cessé d'être Pape à la même occasion.
Il ne reconnait aucun de ceux qui ont succédé à "Paul 6" comme Pape.
chartreux
Messages : 3480
Inscription : mar. 19 janv. 2016 17:50

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par chartreux »

Dalmata 3.0 a écrit : mar. 27 mai 2025 14:26 L'abbé Jacqmin (...) dit que "Paul 6" était Pape de son élection jusqu'à ce qu'il commette sa première hérésie publique le 21 novembre 1964 et qu'il a cessé d'être Pape à la même occasion.
Nous sommes bien d'accord, c'est bien ce qui est dit sur la page auquel vous renvoyez.

Dalmata 3.0 a écrit : mar. 27 mai 2025 14:26 L'abbé Jacqmin est sédévacantiste (...)
Il ne reconnait aucun de ceux qui ont succédé à "Paul 6" comme Pape.
Est-ce une interprétation de votre part, ou bien quelque chose que l'abbé Jacqmin a publiquement tenu ? Ou encore quelque chose qu'il n'a dit qu'en privé ?
Dalmata 3.0
Messages : 113
Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

chartreux a écrit : mar. 27 mai 2025 15:31
Dalmata 3.0 a écrit : mar. 27 mai 2025 14:26 L'abbé Jacqmin (...) dit que "Paul 6" était Pape de son élection jusqu'à ce qu'il commette sa première hérésie publique le 21 novembre 1964 et qu'il a cessé d'être Pape à la même occasion.
Nous sommes bien d'accord, c'est bien ce qui est dit sur la page auquel vous renvoyez.

Dalmata 3.0 a écrit : mar. 27 mai 2025 14:26 L'abbé Jacqmin est sédévacantiste (...)
Il ne reconnait aucun de ceux qui ont succédé à "Paul 6" comme Pape.
Est-ce une interprétation de votre part, ou bien quelque chose que l'abbé Jacqmin a publiquement tenu ? Ou encore quelque chose qu'il n'a dit qu'en privé ?
Il le dit en public dans ses conférences, cours et sermons, il dit que le dernier Pape était "Paul 6" avant ses hérésies publiques.
Je rajoute, en me basant sur son discours public, que les évêques qu'il reconnait valides et licites sont ceux de la lignée thucicte.
Mais il n'est pas d'accord avec la "thèse" de cassiciacum, cependant il ne la voit pas comme une hérésie ni un schisme mais une opinion facile à réfuter.
Dalmata 3.0
Messages : 113
Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

Abbé Zins a écrit : mar. 27 mai 2025 11:30
Après avoir reconnu ceci :
Abbé Jacqmin a écrit :
“L’abbé Zins a raison de distinguer la "fin des temps" (période eschatologique plus large) de la "fin du monde" (qui peut désigner soit cette période, soit l’instant final). Cette distinction est cohérente avec la Tradition catholique, qui utilise ces termes avec flexibilité selon le contexte.”

l’abbé Jacmin revient à cela pour l’application à la célébration de la Messe :
Abbé Jacqmin a écrit :
“a été instituée par le Christ pour être célébrée de manière continue jusqu’à son retour en gloire (la Parousie), c’est-à-dire jusqu’à la fin du monde
à savoir au seul instant final.

S’il a éludé ce que souligne “Chartreux”, il élude aussi

les prédictions du Prophète Daniel sur l’abolition du Saint-Sacrifice rappelées et exposées là.

Notons encore ce qui suit.

La fin des temps (finis temporum), dernière période ou ultime état religieux du monde, après celle de la loi de nature, puis de la loi mosaïque,

commence avec Notre Seigneur qui, pour cela, a parlé dans la parabole des ouvriers de la dernière heure (Mt. 20,6,9,12) ;

Saint Jean (I 2,18) disant de même : c’est la dernière heure ;

Saint Pierre (I 1,5) disant : dans le temps dernier (in tempore novissimo)

et Saint Paul disant des premiers Chrétiens : nous, pour lesquels est arrivée la fin des siècles (I Cor. 10,11).

Cette ultime période doit elle-même comporter une période finale durant laquelle devaient se produire les 3 principaux signes évoqués plus haut, la fin de l’évangélisation universelle, l’apostasie générale, l’abomination dans le Lieu Saint, le règne éphémère de l’Antéchrist.


