Abbé Jacqmin a écrit :Cher Vincent,
J’ai regardé le 4e lien. Voici ce que j’en pense :
Chers Abbé Zins, Si vis pacem, et Fortes in Fide,
Vous affirmez que nous sommes entrés dans la « fin des temps des nations » depuis 1948, marquée par le retour des Juifs en Israël et l’apostasie généralisée des nations catholiques, que vous attribuez
à Vatican II et à des clercs apostats. Vous soutenez que l’Église, bien que non anéantie, sera réduite à une présence clandestine, et que l’absence de successeurs légitimes permettra le déchaînement de Satan et l’avènement de l’Antéchrist, suivi de la conversion
des Juifs. En tant que sédévacantiste attaché à la doctrine catholique antérieure à 1962, je vais démontrer que l’Église, avec ses sacrements, persistera jusqu’à l’instant précis de la Parousie (le « point T »), malgré les persécutions, et que vos arguments,
bien que partiellement fondés, reposent sur des interprétations erronées ou incomplètes.
1. Réfutation des erreurs eschatologiques et ecclésiales
1.1. Les signes eschatologiques ne sont pas pleinement accomplis
Vous identifiez trois signes eschatologiques : la prédication universelle, l’apostasie générale, et l’Antéchrist. Vous affirmez que la prédication est avancée et que l’apostasie est réalisée, préparant
l’Antéchrist. Cependant, ces signes ne sont pas pleinement accomplis, et leur interprétation ne soutient pas une disparition fonctionnelle de l’Église.
- Prédication universelle : Vous citez saint Thomas d’Aquin (In Romanos, 10, 18, éd. Parma, vol. 13, p. 92) et Cornelius a Lapide (In Matthaeum, 24, 14, 1631, p. 456) pour soutenir que la prédication
est quasi achevée. Mais saint Thomas précise : « Il n’a pas été accompli… que l’Église ait été établie dans toutes les Nations… » (In Romanos, 10, 18). L’implantation stable de l’Église dans toutes les nations reste future, comme l’indique saint Augustin :
« Adhuc sunt gentes in quibus nondum fundata est Ecclesia » (« Il y a encore des nations où l’Église n’a pas été fondée », Epistula 199, Patrologia Latina 33, col. 922). Aujourd’hui (2025), des régions (ex. certaines parties de l’Asie centrale) restent peu
évangélisées, confirmant que ce signe n’est pas pleinement réalisé.
- Apostasie générale : Vous affirmez que l’apostasie est réalisée, citant saint Paul (2 Thess 2, 3-7) et saint Jean Chrysostome (Homélies sur 2 Thessaloniciens, Patrologia Graeca 62, col. 409). Cependant,
l’apostasie doit être universelle (generalis), comme le note Cornelius a Lapide : « Generalis apostasia… » (In 2 Thessalonicenses, 1631, p. 633). Bien que de nombreuses nations aient apostasié (ex. Espagne, 1967), des communautés catholiques traditionalistes
(ex. Fraternité Saint-Pie X, Église souterraine chinoise) persistent, et des fidèles restent attachés à la foi pré-1962, comme le reconnaît Fortes in Fide : « Les quelques fidèles seront… des ‘anciens catholiques’ n’ayant pas apostasié » (20/12/2006). Cette
apostasie n’est donc pas universelle.
- Antéchrist : Vous liez l’Antéchrist au déchaînement de Satan (Ap 20, 1-7), mais saint Thomas d’Aquin précise : « Homo peccati est Antichristus… qui se manifestabit ante diem Domini » (In 2 Thessalonicenses,
ch. 2, lect. 1, éd. Parma, vol. 13, p. 486). Aucun Antéchrist personnel n’a émergé en 2025, et saint Grégoire le Grand insiste sur la brièveté de cette période : « Modico tempore… » (Moralia in Job, Livre 32, ch. 15, Patrologia Latina 76, col. 659). Ce signe
reste futur.
Réfutation : Les signes eschatologiques ne sont pas pleinement accomplis, et leur progression n’implique pas une disparition fonctionnelle de l’Église ou de ses sacrements avant l’instant T.
1.2. L’obstacle au « mystère d’iniquité » n’est pas uniquement la Papauté
Vous identifiez l’obstacle de 2 Thess 2, 6-7 (o katéchon, « celui qui retient ») comme la Papauté, citant l’abbé Thomas : « La papauté… rempart qui protège l’Église… » (1892, pp. 262-263). Si vis pacem
conclut : « L’Église n’aura plus la force… parce qu’il n’y aura plus de légitimes Successeurs » (7/1/2007). Cette interprétation, bien que plausible, est partielle et ne contredit pas la pérennité de l’Église.
- Interprétation élargie : Saint Augustin propose une vision plus large : « De medio fiat… donec de medio Ecclesiae fiat mysterium iniquitatis… » (« Jusqu’à ce que sorte du milieu de l’Église le mystère
d’iniquité… », De Civitate Dei, 20, 19, Patrologia Latina 41, col. 684). L’obstacle (o katéchon) est l’Église elle-même, dont la Papauté est une composante, mais non la seule. L’Église, par sa hiérarchie et sa mission, retient le mal, comme le note saint Thomas
: « Ecclesia… est columna et firmamentum veritatis » (Summa Theologiae, I, q. 1, a. 8, éd. léonine, vol. 4, p. 23). Même sans successeur légitime visible (hypothèse sédévacantiste), l’Église persiste par ses prêtres et fidèles, comme le reconnaît Fortes in
Fide (20/12/2006).
- Juridiction de suppléance : Cardinal Billot explique : « Ecclesia supplet iurisdictionem in defectu ordinariae potestatis, praesertim pro bono animarum » (« L’Église supplée la juridiction en l’absence
de pouvoir ordinaire, surtout pour le bien des âmes », De Ecclesia Christi, 1927, vol. 1, p. 623, pré-1962). En contexte sédévacantiste, les prêtres traditionalistes reçoivent cette juridiction pour administrer les sacrements, assurant leur continuité.
Réfutation : L’obstacle (o katéchon) est l’Église dans son ensemble, et non uniquement la Papauté. Même en l’absence de successeur légitime, l’Église persiste avec ses sacrements jusqu’à l’instant T.
1.3. L’apostasie moderne n’annihile pas l’Église
Vous attribuez l’apostasie à Vatican II (Dignitatis Humanae), accusant des clercs apostats (Paul VI, cardinal Bea) d’avoir promu la liberté religieuse, entraînant la « chute » des nations catholiques.
Vous citez Léon XIII : « Sous le nom séducteur de liberté du culte, proclament l’apostasie légale… » (È Giunto, 1889). Cependant, cette crise, bien que grave, n’annihile pas l’Église.
- Indéfectibilité : Le Christ promet : « Ego dico tibi, quia tu es Petrus… et portae inferi non praevalebunt adversus eam » (« Je te dis que tu es Pierre… et les portes de l’enfer ne prévaudront pas
contre elle », Mt 16, 18, Vulgate, 1592, p. 971). Saint Augustin commente : « Ecclesia non deficit, quia Christus est cum ea usque ad finem » (« L’Église ne défaille pas, car le Christ est avec elle jusqu’à la fin », Sermon 295, Patrologia Latina 38, col.
1349). Le Catéchisme de Trente confirme : « Ecclesia… nunquam deficiet, sed usque ad finem mundi permanebit » (« L’Église… ne défaillira jamais, mais demeurera jusqu’à la fin du monde », Partie I, art. 9, éd. 1566, p. 72).
- Présence des fidèles : Votre propre adepte, Fortes in Fide, reconnaît : « Les quelques fidèles seront… des ‘anciens catholiques’ n’ayant pas apostasié… » (20/12/2006). Ces fidèles, avec des prêtres
traditionalistes, maintiennent les sacrements, comme le permet la juridiction de suppléance (Billot).
Réfutation : L’apostasie moderne, bien que réelle, n’annihile pas l’Église, qui persiste par ses fidèles et ses sacrements jusqu’à l’instant T.
1.4. La conversion des Juifs suit l’Antéchrist
Vous citez saint Jérôme : « De l’incrédulité des Nations viendra pour Israël la connaissance de la Vérité… quand la plénitude des Nations est entrée, alors tout Israël sera sauvé » (Homilia 1 in Cantica
Canticorum, Patrologia Latina 23, col. 1123), mais notez que les Juifs actuels s’opposent au Christ, recevant l’Antéchrist (saint Robert Bellarmin, In Psalmum 108, 7). Si vis pacem conclut que leur châtiment ouvrira leur cœur à la conversion (22/1/2007). Cette
interprétation est correcte, mais précise la chronologie.