Pour distinguer cette période finale s’incluant en celle de la fin des temps, on parle plus précisément de la fin du monde :

consummationem saeculi (Mt. 28,20) ; in diebus novissimis (Gen. 49,1 ; II Pierre 3,3 ; II Tim. 3,1),

finem mundi, finem saeculi, finis saeculorum,

supremo tempore (Saint Pie X, E supremi apostolatus, 4/10/1903),

in fine mundi, idest circa finem (Saint Thomas, Exp. I in Apoc. 20,7),

« en la fin du monde, c.à.d. vers la fin » ;

circa finem mundi (Saint Thomas 3. 1,5 ad 1 ; et Exp. I in Apoc. 11,19 ; Exp. II in Apoc. 12,12 ; Cornélius in Eccli. 14,16),

Don de Monléon parlant comme d’une évidence de « l'époque de la fin du monde » (L’Apocalypse, p. 212),

de même que la première fin du monde, sous Noé (à laquelle le Divin Maître compare la seconde : Mt. 24,37-39 ; Lc. 17,26s),

a été une période, durant laquelle il a bâti l’arche, avant d’être un instant final, au moment du déluge.

Comme d’autres, l’abbé Jacmin semble butter seulement sur la notion de fin.

Laquelle ne désigne pas uniquement un terme, un instant final, mais aussi une ultime partie ou période.

Exemples :

1. La fin de la course fut très animée : à 5km avant l’arrivée, il y eut une subite accélération ..

2. Il est dit couramment d’une personne très âgée : elle est en fin de vie.

3. On parle pour les derniers jours, de fin de la semaine, ou pour l’ultime période de fin de l’année.


Bien que l’abbé Jacmin ait accepté un temps le 2e sens, il revient ensuite et s’en tient en fait au seul premier sens.

Pour approfondir le sens de ce mot, il convient donc de consulter un dictionnaire au mot : fin.
Merci pour votre réponse cher M. l'abbé Zins,
Espérons que l'abbé Jacqmin, à la fin, se rende compte que son point de vue ne lui permet pas de remettre en cause de manière satisfaisante votre point de vue.
DVG UDP.
Abbé Jacqmin a écrit :Cher fidèle,

Cette discussion me prend des heures mais à cause de la gravité de la situation je ne refuse pas le travail. Aussi la vérification des citations prend du temps. 
Voici ma réponse essayant de donner raison à l'abbé Zins pour la part de son raisonnement qui me semble juste, mais en réfutant ses erreurs en particulier que l'Eglise disparaisse avant la fin du monde et qu'il y a retour à la situation comme celle d'avant le déluge : c'est du nouveau et donc rejetable. Personne n'a jamais appris cela au catéchisme ni dans les séminaires. Cela ne se trouve pas dans le dépôt de la foi.

DISTINCTIONS à faire
L’objection soutient que la « fin des temps » désigne une période eschatologique commençant avec la venue du Christ, tandis que la « fin du monde » inclut une période finale (marquée par des signes comme l’apostasie et l’Antéchrist) et un instant ultime. Elle reproche également une focalisation exclusive sur la « fin » comme instant final, ignorant son sens de période.
Voici ma réponse structurée, claire et concise, qui examine les citations fournies, clarifie les termes, et répond aux objections.

1. Clarification des termes : « fin des temps » et « fin du monde »

La doctrine catholique antérieure à 1962 reconnaît effectivement une distinction entre la « fin des temps » (finis temporum) et la « fin du monde » (finis mundi ou consummatio saeculi), bien que ces termes puissent se recouper selon le contexte. L’objection a raison de souligner que « fin » peut désigner soit une période, soit un instant final, mais il n’y a pas de contradiction dans l’interprétation traditionnelle, qui intègre les deux sens.

Fin des temps : Selon la Tradition, les « derniers temps » (novissima tempora ou ultima hora) commencent avec la première venue du Christ (Incarnation et Rédemption). Les citations de l’objection sont exactes :

1 Jean 2, 18 (Vulgate) : Filioli, novissima hora est… (« Petits enfants, c’est la dernière heure… »). Saint Jean indique que l’ère chrétienne est déjà eschatologique, marquée par la présence d’antéchrists.
1 Pierre 1, 5 (Vulgate) : Qui… in novissimo tempore revelanda (« Qui… sera révélée dans le temps dernier »). Saint Pierre parle de l’espérance des chrétiens orientée vers la fin des temps.
1 Corinthiens 10, 11 (Vulgate) : In quos fines saeculorum devenerunt (« Sur lesquels sont venus les fins des siècles »). Saint Paul voit l’Église comme vivant dans la période ultime de l’histoire du salut.
Matthieu 20, 6-12 (parabole des ouvriers) : Bien que moins explicite, cette parabole peut être interprétée, comme le font certains Pères (ex. saint Grégoire le Grand, Homélies sur les Évangiles, Homélie 19), comme une allusion aux derniers appelés dans l’ère chrétienne, renforçant l’idée des « derniers temps ».