- Chronologie eschatologique : Saint Thomas d’Aquin explique : « Omnis Israel salvabitur post plenitudinem gentium… » (« Tout Israël sera sauvé après la plénitude des nations », Super Epistolas S. Pauli
Lectura, In Romanos, ch. 11, lect. 4, éd. Parma, vol. 13, p. 110). La « plénitude des nations » (Rm 11, 25) précède la venue de l’Antéchrist (2 Thess 2, 3), et la conversion des Juifs suit son règne, comme le note saint Grégoire le Grand : « Enoch et Elias
venient ad confirmandum fidem… » (« Énoch et Élie viendront pour confirmer la foi… », Moralia in Job, Livre 9, Patrologia Latina 75, col. 876). Ces deux témoins (Ap 11, 3-7) combattront l’Antéchrist et prépareront la conversion des Juifs avant la Parousie.
- Présence de l’Église : L’Église, bien que persécutée, sera présente pour accueillir cette conversion, comme le garantit Mt 16, 18.
Réfutation : La conversion des Juifs se produira après l’Antéchrist, et l’Église sera là pour les accueillir, confirmant sa pérennité jusqu’à l’instant T.
2. Défense de la pérennité de l’Église et de ses sacrements
2.1. L’indéfectibilité de l’Église jusqu’à l’instant T
L’Église est indéfectible, garantissant sa présence et sa mission sacramentelle jusqu’à la Parousie.
- Matthieu 28, 20 : « Ego vobiscum sum omnibus diebus, usque ad consummationem saeculi » (« Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle », Vulgate, 1592, p. 1002). Saint Thomas
commente : « Consummatio saeculi est finis mundi, quando Christus veniet » (Super Evangelium S. Matthaei Lectura, ch. 28, lect. 2, éd. Parma, vol. 10, p. 264).
- 1 Corinthiens 11, 26 : « Quotiescumque enim manducabitis panem hunc… mortem Domini annuntiabitis, donec veniat » (« Toutes les fois que vous mangerez ce pain… vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à
ce qu’il vienne », Vulgate, 1592, p. 1086). Saint Jean Chrysostome précise : « Quotiescumque offerimus… donec veniat » (Homélies sur les Corinthiens, Hom. 28, Patrologia Graeca 61, col. 237). La Messe persistera jusqu’à l’instant T.
2.2. Continuité des sacrements en période de crise
Même en crise sédévacantiste, les sacrements restent disponibles.
- Validité des sacrements : Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, sacramenta novae legis non esse valida nisi per ministrum in statu gratiae, anathema sit » (« Si quelqu’un dit que les sacrements…
ne sont pas valides à moins que le ministre ne soit en état de grâce, qu’il soit anathème », Session VII, Canon 7, éd. 1564, p. 54). Saint Thomas ajoute : « Sacerdos, etiam si sit peccator, potest conficere Eucharistiam, dummodo intendat facere quod facit
Ecclesia » (« Un prêtre, même pécheur, peut consacrer l’Eucharistie, pourvu qu’il ait l’intention de faire ce que fait l’Église », Summa Theologiae, III, q. 82, a. 7, éd. léonine, vol. 12, p. 242).
- Juridiction de suppléance : Cardinal Billot (De Ecclesia Christi, 1927, p. 623) garantit la licéité des sacrements en l’absence de juridiction ordinaire, permettant aux prêtres traditionalistes de
continuer leur ministère.
Conclusion : L’Église, indéfectible, maintiendra ses sacrements jusqu’à l’instant T, même en période de crise.
Udp
Abbé EJ+
Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
-
Dalmata 3.0
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
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Dalmata 3.0
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Abbé Jacqmin a écrit :Cher Vincent,
Et voici ma réponse aux texte sur les 7 sens de l’abomination
(Je dois reconnaitre qu’un grand travail très intéressant a été fait pour comprendre cette crise actuelle, par l’abbe Zins et ses adeptes).
Chers Abbé Zins, Fortes in Fide, Si vis pacem, Luern, Faf, Chaussis, et EA,
Vous avez exploré les « divers sens patristiques de l’abomination dans le Lieu Saint » (Mt 24, 15 ; Dn 9, 27 ; 11, 31 ; 12, 11), en identifiant sept significations (idole, faux culte, perversion dogmatique,
antipapes, société apostate, Antéchrist, débauche des consacrés), dont six seraient réalisées aujourd’hui, notamment à travers la crise post-Vatican II. Vous affirmez que cette crise, marquée par l’apostasie et les antipapes modernes, prépare l’Antéchrist,
réduisant l’Église à une présence clandestine. En tant que sédévacantiste attaché à la doctrine catholique antérieure à 1962, je vais démontrer que l’Église, avec ses sacrements, persistera jusqu’à l’instant précis de la Parousie (le « point T »), malgré les
persécutions, et que vos arguments, bien que partiellement fondés, reposent sur des interprétations erronées ou incomplètes.
1. Réfutation des erreurs eschatologiques et ecclésiales
1.1. Les sens de l’abomination ne signifient pas une disparition fonctionnelle de l’Église
Vous identifiez sept sens de l’abomination dans le Lieu Saint, en affirmant que six sont réalisés aujourd’hui, réduisant l’Église à un état de clandestinité (Fortes in Fide, 9/9/2017 ; Zins, 3/10/2017).
Cependant, ces sens, bien que reflétant une crise grave, ne signifient pas une disparition fonctionnelle de l’Église ou de ses sacrements avant l’instant T.
- Premier et deuxième sens (idole et faux culte) : Vous citez l’installation d’une statue de Bouddha à Assise (1986) comme une réalisation littérale (Zins, 25/9/2017) et l’interdiction de la « vraie
Messe » comme un abandon du vrai culte (Zins, 26/9/2017). Le cardinal Billot note : « Le Sacrifice… sera partout proscrit… sauf ce qui pourra se faire… dans l’ombre souterraine des catacombes… » (La Parousie, 26/9/2017). Cette clandestinité, cependant, ne
signifie pas une cessation universelle. Saint Jean Chrysostome commente 1 Co 11, 26 : « Quotiescumque offerimus… donec veniat » (« Chaque fois que nous offrons… jusqu’à ce qu’il vienne », Homélies sur les Corinthiens, Hom. 28, Patrologia Graeca 61, col. 237).
La Messe persiste, même clandestinement, jusqu’à l’instant T.
- Troisième sens (perversion dogmatique) : Vous dénoncez l’humanisme de Vatican II comme une « perversion de tout le dogme » (saint Jérôme, In Matthaeum, 24, 15s, 27/9/2017). Paul VI déclare : « Nous…
nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme » (7/12/1965). Cependant, cette hérésie, bien que grave, n’annihile pas l’Église. Saint Augustin affirme : « Ecclesia non deficit, quia Christus est cum ea usque ad finem » (« L’Église ne défaille pas,
car le Christ est avec elle jusqu’à la fin », Sermon 295, Patrologia Latina 38, col. 1349).
- Quatrième sens (antipapes) : Vous identifiez une série d’antipapes modernes (Paul VI, Jean-Paul II) comme une abomination, citant saint Bernard : « On voit nettement l’abomination se tenir dans le
Lieu Saint… » (Epistola 124, 30/9/2017). Paul IV avertit : « Afin qu’il ne nous arrive point… l’abomination de la désolation… » (Cum ex Apostolatus, 1559, 3/10/2017). Cependant, l’absence de successeur légitime (hypothèse sédévacantiste) n’entraîne pas la
disparition de l’Église. Le cardinal Billot explique : « Ecclesia supplet iurisdictionem in defectu ordinariae potestatis… » (« L’Église supplée la juridiction… », De Ecclesia Christi, 1927, vol. 1, p. 623), garantissant la licéité des sacrements.
- Cinquième sens (société apostate) : Vous voyez dans la « secte conciliaire » une entité apostate (Si vis pacem, 9/9/2017 ; saint Augustin, De Civitate Dei, 20, 19, 2, 5/10/2017). Cette crise interne,
bien que réelle, n’annihile pas l’Église, qui persiste par ses fidèles traditionalistes (Fortes in Fide, 20/12/2006, dans le texte précédent).
- Sixième sens (Antéchrist) : Vous notez que l’Antéchrist personnel n’est pas encore apparu (Zins, 6/10/2017). Saint Jérôme précise : « L’homme d’iniquité… osera s’asseoir dans le temple de Dieu… » (In
Matthaeum, 24, 15s). Ce sens reste futur, et l’Église persistera jusqu’à cet événement.
- Septième sens (débauche des consacrés) : Vous dénoncez la débauche contemporaine (Zins, 13/10/2017), citant 1 Co 3, 16s. Saint Thomas décrit des pratiques immorales sous Antiochus (In II Machabaeorum,
6, 1s). Cependant, la corruption des consacrés n’entraîne pas la disparition des sacrements valides, comme le garantit le Concile de Trente (voir infra).
Réfutation : Ces sens reflètent une crise grave, mais l’Église et ses sacrements persistent, même clandestinement, jusqu’à l’instant T.
1.2. La crise actuelle n’annihile pas l’Église
Vous attribuez la crise à Vatican II et aux antipapes, voyant une apostasie généralisée (Luern, 27/9/2017). Cependant, l’indéfectibilité de l’Église garantit sa survie.
- Indéfectibilité : Jésus promet : « Ego dico tibi, quia tu es Petrus… et portae inferi non praevalebunt adversus eam » (« Je te dis que tu es Pierre… et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre
elle », Mt 16, 18, Vulgate, 1592, p. 971). Le Catéchisme de Trente confirme : « Ecclesia… nunquam deficiet, sed usque ad finem mundi permanebit » (« L’Église… ne défaillira jamais… », Partie I, art. 9, éd. 1566, p. 72).
- Présence des fidèles : Fortes in Fide (texte précédent, 20/12/2006) reconnaît des « anciens catholiques n’ayant pas apostasié ». Ces fidèles, avec des prêtres traditionalistes, maintiennent les sacrements.
Réfutation : La crise, bien que grave, n’annihile pas l’Église, qui reste présente jusqu’à l’instant T.
2. Défense de la pérennité de l’Église et de ses sacrements
2.1. L’indéfectibilité jusqu’à l’instant T
L’Église est indéfectible, garantissant sa mission sacramentelle jusqu’à la Parousie.
- Matthieu 28, 20 : « Ego vobiscum sum omnibus diebus, usque ad consummationem saeculi » (« Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle », Vulgate, 1592, p. 1002). Saint Thomas
commente : « Consummatio saeculi est finis mundi… » (Super Evangelium S. Matthaei Lectura, ch. 28, lect. 2, éd. Parma, vol. 10, p. 264).
- 1 Corinthiens 11, 26 : « Quotiescumque… mortem Domini annuntiabitis, donec veniat » (« Vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne », Vulgate, 1592, p. 1086).
2.2. Continuité des sacrements
Même en crise sédévacantiste, les sacrements restent disponibles.
- Validité : Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, sacramenta… non esse valida nisi per ministrum in statu gratiae, anathema sit » (« Si quelqu’un dit que les sacrements… ne sont pas valides…
», Session VII, Canon 7, éd. 1564, p. 54). Saint Thomas ajoute : « Sacerdos, etiam si sit peccator, potest conficere Eucharistiam… » (Summa Theologiae, III, q. 82, a. 7, éd. léonine, vol. 12, p. 242).
- Juridiction de suppléance : Cardinal Billot (De Ecclesia Christi, 1927, p. 623) assure la licéité des sacrements en l’absence de juridiction ordinaire.
Conclusion : L’Église et ses sacrements persisteront jusqu’à l’instant T, même en période de crise.
Udp
Abbé EJ+
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Dalmata 3.0
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- Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06
Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Abbé Jacqmin a écrit :Cher Vincent,
Pour répondre au lien
Jérusalem non juive jusqu'à la fin des temps des nations ?
[Edit : C’est une réponse aux trois dernier liens.
Alors… on est convaincu que l’Eglise persiste jusqu’au retour de NSJC?]
Voici ma réponse :
Chers Abbé Zins, Fortes in Fide, Si vis pacem, EA, Veni de Libano, Le Roitelet, et PGM,
1. Réfutation des erreurs eschatologiques et ecclésiales
1.1. La « fin des temps des nations » n’implique pas la disparition fonctionnelle de l’Église
Vous définissez la « fin des temps des nations » comme l’apostasie générale des nations catholiques, préparant l’Antéchrist (Zins, 19/12/2006 ; Si vis pacem, 21/11/2006). Vous citez saint Grégoire le
Grand : « Par le nombre mille… tout le temps de la Sainte Église… Satan sera délié… » (Moralia in Job, 32, 15, 28/11/2006), et affirmez que l’Église sera « presque invisible » (Fortes in Fide, 20/12/2006). Cependant, cette période de crise n’entraîne pas une
cessation universelle de l’Église ou de ses sacrements avant l’instant T.
- Apostasie non universelle : Vous notez que des nations comme Monaco maintiennent officiellement le catholicisme (Si vis pacem, 8/12/2006), et Fortes in Fide reconnaît : « Les quelques fidèles seront…
des ‘anciens catholiques’ n’ayant pas apostasié » (20/12/2006). L’apostasie n’est donc pas totale. Saint Jean Chrysostome explique : « Quotiescumque offerimus… donec veniat » (« Chaque fois que nous offrons… jusqu’à ce qu’il vienne », Homélies sur les Corinthiens,
Hom. 28, Patrologia Graeca 61, col. 237). La Messe persistera, même clandestinement, jusqu’à l’instant T.
- Clandestinité temporaire : Fortes in Fide admet : « L’Église sera comme retirée au Cénacle… » (20/12/2006). Saint Grégoire précise : « Pour une brève période néanmoins… » (Moralia in Job, 32, 15).
Cette clandestinité est temporaire et n’annule pas la présence de l’Église.
Réfutation : La « fin des temps des nations » reflète une crise grave, mais l’Église persiste jusqu’à l’instant T.
1.2. L’obstacle (o katéchon) n’est pas uniquement la Papauté
Vous identifiez l’obstacle de 2 Thess 2, 6-7 comme la Papauté (Si vis pacem, 7/1/2007), citant l’abbé Thomas : « La papauté… rempart… » (Le règne du Christ, 1892, pp. 262-263). Cependant, cette interprétation
ne contredit pas la pérennité de l’Église.
- Interprétation élargie : Saint Augustin propose : « De medio fiat… donec de medio Ecclesiae fiat mysterium iniquitatis… » (« Jusqu’à ce que sorte du milieu de l’Église le mystère d’iniquité… », De
Civitate Dei, 20, 19, Patrologia Latina 41, col. 684). L’obstacle est l’Église dans son ensemble, dont la Papauté est une composante. Saint Thomas note : « Ecclesia… est columna et firmamentum veritatis » (Summa Theologiae, I, q. 1, a. 8, éd. léonine, vol.
4, p. 23). Même sans successeur légitime (hypothèse sédévacantiste), l’Église persiste par ses évêques, prêtres et fidèles.
- Juridiction de suppléance : Cardinal Billot explique : « Ecclesia supplet iurisdictionem… » (« L’Église supplée… », De Ecclesia Christi, 1927, vol. 1, p. 623). Les évêques et prêtres traditionalistes
maintiennent les sacrements.
Réfutation : L’obstacle (o katéchon) est l’Église, et non uniquement la Papauté. La pérennité de l’Église est assurée jusqu’à l’instant T.
1.3. La conversion des Juifs n’annule pas la présence de l’Église
Vous affirmez que la conversion des Juifs suivra l’apostasie des nations (Si vis pacem, 22/12/2006), citant saint Jérôme : « Quand la plénitude des Nations est entrée, alors tout Israël sera sauvé »
(Homilia 1 in Cantica Canticorum, 25/11/2006). Cependant, l’Église sera présente pour accueillir cette conversion.
- Chronologie : Saint Thomas précise : « Omnis Israel salvabitur post plenitudinem gentium… » (« Tout Israël sera sauvé après… », Super Epistolas S. Pauli Lectura, In Romanos, ch. 11, lect. 4, éd. Parma,
vol. 13, p. 110). La conversion des Juifs suit le règne de l’Antéchrist, comme le note saint Grégoire : « Enoch et Elias venient… » (Moralia in Job, Livre 9, Patrologia Latina 75, col. 876).