Ces passages confirment que, depuis l’Incarnation, l’humanité est dans les « derniers temps », période messianique qui s’étend jusqu’à la Parousie.

Fin du monde : Ce terme peut désigner :

Une période finale : Une phase ultime des derniers temps, marquée par des signes eschatologiques (apostasie, Antéchrist, tribulation). L’objection cite correctement des expressions comme
consummatio saeculi (Mt 28:20, Vulgate : Ego vobiscum sum… usque ad consummationem saeculi, « Je suis avec vous jusqu’à la consommation du siècle ») ou in diebus novissimis (ex. 2 P 3, 3, Vulgate : In novissimis diebus venient…, « Dans les derniers jours viendront… »). Ces textes soutiennent l’idée d’une période terminale.

Un instant final : Le moment précis du retour du Christ, du Jugement dernier, et de la transformation du cosmos (cf. 2 P 3, 10, Vulgate : Adveniet dies Domini ut fur…, « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur… »).

La Tradition, notamment saint Augustin (La Cité de Dieu, Livre XX, ch. 5-7) et saint Thomas d’Aquin (Summa Theologiae, Suppl., q. 73, a. 1), reconnaît ces deux aspects sans les opposer. Ainsi, il n’y a pas de « butée » sur la notion de fin comme instant, mais une compréhension intégrée des deux sens.

2. Vérification des citations de l’objection

Les citations fournies dans l’objection sont examinées pour leur exactitude et leur contexte, en utilisant les éditions pré-1962 (Vulgate clémentine, textes magistériels, œuvres des Pères et théologiens).

Saint Thomas d’Aquin, Expositio in Apocalypsim 20, 7 :

Texte cité : In fine mundi, idest circa finem (« En la fin du monde, c’est-à-dire vers la fin »).
Vérification : Introuvable dans l’Expositio in Apocalypsim attribuée à saint Thomas (édition pré-1962, ex. Parma). Saint Thomas n’a pas commenté l’Apocalypse directement ; les commentaires attribués sont douteux ou apocryphes. Cette citation semble erronée ou mal attribuée.
Statut : Inexact. Mieux vaut ne pas la retenir


Saint Thomas d’Aquin, Expositio in Apocalypsim 11, 19 et 12, 12 :

Texte cité : Circa finem mundi.
Vérification : Comme pour Apoc. 20, 7, ces commentaires ne sont pas authentiquement de saint Thomas. Les éditions pré-1962 (ex. Parma) n’attribuent pas ces textes à Thomas, et leur authenticité est douteuse.
Statut : Inexact.


Cornelius a Lapide, Commentarius in Ecclesiasticum 14, 16 :

Texte cité : Circa finem mundi.
Vérification : Introuvable dans le commentaire de Cornelius a Lapide sur Ecclésiastique 14, 16 (édition pré-1962, ex. Antwerp, 1681). Ce verset traite de la mort individuelle, non de la fin du monde. La citation semble erronée ou mal localisée.
Statut : Inexact.


Don de Monléon, L’Apocalypse, p. 212 :

Texte cité : « L’époque de la fin du monde ».
Vérification : Impossible à vérifier sans accès à l’édition exacte de l’œuvre de Don de Monléon (non précisé si pré-1962). Cependant, comme auteur postérieur à 1900, son autorité est moindre par rapport aux Pères, à saint Thomas, ou au Magistère pré-1962. Par prudence, conformément à votre consigne, cette référence est douteuse sans source vérifiable.
Statut : Douteux.


Résumé des citations :
Une citation de saint Thomas (Summa Theologiae) est correcte, mais trois autres (Expositio in Apocalypsim 20, 7 ; 11, 19 ; 12, 12) sont inexactes, tout comme celle de Cornelius a Lapide. La référence à Don de Monléon est douteuse.

3. Réponse à l’objection sur la notion de « fin »

L’objection reproche une focalisation sur la « fin » comme instant final, ignorant son sens de période. Cette critique est infondée dans le cadre de la doctrine catholique pré-1962, qui reconnaît explicitement les deux sens :

Fin comme période : Les Pères et théologiens décrivent une période eschatologique finale. Par exemple :

Saint Augustin (La Cité de Dieu, Livre XX, ch. 13) : Les « derniers jours » incluent une période de tribulations avant le Jugement, marquée par l’Antéchrist et l’apostasie.
Saint Thomas d’Aquin (Summa Theologiae, Suppl., q. 73, a. 1) : Les signes comme l’apostasie (discessio, 2 Thess 2, 3) et le règne de l’Antéchrist précèdent la fin du monde, formant une période distincte.
Catéchisme de Trente (1566, Partie I, art. 7) : La « fin du monde » inclut des événements préparatoires (prédication universelle, tribulations).

Fin comme instant : La doctrine précise également un moment ultime, le retour du Christ et le Jugement dernier :

Matthieu 24, 36 (Vulgate) :
De die autem illa et hora nemo scit… (« De ce jour et de cette heure, nul ne sait… »). L’instant final est inconnu.
Saint Thomas d’Aquin (Summa Theologiae, Suppl., q. 88, a. 1) : Le Jugement dernier est un événement ponctuel, marquant la consummatio saeculi.

L’exemple du déluge (Mt 24, 37-39) est pertinent : la « fin » sous Noé fut une période (construction de l’arche) et un instant (le déluge). De même, la fin du monde comporte une période (signes eschatologiques) et un instant (Parousie). Les exemples profanes de l’objection (fin de course, fin de vie, fin de semaine) illustrent cette dualité, mais ils ne contredisent pas la
théologie catholique, qui l’intègre déjà.

4. Réponse aux signes eschatologiques

L’objection mentionne trois signes principaux de la période finale : la fin de l’évangélisation universelle, l’apostasie générale, et l’abomination dans le Lieu Saint (avec le règne de l’Antéchrist). Ces signes sont conformes à la Tradition :

Fin de l’évangélisation universelle :

Matthieu 24, 14 (Vulgate) :
Praedicabitur hoc evangelium regni in universo orbe… et tunc veniet consummatio. (« Cet Évangile du royaume sera prêché dans le monde entier… et alors viendra la fin. »)
Confirmé par saint Thomas (Summa Theologiae, Suppl., q. 73, a. 1) et le Catéchisme de Trente (art. 7).

Apostasie générale :

2 Thessaloniciens 2, 3
 (Vulgate) :
Nisi venerit discessio primum… (« À moins que ne vienne d’abord la révolte… »).
Saint Augustin (La Cité de Dieu, Livre XX, ch. 19) et saint Thomas (Commentaire sur 2 Thessaloniciens, ch. 2, lect. 1) interprètent la discessio comme une apostasie générale.

Abomination dans le Lieu Saint et Antéchrist :

Matthieu 24, 15 (Vulgate) :
Cum videritis abominationem desolationis… in loco sancto. (« Quand vous verrez l’abomination de la désolation… dans le lieu saint. »)
2 Thessaloniciens 2, 4 : L’Antéchrist s’élèvera contre Dieu.
Saint Jean Chrysostome (Homélies sur Matthieu, Hom. 76) et saint Thomas (Summa Theologiae, Suppl., q. 73, a. 2) décrivent le règne éphémère de l’Antéchrist comme un signe majeur.

Ces signes caractérisent une période finale incluse dans les « derniers temps », comme l’objection le propose. La doctrine catholique pré-1962 ne limite pas la « fin » à un instant, mais inclut cette période, comme le montre le Catéchisme de Trente (art. 7) : « Avant la fin du monde, il y aura des signes extraordinaires… »

5. Réponse à l’accusation de focalisation sur l’instant final

L’objection prétend que l’on « s’en tient au seul premier sens » (instant final). Cette accusation est infondée, car la réponse précédente (et la Tradition) reconnaît explicitement les deux sens :

La période des derniers temps, commençant avec l’Incarnation (1 Jn 2, 18 ; 1 Co 10, 11).
La période finale, marquée par les signes eschatologiques (Mt 24, 14 ; 2 Thess 2, 3).
L’instant final du Jugement (Mt 24, 36).
Aucun retour exclusif à l’instant final n’est observable dans une lecture fidèle à la doctrine pré-1962. Le Catéchisme de Trente, saint Augustin, et saint Thomas intègrent les deux aspects sans contradiction.

6. Sur le dictionnaire et le mot « fin »

L’objection suggère de consulter un dictionnaire pour le mot « fin ». Dans le contexte théologique catholique, les termes latins (finis, consummatio, saeculum) sont définis par l’usage scripturaire et patristique, non par un dictionnaire profane. Par exemple :

Finis saeculi (Mt 28, 20) : Désigne une période et un terme, selon saint Thomas (Commentaire sur Matthieu, ch. 28, lect. 2).
Novissima hora (1 Jn 2, 18) : Une époque eschatologique, selon saint Jean Chrysostome (Homélies sur 1 Jean, Hom. 3).