- Présence de l’Église : Jésus garantit : « Ego vobiscum sum… usque ad consummationem saeculi » (Mt 28, 20, Vulgate, 1592, p. 1002). L’Église persistera jusqu’à cet instant.
Réfutation : La conversion des Juifs se produira après l’Antéchrist, et l’Église sera présente pour les accueillir.
2. Défense de la pérennité de l’Église et de ses sacrements
2.1. L’indéfectibilité jusqu’à l’instant T
L’Église est indéfectible, garantissant sa mission sacramentelle jusqu’à la Parousie.
- Matthieu 16, 18 : « Ego dico tibi, quia tu es Petrus… et portae inferi non praevalebunt adversus eam » (Vulgate, 1592, p. 971). Saint Augustin commente : « Ecclesia non deficit… » (Sermon 295, Patrologia
Latina 38, col. 1349).
- 1 Corinthiens 11, 26 : « Quotiescumque… mortem Domini annuntiabitis, donec veniat » (Vulgate, 1592, p. 1086).
2.2. Continuité des sacrements
- Validité : Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, sacramenta… non esse valida… anathema sit » (Session VII, Canon 7, éd. 1564, p. 54). Saint Thomas ajoute : « Sacerdos, etiam si sit peccator…
» (Summa Theologiae, III, q. 82, a. 7, éd. léonine, vol. 12, p. 242).
- Juridiction : Cardinal Billot (De Ecclesia Christi, 1927, p. 623) garantit la licéité des sacrements en l’absence de juridiction ordinaire.
Conclusion : L’Église et ses sacrements persisteront jusqu’à l’instant T.
Udp
Abbé EJ+
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Dalmata 3.0
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- Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06
Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Bonjour à tous,
Voici le dernier mél que j'ai reçu de l'abbé Jacqmin, en réponse à ma "plainte" sur son sermon.
Je crois que, l'abbé Jacqmin a fait tout son possible pour vider son sac, réfuter point par point maladroitement certes, puisqu'il répond souvent à côté, mais on ne peut que le remercier pour les efforts fournis, le courage de travailler sur une question qui remet en cause son activité professionnelle et donc son devoir d'état, donc l'encourager à persévérer dans l'étude et la méditation des données de Foi (et non de simples opinions) que l'abbé Zins a rassemblées.
Maintenant l'abbé Zins ne pourra plus dire que personne n'a voulu débattre avec lui, donc au moins une bonne chose est que l'abbé Zins ne se heurte plus au mur du silence.
Suite à la dernière réponse du 28/05 de l'abbé Zins qui a donné 15 liens à étudier, l'abbé Jacqmin a produit 5 longues réponses en 24h.
DVG UDP.
Voici le dernier mél que j'ai reçu de l'abbé Jacqmin, en réponse à ma "plainte" sur son sermon.
Je crois que, l'abbé Jacqmin a fait tout son possible pour vider son sac, réfuter point par point maladroitement certes, puisqu'il répond souvent à côté, mais on ne peut que le remercier pour les efforts fournis, le courage de travailler sur une question qui remet en cause son activité professionnelle et donc son devoir d'état, donc l'encourager à persévérer dans l'étude et la méditation des données de Foi (et non de simples opinions) que l'abbé Zins a rassemblées.
Maintenant l'abbé Zins ne pourra plus dire que personne n'a voulu débattre avec lui, donc au moins une bonne chose est que l'abbé Zins ne se heurte plus au mur du silence.
Suite à la dernière réponse du 28/05 de l'abbé Zins qui a donné 15 liens à étudier, l'abbé Jacqmin a produit 5 longues réponses en 24h.
DVG UDP.
Dalmata 3.0, le plaignant a écrit : jeu. 29 mai 2025 23:15 Bonsoir bien cher abbé Zins,
Dans son sermon de ce jour, l'abbé Jacqmin expose, sans vous nommer explicitement, le temps qu'il a passé à réfuter "tous vos arguments" et que d'après lui vous auriez esquivé certains points, en prétextant qu'il se répète et que vous aviez déjà répondu.
Disons qu'oralement, c'est plus fluide que par écrit, vu la longueur de ses réponses à chaque fois.
Je remarque qu'il résume en s'empêchant d'employer "fin du monde" (peut-être n'ayant pas eu l'habitude d'employer cette expression), mais il dit que vous avez marqué des points en distinguant "la fin des temps" et "les derniers temps".
Par contre il déforme vos propos, car il dit que vous reconnaissez des prêtres valides, mais que d'après vous ils seraient illicites à cause d'une juridiction anormale; vous attribuant l'idée que vous ne reconnaissez pas la juridiction de suppléance, alors qu'en fait vous avez toujours parlé de la juridiction de suppléance en long en large et en travers, donc c'est faux de vous attribuer ces propos.
En effet, c'est pour une autre raison que vous dîtes que la juridiction est illicite (lignée schismatique, hérétique ou apostate) et il s'empresse de dire que les prêtres en question ne sont pas hérétiques ou schismatiques (alors que c'est ce que vous démontrez et que j'ai résumé dans mes échanges avec lui, puisqu'il n'avait pas le temps d'écouter entre 5h et 10h de vidéo) donc que ces prêtres "non hérétiques et non schismatiques" ont le droit de donner les sacrements puisque l'Eglise est indéfectible (ce que vous dîtes aussi, puisque l'Eglise ne peut pas se tromper, mais ceux qui se trompent ne sont pas d'Eglise, voici la nuance).
Il regrette que vous enseigniez qu'on retourne au temps d'avant Noé où il n'y avait pas de liturgie, pas de sacrifice au temple de Jérusalem, et que Dieu étant bon, Dieu ne peut pas nous abandonner et ne pas nous envoyer les sacrements puisque l'époque est si dure qu'on a besoin des grâces.
Or nous n'avons plus certains sacrements aujourd'hui, mais pas tous.
Et avant Noé, ils n'avaient pas le révélation, ni l'exemple des Saints, ni le passage de NSJC Rédempteur, donc nous sommes équipés de beaucoup plus d'enseignements et de grâces que les gens de l'ancien testament sous la loi mosaique ou anté-déluge sous la loi naturelle, nous sommes sous la loi de la grâce, et Dieu n'a pas besoin des sacrements pour faire passer sa grâce, les sacrements sont le moyen ordinaire qu'il faut employer et que Dieu utilise quand l'Eglise est en ordre, mais il peut passer à côté des sacrements de pénitence et d'eucharistie, et nous recevons le sacrement de baptême que le monde n'avait pas avant la venue de NSJC, donc cela se voit que l'abbé Jacqmin n'a pas compris votre position.
Au son de sa voix et aux intonations, on sent qu'il est sincère, d'ailleurs il dit qu'il espère que vous êtes sincère vous aussi; mais il trouve que c'est pas normal que vous ne preniez pas ses arguments car la sincérité oblige à tenir compte des démonstrations, réfutations, arguments, etc...
Plus de messe publique, mais l'abbé Jacmin dit que y'aura des messes cachées, donc que la prophétie de Daniel ne dit pas ce que vous lui attribuez par Cornélius a Lapide.
DVG UDP
https://youtu.be/5w-ta5BXaW4?feature=shared&t=2870 à 47min50
Abbé Jacqmin a écrit :Cher Vincent,
Voici une réponse à votre plainte sur mon sermon :
Défense catholique de la validité et de la licéité des ordinations et sacres des lignées lefebvristes et thucistes
Dans une perspective catholique, les lignées lefebvristes et thucistes sont considérées comme des remparts contre les erreurs de Vatican II (notamment Dignitatis Humanae et Gaudium et Spes , perçues
comme hérétiques) et contre les antipapes (de Paul VI à Benoit XVI, accusés d’hérésies publiques). Leur réaction est jugée légitime et nécessaire pour préserver la foi catholique traditionnelle. Voici les arguments démontrant leur validité et leur licéité.
1. Validité des ordinations et sacres
1.1. Validité des consécrations épiscopales
Les consécrations épiscopales effectuées par Mgr Marcel Lefebvre (1988) et Mgr Ngô Đình Thục (années 1980) sont sacramentellement valides, car elles respectent les exigences de la forme, de la matière,
et de l’intention définies par la doctrine catholique.
- Autorité sacramentelle des consécrateurs : Mgr Lefebvre et Mgr Thục étaient des évêques validement consacrés avant Vatican II, selon le rite romain traditionnel ( Pontificale Romanum , pré-1962). Le
Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, ordines… non esse vere et proprie sacramentum… anathema sit » (« Si quelqu’un dit que les ordres… ne sont pas un vrai sacrement… qu’il soit anathème », Session VII, Canon 1, éd. 1564, p. 52). Leur pouvoir d’ordre,
conféré par leur consécration épiscopale, leur permet de transmettre validement l’ordre épiscopal.
- Forme et intention : Les consécrations ont été réalisées selon le rite traditionnel, qui garantit la validité. Saint Thomas d’Aquin précise : « Ordo episcopalis vere imprimit characterem… dummodo forma
et intentio recta serventur » (« L’ordre épiscopal imprime véritablement un caractère… pourvu que la forme et l’intention soient correctes », Summa Theologiae , III, q. 82, a. 6, éd. léonine, vol. 12, p. 240). Mgr Lefebvre et Mgr Thục avaient l’intention de
faire ce que fait l’Église, c’est-à-dire de consacrer des évêques pour perpétuer la foi catholique traditionnelle face aux erreurs perçues de Vatican II.
- Circonstances extraordinaires : En contexte catholique, où l’on considère que les papes post-Vatican II sont des hérétiques pour cause d’hérésies publiques (ex. liberté religieuse, œcuménisme), ces
consécrations étaient nécessaires pour assurer la survie de la hiérarchie catholique. Saint Augustin soutient : « In necessitate, licet agere pro bono Ecclesiae » (« En cas de nécessité, il est licite d’agir pour le bien de l’Église », Sermo 46 , Patrologia
Latina 38, col. 287). La crise perçue justifie leur action.
Conclusion : Les consécrations épiscopales des lignées lefebvristes et thucistes sont valides, car elles respectent les exigences sacramentelles.
1.2. Validité des ordinations sacerdotales
Les prêtres ordonnés par les évêques de ces lignées sont également valides, car les évêques consécrateurs ont le pouvoir d’ordre nécessaire.
- Pouvoir des évêques : Les évêques issus de Mgr Lefebvre et Mgr Thục, étant validement consacrés, peuvent ordonner des prêtres. Le Concile de Trente déclare : « Si quis dixerit, per ordinationem… non
dari donum Spiritus Sancti… anathema sit » (« Si quelqu’un dit que par l’ordination… le don du Saint-Esprit n’est pas donné… qu’il soit anathème », Session VII, Canon 3, éd. 1564, p. 53).
- Rite traditionnel : Les ordinations ont été effectuées selon le rite romain traditionnel, assurant leur validité. Saint Thomas d’Aquin explique : « Sacerdotium… imprimit characterem… si forma Ecclesiae
servatur » (« Le sacerdoce… imprime un caractère… si la forme de l’Église est observée », Summa Theologiae , III, q. 82, a. 7, éd. léonine, vol. 12, p. 242).
Conclusion : Les ordinations sacerdotales des lignées lefebvristes et thucistes sont valides.
2. Licéité des ordinations, sacres, et ministères
2.1. Licéité en contexte de crise : Juridiction de suppléance
Dans une perspective catholique, où l’on considère que le Siège de Pierre est vacant en raison des hérésies publiques des antipapes, la licéité des ordinations, sacres, et ministères de ces lignées repose
sur la juridiction de suppléance.
- Juridiction de suppléance : L’Église supplée la juridiction en cas de nécessité. Le cardinal Billot enseigne : « Ecclesia supplet iurisdictionem in defectu ordinariae potestatis, praesertim pro bono
animarum » (« L’Église supplée la juridiction en l’absence de pouvoir ordinaire, surtout pour le bien des âmes », De Ecclesia Christi , 1927, vol. 1, p. 623, pré-1962). Dans une crise où les autorités ordinaires sont jugées hérétiques (ex. Paul VI approuvant
Dignitatis Humanae , perçu comme contraire à Quanta Cura de Pie IX, 1864), les prêtres et évêques de ces lignées reçoivent une juridiction supplétive pour administrer les sacrements.
- Nécessité face à la crise : Mgr Lefebvre et Mgr Thục ont agi pour préserver la foi face aux erreurs de Vatican II (ex. liberté religieuse, œcuménisme) et les successeurs de Mgr Thuc contre les antipapes.
Saint Thomas d’Aquin soutient : « In periculo fidei, licet agere contra ordinem consuetum » (« En cas de danger pour la foi, il est licite d’agir contre l’ordre habituel », Summa Theologiae , II-II, q. 33, a. 4, éd. léonine, vol. 8, p. 264). Leur action est
donc licite en raison de la nécessité.
Conclusion : Les ordinations et sacres sont licites grâce à la juridiction de suppléance.
2.2. Absence de schisme ou d’hérésie
Les membres du clergé issu des lignées lefebvristes et thucistes qui sont (devenus) sedevacantistes ne peuvent être accusés de schisme ou d’hérésie, car ils maintiennent la foi catholique traditionnelle.
- Non-schismatiques : Pie XII définit le schisme : « Schisma est… a communione Ecclesiae separatio… per negationem obedientiae legitimae » (« Le schisme est… une séparation de la communion de l’Église…
par négation de l’obéissance légitime », Mystici Corporis , 29/6/1943, Acta Apostolicae Sedis , vol. 35, p. 202). Dans une perspective catholique, ces lignées ne rejettent pas une autorité légitime (vacance du Siège), mais refusent d’adhérer aux réformes post-Vatican
II. Saint Thomas d’Aquin ajoute : « Non est schisma si quis resistat praelato propter fidem » (« Il n’y a pas schisme si quelqu’un résiste à un prélat pour la foi », Summa Theologiae , II-II, q. 39, a. 1, éd. léonine, vol. 8, p. 312).
- Non-hérétiques : Ces lignées adhèrent à la doctrine pré-1962, rejetant les erreurs perçues de Vatican II. Léon XIII condamne la liberté religieuse : « Libertas cultus… est contra rationem » (« La liberté
des cultes… est contraire à la raison », Libertas Praestantissimum , 20/6/1888, Acta Sanctae Sedis , vol. 20, p. 593). Les lignées lefebvristes et thucistes maintiennent cette position, contrairement aux antipapes accusés d’hérésie.
Conclusion : Ces lignées ne sont ni schismatiques ni hérétiques, leur ministère est licite.
2.3. Réaction légitime et nécessaire
Leur réaction contre Vatican II et les antipapes est légitime et nécessaire pour préserver la foi.
- Erreur de Vatican II : Dignitatis Humanae (1965) proclame un droit à la liberté religieuse, perçu comme contradictoire avec Quanta Cura de Pie IX (1864), qui condamne : « Libertatem conscientiae… errorem
esse » (« La liberté de conscience… est une erreur », Acta Sanctae Sedis , vol. 3, p. 162). Saint Thomas d’Aquin enseigne : « Fides non potest mutari… sine periculo » (« La foi ne peut être changée… sans danger », Summa Theologiae , II-II, q. 1, a. 10, éd.
léonine, vol. 8, p. 22). Le rejet de ces réformes est légitime.
- Antipapes hérétiques : En sédévacantisme, Paul VI et ses successeurs sont des antipapes pour hérésie publique. Paul IV décrète : « Si… un Souverain Pontife… a dévié de la foi… la promotion… est nulle…
» ( Cum ex Apostolatus , 15/2/1559). Leur rejet est donc justifié.
Conclusion : Leur action est légitime et nécessaire pour préserver la foi.
Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Dans les Sacrements, il y a les effets ex opere operato, c.à.d. proprement sacramentels, comme par exemple la consécration en une Messe valide, et les effets ex opere operantis, c.à.d. relevant des dispositions de ceux qui les reçoivent.Dalmata 3.0 a écrit : jeu. 29 mai 2025 17:43Voici le texte de la Session 7, Canon 7chartreux a écrit : jeu. 29 mai 2025 9:01Nego. Validité n'est pas licéité.Dalmata 3.0 a écrit : mer. 28 mai 2025 18:29Abbé Jacqmin a écrit : 4. Indéfectibilité : L’Église persiste (...), assurant des Messes licites (Concile de Trente, Session VII, Canon 7).Je pose la question : pour que la grâce soit présente, ne faut-il pas les deux, la validité ET la licéité ?Concile de Trente a écrit :C A N O N V I I.