Les exemples profanes (fin de course, fin de vie) confirment cette dualité, mais ils ne sont pas nécessaires, car la Tradition catholique est déjà claire.

7. Conclusion

L’objection est partiellement valide dans sa distinction entre « fin des temps » (ère chrétienne) et « fin du monde » (période finale et instant), mais elle attribue à tort une focalisation exclusive sur l’instant final. La doctrine catholique pré-1962, fondée sur l’Écriture, les Pères, et les théologiens, reconnaît :

Les « derniers temps » depuis l’Incarnation (1 Jn 2, 18 ; 1 Co 10, 11).
Une période finale avec des signes (Mt 24, 14 ; 2 Thess 2, 3).
Un instant final à la Parousie (Mt 24, 36).

Réponse finale :

La doctrine catholique  n’oppose pas période et instant, mais les intègre. Les signes cités (évangélisation, apostasie, Antéchrist) sont reconnus comme marquant une période finale, et la Messe, comme établi précédemment (1 Co 11, 26 ; Concile de Trente, Session XXII), perdure jusqu’à la Parousie. Pour approfondir, consultez le Catéchisme de Trente ou saint Thomas (Summa Theologiae, Suppl., q. 73).

finalement il s'agit de ceci:

Insistance sur la Messe, comme établi précédemment (1 Co 11, 26 ; Concile de Trente, Session XXII), perdurant jusqu’à la Parousie

Udp 
Dalmata 3.0
Messages : 113
Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

Dalmata a écrit :Bonsoir M. l'abbé Jacqmin,

Merci pour votre réponse.

Vous êtes tous deux d'accord sur le sens de "fin des temps".
La Tradition reconnait 2 sens pour "fin du monde", la période ou l'instant T.
Vous êtes aussi d'accord là-dessus.

Mais le sens change si on applique le premier sens ou le deuxième, il faut donc faire un choix.

Il est vrai que vous reconnaissez les 2 sens de "fin du monde" mais vous ne voulez pas appliquer le sens de période pour la fin du monde pendant laquelle il n'y aura plus de messe, vous interprétez que ce sera juste avant ou au même moment que la venue de NSJC, donc l'instant T.
C'est cela que souligne l'abbé Zins.

Vous dîtes que la doctrine n'oppose pas mais intègre les deux sens, mais ces deux sens sont employés alternativement (tantôt l'un, tantôt l'autre) et non simultanément (les deux à la fois).

La question est de savoir comment est expliqué par la Tradition 1 Corinthiens 11:26, car "jusqu'à ce qu'il vienne", ça fait réfléchir, comment l'abbé Zins expliquera que ce n'est pas l'instant T mais la période, je crois que c'est sur cela qu'il peut vous éclairer, ou alors s'il ne le peut pas, ça voudrait dire que vous avez marqué un point.

Pour les lignées Lefebvristes et Thucistes, il faut faire une deuxième mi-temps.

L'abomination dans le lieu Saint est enseigné dans la Tradition, cela revient à dire qu'il n'y aura plus de sacrifice sur l'autel, plus de messe, cela va arriver avant la venue de NSJC mais reste à savoir si ça va arriver 5 minutes avant sa venue, ou sur une période de temps avant sa venue !

Si Dieu envoie Enoch et Elie pour restaurer l'Eglise, c'est bien qu'elle aura disparu, sinon ils n'auraient pas besoin d'intervenir, ça montre donc que l'analyse des prophéties que fait l'abbé Zins est logique.
S'il restait des évêques, il suffirait qu'ils fassent une élection, mais si y'a besoin d'envoyer Enoch et Elie, c'est bien qu'il n'y a pas d'élection possible, pas de solution humaine mais une solution divine seulement.

Alors si cela est prophétisé dans les Ecritures, expliqué par la Tradition, c'est que cela se produira avant la venue du Christ, quleques jours, semaines, mois, années avant, alors pourquoi pas dès maintenant ?

Pour envisager que ce soit possible maintenant, il faut montrer que les prêtres ordonnés et les évêques sacrés validement et licitement, soit sont décédés, soit ne prêchent plus la Foi Intégrale, donc ils sont devenus hérétiques et ou schismatiques.
Et que d'autres prêtres ordonnés et des évêques sacrés validement, l'ont été illicitement. Lignée Lefebvriste et Thuciste.