SI QUELQU'UN dit, que la Grace, quant à ce qui est de la part de Dieu, n'est pas donnée toûjours, & à tous, par ces Sacremens, encore qu'ils soient receûs avec toutes les conditions requises ; mais que cette Grace n'est donnée que quelquefois, & à quelques-uns : Qu'il soit Anathême.
Pour prendre un exemple marquant, quelqu’un assistant à une Messe célébrée validement et licitement, s’il va communier en état de péché mortel, reçoit véritablement Notre Seigneur mais en faisant un péché mortel de sacrilège :
« C’est le péché de Judas, Le plus noir des attentats »,
dit un couplet d’un cantique de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort.
Si les dispositions de celui qui reçoit sont bonnes, la réception est de plus fructueuse, la grâce passe et produit ses fruits.
Si la Messe est célébrée validement (respect du rite, matière et forme sacramentelles valides) mais illicitement dans le schisme ou en une communauté à la doctrine publiquement hérétique, les effets ex opere operato sont produits, la consécration valide.
Celui qui sait ce caractère illicite mais y va quand même, fait une faute contre la confession de la Foi et commet la faute de soi grave de communicatio in sacris cum acatholicis.
Celui qui ne sait pas ce caractère illicite et croit de bonne foi s’adresser à une communauté catholique, selon ses dispositions intérieures peut recevoir la grâce, Dieu tenant compte de son ignorance non coupable.
Par contre, dès qu’il apprend le caractère illicite de la célébration, il pèche contre la confession de la Foi s’il continue à y aller, et dès lors il y reçoit les sacrements de façon infructueuse et peccamineuse, « mange et boit sa propre condamnation » (I Cor. 11,29).
Le canon cité rappelle à la fois les effets produits ex opere operato, et les conditions requises pour que la grâce soit présente.
Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Abbé Jacmin a écrit : viewtopic.php?p=19369&sid=dd5612b28b3ed ... fb9#p19369
Prédication universelle : Vous citez saint Thomas d’Aquin (In Romanos, 10, 18, éd. Parma, vol. 13, p. 92) et Cornelius a Lapide (In Matthaeum, 24, 14, 1631, p. 456) pour soutenir que la prédication est quasi achevée. Mais saint Thomas précise : « Il n’a pas été accompli… que l’Église ait été établie dans toutes les Nations… » (In Romanos, 10, 18). L’implantation stable de l’Église dans toutes les nations reste future, comme l’indique saint Augustin : « Adhuc sunt gentes in quibus nondum fundata est Ecclesia » (« Il y a encore des nations où l’Église n’a pas été fondée », Epistula 199, Patrologia Latina 33, col. 922). Aujourd’hui (2025), des régions (ex. certaines parties de l’Asie centrale) restent peu évangélisées, confirmant que ce signe n’est pas pleinement réalisé.
On voit ici combien et à quel point l’abbé Jacmin est prêt à plier les citations selon ses vues et désirs.
Car s’il est évident qu’au temps de Saint Augustin, et encore en celui de Saint Thomas, l’évangélisation n’avait pas encore atteint toutes les extrémités de la terre, il suffit de lire l’histoire des Missions surtout au XIXe S. pour voir que cela est fait à présent, avec de surcroît des fondations d’évêchés dans toutes les parties du monde (cf. cartes).
De même pour l’apostasie de toutes les nations, en tant que telles, il s’en tire en répétant son affirmation gratuite : “les signes eschatologiques ne sont pas pleinement accomplis”.
Bref, il nie des faits patents, uniquement pour tenter de justifier que ses célébrations seraient “licites”.
Ensuite, parler de l’Eglise éclipsée, réduite à des proportions domestiques, voire à une poignée, n’est nullement dire ni que l’Eglise aurait été totalement détruite, annihilée, ou aurait totalement disparue ou défaillie comme on prétend nous le faire dire.
Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
(N.B. : Cette réponse a été composée avant le dernier message de l'abbé Jacmin qui vient d'être rajouté, et sur lequel on va revenir.)
Tout d’abord, puisque l’abbé Jacmin a réclamé que ses réponses soient publiées sur le site Mi ca El !? , il importerait qu’il cite les miennes en entier sur son site, et non de façon entrecoupée.
Le fait-il ou pas ?
Ensuite, il est clair que toute son argumentation et ses dénégations par des affirmations catégoriques infondées, concernant la réalisation des 2 premiers signes, visent uniquement à prétendre démontrer la licéité des Messes qu’il célèbre.
Il insiste toujours sur la seule validité, et ne parle de la licéité que lorsque des questions ou remarques lui sont faites à ce sujet.
L’essentiel de son propos est là :
Abbé Jacmin a écrit :
“Je vais réfuter vos erreurs, notamment sur la prétendue cessation des Messes licites et les spéculations sur les lignées Lefebvristes/Thucistes.” ; “que les lignées Lefebvristes et Thucistes, ordonnées validement mais soi disant illicitement, ne suffiraient pas à maintenir la Messe légitime. Réfutation : La validité de la Messe ne dépend pas de la licéité des ordinations, mais de la validité des ordres sacrés et de l’intention correcte du prêtre.” ; “V confond validité et licéité. Même si certains prêtres ou évêques sont schismatiques ou ordonnés illicitement, la Messe reste valide tant que les conditions canoniques sont remplies. La persistance de Messes valides (et licites) dans diverses communautés (prêtres traditionalistes) dément l’idée d’une cessation universelle.” ; “ Sur les lignées Lefebvristes et Thucistes : La validité de la Messe ne dépend pas de la licéité, et des Messes valides persistent, contredisant une cessation.” ; “des communautés catholiques traditionalistes (ex. Fraternité Saint-Pie X, Église souterraine chinoise) continuent d’offrir la Messe tridentine, conformément à la Tradition”.
L’abbé Jacmin passe donc sans cesse de l’objection d’illicéité à la réponse à côté : ça n’empêche pas la validité, ce qui n’est pas l’objet de l’objection.
Une seule fois, il s’en tire par cette affirmation gratuite : “La persistance de Messes valides (et licites) dans diverses communautés (prêtres traditionalistes) dément l’idée d’une cessation universelle.”, appuyée sur cette autre : “les lignées Lefebvristes et Thucistes, ordonnées validement mais soi disant illicitement”.
Et comme il sait qu’il marche en ceci sur des oeufs, il se braque et focalise sur, réduit tout à et martèle l’impossibilité de la cessation de messes avant “l’instant T”.
Son argutie peut se résumer par ce syllogisme : “La cessation de messes avant “l’instant T” est impossible” ; or seulement “en diverses communautés de prêtres traditionalistes il y a une persistance de Messes valides” ; donc ces messes sont forcément aussi licites, ne serait-ce que par suppléance. Ce qui constitue un grossier sophisme.
En ce cas, il ne lui reste plus qu’a prétendre que tant les messes des schismatiques orientaux auto-proclamés “orthodoxes” que celles des sectes de Palmar, de Spokane et d’ailleurs, voire de valides messes noires, seraient forcément aussi licites.
Par ailleurs, puisque l’abbé Jacmin tient que la “lignée épiscopale lefebvriste a été ordonnée licitement”, peut-il confirmer ou dénier cette affirmation grave ? :
Vrai ou faux ?Remigius a écrit : mer. 09 avr. 2025 14:24 viewtopic.php?p=19151&sid=b1ed9574c8407 ... 0b2#p19151
“L'abbé Jacqmin n’évoque pas la légitimité ni la licéité de Papes ou d’évêques, car il a été ordonné par Mgr Williamson, et une seconde fois par un "évêque" de la lignée thuciste.”
-
Dalmata 3.0
- Messages : 113
- Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06
Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Bien cher abbé Zins,
Merci pour vos réponses claires comme de l'eau de roche.
DVG UDP.
Merci pour vos réponses claires comme de l'eau de roche.
DVG UDP.
Dalmata, par mél, a écrit :Cher abbé Jacqmin,
Chronologiquement, avant votre réponse de ce matin, il y a eu la réponse de l'abbé Zins, sur la session VII,Canon VII, puisque "Chartreux" avait réagit et que j'avais posé une question.
Je continue de faire l'intermédiaire pour vous envoyer les réponses publiques de l'abbé Zins, mais vous pouvez les voir vous-même sur le forum puisque vous avez le lien du sujet.
Je ne sais pas si vous avez entrepris la démarche de vous inscrire sur le forum pour publier vos réponses et pour répondre directement aux questions qui vous sont posées ?
DVG UDP.
Voici donc pour Session VII,Canon VII : (copie de la réponse présente plus haut dans le fil de discussion)
Dalmata, par un deuxième mél, a écrit :Cher abbé Jacqmin,
Je n'ai pas encore publié votre mél de ce matin, l'abbé Zins, après la réponse sur Session VII,Canon VII, a répondu à vos 5 méls d'hier, mais pas encore à votre réponse à ma plainte sur votre sermon :
Il demande si vous publiez ses réponses intégralement et non entrecoupées sur votre site, puisque lui a accepté que vos réponses soient intégralement publiées sur le sien.
Et il vous pose d'autres questions, je vous laisse en prendre connaissance.
DVG
Voici les 2 réponses de l'abbé Zins de ce matin : (copie des réponses présentes plus haut dans le fil de discussion)
-
Dalmata 3.0
- Messages : 113
- Inscription : mar. 30 mai 2023 18:06
Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Avant de voir les réponses postées ce matin par M. l'abbé Zins, j'ai reçu un mél de M. l'abbé Jacqmin que voici.
Abbé Jacqmin a écrit :Cher Vincent
Voici ma réponse
Réfutation des allégations sur les lignées thucistes et lefebvristes
La conclusion affirme que : « Les lignées thucistes présentent des doutes sérieux sur leur validité (état mental de Thục) et leur
licéité (schisme, scandales). La lignée lefebvriste, bien que valide, est critiquée pour son illicéité (schisme implicite). La prudence exige de rejeter les sacrements douteux, mais Dieu peut accorder des grâces extraordinaires en période de crise. » Je vais
démontrer que ces allégations sont infondées ou exagérées, en défendant la validité et la licéité des lignées thucistes, ainsi que la licéité des lignées lefebvristes, tout en clarifiant le principe de prudence.
1. Défense des lignées thucistes : Validité et licéité
1.1. Validité des sacres thucistes : Réfutation des doutes sur l’état mental de Mgr Thục
L’allégation principale contre la validité des sacres thucistes repose sur des doutes concernant l’état mental de Mgr Thục, qui
aurait manqué de lucidité pour administrer validement un sacrement. Cette accusation est exagérée et ne repose pas sur des preuves concluantes.
- Doctrine sur la validité sacramentelle : Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, ordines… non esse vere et proprie
sacramentum… anathema sit » (« Si quelqu’un dit que les ordres… ne sont pas un vrai sacrement… qu’il soit anathème », Session VII, Canon 1, éd. 1564, p. 52). Saint Thomas d’Aquin précise : « Ad validitatem sacramenti sufficit intentio minima facere quod facit
Ecclesia » (« Pour la validité d’un sacrement, il suffit d’une intention minimale de faire ce que fait l’Église », Summa Theologiae, III, q. 64, a. 8, éd. léonine, vol. 12, p. 84). Mgr Thục, évêque validement consacré avant Vatican II, a utilisé le rite traditionnel
(Pontificale Romanum, pré-1962) lors des sacres de 1981 (Guérard des Lauriers, Carmona, Zamora). Même en cas de troubles mentaux, une intention minimale est présumée si la forme et la matière sont respectées.
- Présomption de lucidité : Les doutes sur l’état mental de Thục (témoignages de Cekada, Sanborn, Barthe, Lara) sont spéculatifs
et ne constituent pas une preuve juridique. Le Code de droit canonique de 1917 stipule : « In dubio, factum praesumitur rectum » (« En cas de doute, l’acte est présumé correct », Canon 2200). Mgr Thục a lui-même affirmé sa lucidité : « Je certifie avoir fait
les ordinations de Palmar en toute lucidité… Donné le 19/12/1981 à Toulon, en complète possession de toutes mes facultés » (Einsicht, mars 1982, p. 13). Sans preuve médicale ou canonique formelle d’incapacité, les sacres doivent être présumés valides.
- Contexte des sacres de 1981 : Contrairement aux sacres de Palmar (1976), ceux de 1981 (Guérard des Lauriers, Carmona, Zamora)
ont été effectués dans un contexte sédévacantiste clair, après la déclaration de Thục sur la vacance du Siège (25/2/1982). Cette déclaration montre une réflexion cohérente, même si ses actes antérieurs (ex. concélébration Novus Ordo) sont contradictoires.
Saint Augustin note : « Errare humanum est… sed perseverare in errore diabolicum » (« L’erreur est humaine… mais persévérer dans l’erreur est diabolique », Sermo 164, Patrologia Latina 38, col. 896). Les erreurs passées de Thục n’invalident pas automatiquement
ses sacres ultérieurs.
- Simulation non prouvée : L’accusation de simulation (Thục aurait « fait semblant » de dire la messe Novus Ordo) est anecdotique
et ne s’applique pas aux sacres. Même si Thục a simulé une messe, cela ne signifie pas qu’il a simulé les sacres. L’intention minimale est présumée en l’absence de preuve contraire.
Réfutation : Les doutes sur l’état mental de Thục sont insuffisants pour invalider ses sacres. La validité est présumée, car la
forme, la matière, et l’intention minimale sont respectées.
1.2. Licéité des sacres thucistes : Absence de schisme et scandales non pertinents
L’allégation de schisme et de scandales est également contestable dans une perspective sédévacantiste.
- Absence de schisme : Pie XII définit le schisme : « Schisma est… a communione Ecclesiae separatio… per negationem obedientiae
legitimae » (« Le schisme est… une séparation de la communion de l’Église… par négation de l’obéissance légitime », Mystici Corporis, 29/6/1943, Acta Apostolicae Sedis, vol. 35, p. 202). En sédévacantisme, Thục rejette l’autorité des papes conciliaires (Jean-Paul
II, déclaré antipape pour hérésie publique dans Dignitatis Humanae, contraire à Quanta Cura de Pie IX, 1864). Paul IV décrète : « Si… un Souverain Pontife… a dévié de la foi… la promotion… est nulle… » (Cum ex Apostolatus, 15/2/1559). Thục ne rejette donc
pas une autorité légitime, mais une autorité illégitime, évitant ainsi le schisme.
- Scandales non pertinents : Les scandales (sacres de Laborie, Kozik, Fernandez, Datessen) concernent des actes antérieurs ou postérieurs
aux sacres sédévacantistes de 1981. Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, sacramenta… non esse valida nisi per ministrum in statu gratiae, anathema sit » (« Si quelqu’un dit que les sacrements… ne sont pas valides… », Session VII, Canon 7, éd.
1564, p. 54). Les péchés ou scandales de Thục (ex. Palmar) n’affectent pas la licéité des sacres de 1981, effectués pour préserver la foi.
- Juridiction de suppléance : En période de crise, l’Église supplée la juridiction. Le cardinal Billot explique : « Ecclesia supplet
iurisdictionem in defectu ordinariae potestatis, praesertim pro bono animarum » (« L’Église supplée la juridiction… surtout pour le bien des âmes », De Ecclesia Christi, 1927, vol. 1, p. 623). Les sacres de Thục, visant à maintenir la succession apostolique
face à une hiérarchie hérétique, sont licites dans ce contexte.
Réfutation : Les sacres thucistes ne sont ni schismatiques (vacance du Siège) ni illicites (juridiction de suppléance). Les scandales
n’affectent pas leur licéité.
2. Défense des lignées lefebvristes : Licéité confirmée
2.1. Absence de schisme
L’allégation d’un « schisme implicite » dans la lignée lefebvriste est infondée en sédévacantisme.
- Contexte sédévacantiste : Bien que Mgr Lefebvre n’ait pas proclamé explicitement la vacance du Siège, ses sacres de 1988 visaient
à préserver la foi face aux hérésies conciliaires. Saint Thomas d’Aquin soutient : « Non est schisma si quis resistat praelato propter fidem » (« Il n’y a pas schisme si quelqu’un résiste à un prélat pour la foi », Summa Theologiae, II-II, q. 39, a. 1, éd.
léonine, vol. 8, p. 312). En sédévacantisme, l’autorité de Jean-Paul II est nulle (Cum ex Apostolatus), rendant les sacres de Lefebvre non schismatiques.