DVG UDP.
Dalmata 3.0
Messages : 113
Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06

Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI

Message par Dalmata 3.0 »

Abbé Jacqmin a écrit :Cher fidèle,

En attendant la réponse de l’abbé Zins à mon texte du dernier email, je reviens sur mes arguments (aménagés) sur la question la plus importante : 

L’indéfectibilité de l’Eglise jusqu’à la fin de temps, dans le sens de la parousie, de l’instant T.

La Messe, les sacrements et l’Église existeront jusqu’à l’instant final de la Parousie (le « point T »), et non seulement jusqu’à une période indéfinie des « derniers temps ». Je vais nouveau réfuter
l’affirmation attribuée à l’abbé Zins selon laquelle la Messe et les sacrements auraient déjà cessé d’exister, en m’appuyant sur la doctrine catholique, avec des arguments percutants. Ces arguments incluront le fait que certaines prophéties des signes de la fin des temps, notamment la conversion du peuple juif, ne se sont pas encore réalisées, prouvant que le « point T » n’est pas encore atteint. Je m’appuierai sur l’Écriture Sainte (Vulgate clémentine, 1592), les Pères de l’Église, les théologiens approuvés (ex. saint Thomas d’Aquin), et les documents magistériels (ex. Concile de Trente, Catéchisme de Trente). 

La Messe, les sacrements et l’Église perdureront jusqu’au « point T » de la Parousie


L’affirmation selon laquelle la Messe et les sacrements auraient déjà cessé d’exister est incompatible avec la doctrine catholique antérieure à 1962, qui enseigne que la Messe, les sacrements et l’Église subsisteront jusqu’à l’instant précis du retour du Christ (le « point T »). Voici des arguments percutants démontrant cette pérennité et réfutant l’idée d’une cessation précoce, avec l’appui de prophéties non encore réalisées, comme la conversion du peuple juif.

1. La Messe est instituée pour durer jusqu’au retour du Christ
La doctrine catholique pré-1962 affirme explicitement que la Messe, en tant que sacrifice eucharistique, perdurera jusqu’à la Parousie. Cette pérennité est ancrée dans l’Écriture et le Magistère :

1 Corinthiens 11, 26 (Vulgate clémentine, 1592) :

Texte latin :
Quotiescumque enim manducabitis panem hunc, et calicem bibetis, mortem Domini annuntiabitis, donec veniat.

Traduction française : « Car, toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.»

Contexte : Saint Paul lie la célébration eucharistique (incluant la Messe) au retour du Christ (donec veniat). Cette expression désigne l’instant précis de la Parousie, non une période vague des derniers temps. Saint Jean Chrysostome (Homélies sur les Corinthiens, Homélie 28,
Patrologia Graeca 61, col. 237) commente : « Nous offrons [la Messe] jusqu’à ce qu’il vienne », soulignant une continuité jusqu’au « point T ».

Concile de Trente, Session XXII, Chapitre 1 (17 septembre 1562) (Canones et Decreta Concilii Tridentini, Rome, 1564) :

Texte latin :
Hoc itaque sacrificium est repraesentativum illius, quod in cruce offerre Christus voluit, et perpetuum, utpote Domino nostro praecipiente: ‘Hoc facite in meam commemorationem’ (Luc. 22, 19).

Traduction française : « Ce sacrifice [la Messe] est donc une représentation de celui que le Christ a voulu offrir sur la croix, et il est perpétuel, conformément à l’ordre de notre Seigneur : ‘Faites ceci en mémoire de moi’ (Lc 22, 19). »

Contexte : Le terme perpetuum implique une continuité ininterrompue jusqu’à la fin des temps. Le Concile ne limite pas la Messe à une période, mais l’enracine dans le commandement du Christ, valable jusqu’à son retour.

Catéchisme du Concile de Trente (1566), Partie II, Chapitre IV, Question 70 (Catechismus ex Decreto Concilii Tridentini, Rome, 1566) :

Texte latin :
Missae sacrificium… institutum est ut sit perpetua commemoratio sacrificii in cruce peracti, et ut Ecclesia offerat illud usque ad finem mundi.

Traduction française : « Le sacrifice de la Messe… a été institué pour être une commémoration perpétuelle du sacrifice accompli sur la croix,
et pour que l’Église l’offre jusqu’à la fin du monde. »

Contexte : L’expression usque ad finem mundi désigne la fin ultime de l’histoire, coïncidant avec la Parousie. Cela exclut une cessation avant cet instant.