- Juridiction de suppléance : Comme pour Thục, les sacres de Lefebvre sont licites grâce à la juridiction de suppléance (Billot,
De Ecclesia Christi, 1927, p. 623). Ils répondent à une nécessité pour le bien des âmes.
Réfutation : La lignée lefebvriste n’est pas schismatique, même implicitement, dans une perspective sédévacantiste.
3. Principe de prudence et sacrements douteux
3.1. Prudence mal interprétée
L’appel à la prudence pour rejeter les sacrements douteux est exagéré. Le P. Davis est cité : « Il n’est jamais permis d’adopter
un processus probable… en abandonnant la voie la plus sûre » (Moral and Pastoral Theology, 1938, vol. III, p. 27). Cependant, cette règle s’applique à des doutes objectifs et graves, pas à des spéculations.
- Validité présumée : Sans preuve formelle d’invalidité, les sacrements thucistes doivent être présumés valides (Canon 2200). Les
sacrements lefebvristes sont reconnus valides, même par Rome.
- Pratique pastorale : Saint Thomas d’Aquin enseigne : « In dubiis, libertas » (« En cas de doute, la liberté », Summa Theologiae,
I-II, q. 96, a. 6, éd. léonine, vol. 7, p. 168). Les fidèles peuvent recevoir ces sacrements en bonne conscience, surtout en période de crise où les alternatives sont rares.
Réfutation : La prudence n’exige pas de rejeter ces sacrements, car les doutes ne sont pas suffisamment fondés.
Conclusion : Les lignées thucistes et lefebvristes sont valides et licites dans une perspective sédévacantiste. Les doutes sur l’état
mental de Thục sont insuffisants pour invalider ses sacres, et les accusations de schisme sont infondées. La prudence n’exige pas de rejeter ces sacrements, et les fidèles peuvent y recourir en période de crise.
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Dalmata 3.0
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Re: Désaccord de l'abbé Jacqmin sur l'absence de prêtre et d'évêque licites, et de l'usurpation de Jean XXIII et Paul VI
Nouveaux messages de M. l'abbé Jacqmin :
Abbé Jacqmin a écrit :Licéité absolument nécessaire et indispensable existant forcément sur terre
Cher Vincent, cher Abbé Zins,
Je souhaite répondre à la réplique de l’abbé Zins concernant mes propos sur la prédication universelle et l’Église éclipsée, tout en clarifiant ma position sur l’indéfectibilité de l’Église et les sacrements.
1. Sur la prédication universelle et les signes eschatologiques
L’abbé Zins me reproche de « plier les citations » de saint Thomas d’Aquin (In Romanos, 10, 18) et de saint Augustin (Epistula 199), en affirmant que l’évangélisation est quasi achevée, comme le montrent
les missions du XIXe siècle et les fondations d’évêchés dans le monde entier. Je concède volontiers que l’évangélisation, au sens de l’annonce de l’Évangile à toutes les nations (Mt 24, 14), est effectivement réalisée. Saint Jean Chrysostome commente : « Evangelium…
in omnem terram exiit, non ut omnes crederent, sed ut omnes audirent » (« L’Évangile… est allé dans toute la terre, non pas pour que tous croient, mais pour que tous entendent », Homélies sur Romains, Hom. 19, Patrologia Graeca 60, col. 583). Les missions
modernes, notamment sous Pie IX et Léon XIII, ont établi des diocèses dans presque toutes les régions du monde, y compris en Asie centrale, bien que les communautés y soient petites.
Aussi je maintiens que l’implantation stable de l’Église, telle que saint Thomas la conçoit (« Nondum impletum est ut Ecclesia in omnibus gentibus fundata sit », In Romanos, 10, 18, éd. Parma, vol. 13,
p. 92), n’est pas une condition scripturaire pour le signe eschatologique de Mt 24, 14.
Ce n’est qu’une opinion de moindre valeur, que je laisse tomber.
L’abbé Zins a raison : l’annonce universelle est suffisante, et ce signe est accompli. Concedo.
Concernant l’apostasie des nations, l’abbé Zins affirme qu’elle est réalisée, Si l’apostasie des nations est évidente (aucune nation n’a le catholicisme comme religion d’État, sauf des micro-États comme
Monaco, Constitution de Monaco, 1962, art. 9, et encore pratiquement ils acceptent Rome apostate), le troisième signe, le règne de l’Antéchrist, reste futur (Catéchisme de Trente, Partie I, art. 9, éd. 1566, p. 68).
Mon propos n’est donc pas de nier les faits, mais de souligner que ceci n’empêche pas l’Église de subsister jusqu’à la fin T.
2. Sur l’Église éclipsée et l’indéfectibilité
Je salue la concession de l’abbé Zins selon laquelle l’Église, bien qu’« éclipsée, réduite à des proportions domestiques, voire à une poignée », continue d’exister. Cela est conforme à l’indéfectibilité
promise par le Christ : « Ego dico tibi, quia tu es Petrus… et portae inferi non praevalebunt adversus eam » (Mt 16, 18, Vulgate, 1592, p. 971). Saint Augustin précise : « Ecclesia… in fine saeculi… quasi in umbra erit » (« L’Église… à la fin des temps… sera
comme dans l’ombre », De Civitate Dei, 20, 19, Patrologia Latina 41, col. 684). L’abbé Zins ne nie donc pas l’indéfectibilité en principe.
Mais en pratique …. :
Cependant, l’abbé Zins soutient qu’il n’y a plus de Messe publique, ce qui poserait un «défaut super grave » à l’indéfectibilité (absence de magistère, sacrements, évêques, prêtres). Cette position est
problématique. L’indéfectibilité implique que l’Église conserve les moyens essentiels de salut, y compris les sacrements. Le Concile de Trente enseigne : « Si quis dixerit, sacramenta novae legis non esse necessaria ad salutem… anathema sit » (« Si quelqu’un
dit que les sacrements de la nouvelle loi ne sont pas nécessaires au salut… qu’il soit anathème », Session VII, Canon 4, éd. 1564, p. 53). Si l’Église subsiste, même réduite, elle doit avoir accès aux sacrements, notamment la Messe, qui est « le centre et
la racine de la vie chrétienne » (Catéchisme de Trente, Partie II, art. 4, éd. 1566, p. 156).
Qui dit Messe, dit prêtres et évêques…:
3. Nécessité des lignées thucistes et lefebvristes
L’abbé Zins semble nier la (nécessité de la) licéité des célébrations en période de crise, mais si l’Église est indéfectible, elle doit disposer de prêtres et d’évêques pour administrer les sacrements.
En contexte sédévacantiste, où le Siège est vacant (Paul IV, Cum ex Apostolatus, 15/2/1559), les lignées thucistes et lefebvristes, bien que sans mandat pontifical, sont licites grâce à la juridiction de suppléance. Le cardinal Billot explique : « Ecclesia
supplet iurisdictionem in defectu ordinariae potestatis, praesertim pro bono animarum » (« L’Église supplée la juridiction… surtout pour le bien des âmes », De Ecclesia Christi, 1927, vol. 1, p. 623). Les sacres de Mgr Thục (1981) et de Mgr Lefebvre (1988)
visaient à préserver la foi face aux hérésies conciliaires, un motif légitime.
Si l’abbé Zins rejette ces lignées, où trouve-t-il les prêtres et évêques nécessaires à l’Église éclipsée ? Saint Thomas d’Aquin soutient : « In necessitate, licet agere pro bono Ecclesiae » (« En cas
de nécessité, il est licite d’agir pour le bien de l’Église », Summa Theologiae, II-II, q. 33, a. 4, éd. léonine, vol. 8, p. 264). Les lignées thucistes, lefebvristes, et d’autres (ex. celles issues de l’abbé Kelly) sont donc une solution nécessaire pour assurer
la continuité des sacrements.
Où est le magistère indispensable et la Messe de l’Eglise selon L'abbé Zins? Si elle est nul part alors les portes de l’enfer ont prévalu ce qui n’est pas possible de par la promesse explicite de Jésus Christ même. Sa solution est de dire que
c’est la fin des temps et que les prophéties le disent. Ce que j’ai réfuté plusieurs fois : l’Eglise demeure jusqu’à l’instant T. Donc assister à mes Messes après un bonne confession ou ailleurs où il y de vrais prêtres catholique (de "suppléance »).
Udp
Abbé EJ+
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