Argument : Ces textes établissent que la Messe est ordonnée à persister jusqu’au retour du Christ, un événement ponctuel (« point T »). Si la Messe avait cessé, comme le prétend l’abbé Zins, cela contredirait l’ordre du Christ (Hoc facite) et la promesse de sa présence (donec veniat).

2. Les sacrements et l’Église sont indéfectibles jusqu’à la Parousie
L’Église, en tant que Corps mystique du Christ, est garante des sacrements et de la Messe, et sa mission perdure jusqu’à la fin du monde :

Matthieu 28, 20 (Vulgate clémentine, 1592) :

Texte latin :

Ego vobiscum sum omnibus diebus, usque ad consummationem saeculi.

Traduction française : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle. »

Contexte : Le Christ promet sa présence à l’Église jusqu’à la consummatio saeculi, l’instant final de la Parousie. Saint Thomas d’Aquin (Commentaire sur Matthieu, ch. 28, lect. 2, éd. Parma, vol. 10) explique : « La consommation du siècle est la fin du monde, lorsque le Christ reviendra. »

Concile de Trente, Session VII, Canon 1 sur les sacrements (Canones et Decreta, 1564) :

Texte latin :
Si quis dixerit, sacramenta novae legis non fuisse omnia a Iesu Christo Domino nostro instituta… anathema sit.

Traduction française : « Si quelqu’un dit que les sacrements de la nouvelle loi n’ont pas tous été institués par Jésus-Christ notre Seigneur… qu’il soit anathème. »

Contexte : Les sacrements, dont l’Eucharistie, sont institués par le Christ pour l’Église jusqu’à la fin des temps. Leur cessation prématurée nierait leur institution divine.

Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, III, q. 65, a. 1 (éd. léonine, 1888-1906) :

Texte latin :
Sacramenta Ecclesiae ordinantur ad salutem hominum usque ad finem mundi.

Traduction française : « Les sacrements de l’Église sont ordonnés au salut des hommes jusqu’à la fin du monde. »

Contexte : Saint Thomas affirme que les sacrements sont nécessaires tant que l’humanité subsiste, c’est-à-dire jusqu’à la Parousie.

Argument : L’Église, dotée des sacrements, est indéfectible (Ego vobiscum sum). Prétendre que la
Messe et les sacrements ont cessé implique que l’Église a défailli, ce qui contredit la promesse du Christ et la doctrine de son indéfectibilité (cf. Catéchisme de Trente, Partie I, art. 9).

3. Les prophéties non réalisées prouvent que le « point T » n’est pas atteint
Certaines prophéties eschatologiques, conditionnant l’approche du « point T », ne se sont pas encore accomplies. L’absence de ces signes démontre que la Messe et les sacrements continuent d’exister :

Conversion du peuple juif avant la Parousie :

Romains 11, 25-26 (Vulgate clémentine, 1592) :

Texte latin :
Nolo enim vos ignorare, fratres, mysterium hoc… quod caecitas ex parte contigit in Israel, donec plenitudo gentium intraret, et sic omnis Israel salvus fieret…

Traduction française : « Je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère… qu’un aveuglement est arrivé en partie à Israël, jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée, et ainsi tout Israël sera sauvé. »

Contexte : Saint Paul prophétise une conversion collective du peuple juif avant la fin des temps. Saint Augustin (La Cité de Dieu, Livre XX, ch. 29, Patrologia Latina 41, col. 701) et saint Thomas (Commentaire sur Romains, ch. 11, lect. 4, éd. Parma, vol. 13) interprètent ceci comme un événement eschatologique précédant la Parousie.

État actuel : La conversion massive du peuple juif n’a pas encore eu lieu, comme l’observent les théologiens pré-1962 (ex. Cornelius a Lapide, Commentarius in Epistolam ad Romanos, 1631). Cela indique que le « point T » est futur.

Prédication universelle de l’Évangile :

Matthieu 24, 14 (Vulgate clémentine, 1592) :

Texte latin :
Et praedicabitur hoc evangelium regni in universo orbe, in testimonium omnibus gentibus: et tunc veniet consummatio.

Traduction française : « Cet Évangile du royaume sera prêché dans le monde entier, en témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin. »

Contexte : La prédication universelle est un signe nécessaire avant la Parousie, selon saint Thomas (Summa Theologiae, Suppl., q. 73, a. 1).

État actuel : Bien que l’Évangile ait atteint de nombreuses nations, des régions restent peu évangélisées, suggérant que ce signe n’est pas pleinement réalisé.

Apparition de l’Antéchrist et apostasie générale :

2 Thessaloniciens 2, 3-4 (Vulgate clémentine, 1592) :

Texte latin :

Nemo vos seducat ullo modo: quoniam nisi venerit discessio primum, et revelatus fuerit homo peccati… qui adversatur, et extollitur supra omne quod dicitur Deus…

Traduction française : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière : car il faut que vienne d’abord la révolte, et que soit révélé l’homme du péché… qui s’oppose et s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu… »

Contexte : L’apostasie (discessio) et l’Antéchrist sont des signes majeurs, selon saint Augustin
(La Cité de Dieu, Livre XX, ch. 19, PL 41, col. 684) et saint Thomas (Commentaire sur 2 Thessaloniciens, ch. 2, lect. 1, éd. Parma, vol. 13).

État actuel : Aucun Antéchrist universellement reconnu n’a émergé, et l’apostasie générale, bien que certains y voient des prémices, n’a pas atteint l’ampleur prophétisée (ex. Cornelius a Lapide, Commentarius in 2 Thessalonicenses, 1631).

Argument : Ces prophéties non réalisées (conversion des Juifs, prédication universelle, Antéchrist) prouvent que le « point T » n’est pas atteint. Si la Messe avait cessé, cela impliquerait que ces signes sont accomplis, ce qui est manifestement faux. La Messe continue donc d’être offerte, comme ordonné par le Christ.

4. L’Église ne peut cesser avant la Parousie
L’idée que la Messe et les sacrements auraient cessé suppose une défaillance de l’Église, ce qui est théologiquement impossible avant le « point T » :

Matthieu 16, 18 (Vulgate clémentine, 1592) :

Texte latin :
Ego dico tibi, quia tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversus eam.

Traduction française : « Je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. »

Contexte : Le Christ garantit l’indéfectibilité de l’Église jusqu’à la fin des temps. Saint Augustin (Sermon 295, PL 38, col. 1349) commente : « L’Église ne peut faillir, car le Christ est avec elle jusqu’à la fin. »

Catéchisme de Trente (1566), Partie I, article 9 :

Texte latin :
Ecclesia… nunquam deficiet, sed usque ad finem mundi permanebit.

Traduction française
: « L’Église… ne défaillira jamais, mais demeurera jusqu’à la fin du monde. »

Contexte : L’Église est le moyen ordonné par Dieu pour dispenser les sacrements, dont la Messe, jusqu’à la Parousie.

Argument : Si la Messe et les sacrements ont cessé, l’Église aurait défailli, contredisant la promesse du Christ (portae inferi non praevalebunt). L’indéfectibilité de l’Église garantit la continuité de la Messe jusqu’au « point T ».

5. Réfutation directe de l’abbé Zins
L’affirmation attribuée à l’abbé Zins, selon laquelle la Messe et les sacrements ont déjà cessé, manque de fondement dans la doctrine catholique. Je présume qu’il s’appuie sur une interprétation des crises modernes (apostasie perçue absolument générale du clergé, sauf lui-même?). Cependant :

Doctrine : Le Concile de Trente (Session XXII, Canon 1) anathématise quiconque nie que la Messe est un sacrifice véritable offert par l’Église. Une cessation universelle de la Messe contredirait cette doctrine.

Signes non réalisés : Comme démontré, la conversion des Juifs, la prédication universelle, et l’Antéchrist ne se sont pas manifestés, prouvant que la période finale n’est pas achevée.

Présence continue : La Messe est toujours célébrée dans des lieux fidèles à la Tradition, et les sacrements sont administrés, confirmant leur persistance.

Argument : L’affirmation de l’abbé Zins est théologiquement insoutenable, car elle ignore les promesses du Christ, les prophéties non accomplies, et la réalité de la Messe célébrée aujourd’hui.

Conclusion
La doctrine catholique enseigne sans ambiguïté que la Messe, les sacrements, et l’Église subsisteront jusqu’au « point T » de la Parousie, comme prouvé par :

L’ordre du Christ (donec veniat, 1 Co 11, 26 ; Hoc facite, Concile de Trente).

L’indéfectibilité de l’Église (Ego vobiscum sum, Mt 28, 20 ; portae inferi, Mt 16, 18).

Les prophéties non réalisées, comme la conversion des Juifs (Rm 11, 25-26), la prédication universelle (Mt 24, 14), et l’Antéchrist (2 Thess 2, 3-4).

L’affirmation de l’abbé Zins est contredite par ces autorités. La Messe continue d’être offerte, et l’Église demeure, jusqu’à ce que le Christ revienne en gloire.
Répondre

Revenir à « Questions et demandes »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 0 invité