SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :
III. Le concile de Trente a défini que les sacrements de la nouvelle Loi ne sont pas seulement des signes extérieurs de grâce, mais qu'ils confèrent réellement les grâces qu'ils signifient, et qu'ils les confèrent d'eux-mêmes (ex opere operato, sess. 7 can. 6 et 8). Le ministre et celui qui reçoit le sacrement ont un rôle important à jouer, comme nous allons bientôt l'expliquer ; mais ce sont les sacrements qui sont les vraies causes de la grâce.
L'opus operatum est l'acte sacramentel lui-même, par opposition à l'opus operantis, qui sont les bonnes dispositions ou mérites du ministre ou de celui qui reçoit le sacrement. Aux puristes qui critiqueraient l'emploi d'operor au passif, nous pouvons répondre avec S. Augustin : Melius est ut nos reprehendant grammatici quam ut non intelligant populi.
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
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SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :
III. 1. La sainte Écriture présente cette doctrine en de nombreux passages.
Marc 16:16 a écrit : Celui qui croira et qui sera baptisé, sera sauvéJean 3:5 a écrit : Aucun homme, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, ne peut entrer dans le royaume de Dieu
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SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :
Actes 2:38 a écrit : Faites pénitence, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour la rémission de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.Actes 22:16 a écrit : Reçois le baptême, et lave tes péchés en invoquant son nom.
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SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :
Actes 8:17, 18 a écrit : Alors ils leur imposaient les mains, et ils recevaient l'Esprit-Saint. 18 Lorsque Simon eut vu que par (διὰ) l'imposition des mains des Apôtres l'Esprit-Saint était donné2 Tim. 1:6 a écrit : Je t’avertis de rallumer la grâce de Dieu, que tu as reçue par (διὰ) l’imposition de mes mains
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SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :Tite 3:5 a écrit : il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais en vertu de sa miséricorde, par le bain de la régénération et du renouvellement de l’Esprit-SaintEph. 5:25, 26 a écrit : le Christ aussi a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, 26 afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée dans le baptême d’eau par la parole de vie (τῷ λουτρῷ τοῦ ὕδατος ὲν ῥήματι)
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SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :
III. 2. Les témoignages sont abondants chez les Pères aussi.
Tertullien, [i]De Bapt.[/i], ch. 1 et 2 a écrit : Béni soit le sacrement de notre eau, par lequel (qua), libérés des péchés de notre aveuglement d'avant, nous sommes rendus libres pour la vie éternelle ... nous pauvre petits poissons, qui suivons notre grand poisson (ἰχθύς) Jésus-Christ, sommes nés dans l'eau ; et nous ne sommes en sécurité que dans l'eau ... N'est-il pas merveilleux qu'un simple bain nous nettoie de la mort ?Cf. aussi S. Jean Chrysostome, Hom. 25 in Joann. ; S. Cyril d'Alexandrie, Lib. 2 in Joann. ; S. Léon, Serm. 4 De Nativ. Domini ; S. Augustin, Tract. 80 in Joann., n. 3. Dans le symbole de Nicée, nous confessons également "un baptême pour (εἰς) la rémission des péchés". Cf. concile de Milève, ch. 2, et deuxième concile d'Orange, can. 5.S. Grégoire de Nysse, [i]In Bapt. Christi[/i] a écrit : Le baptême, c'est l'effacement des péchés ; la rémission des transgressions ; la cause de la rénovation et de la régénération. (...) Si quelqu'un me demandait comment l'eau régenère, au sujet de l'initiation mystique effectuée par elle, je répondrais avec juste raison, « Montrez-moi comment nous sommes nés de la chair, et je vous montrerai le pouvoir de cette seconde naissance qui est suivant l'esprit »
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SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :
III. 3. Cette doctrine est confirmée encore par la pratique constante de l'Église. Si le sacrement ne conférait pas la grâce de lui-même, il n'y aurait aucune raison de baptiser des enfants, des personnes inconscientes ou ayant perdu la raison. C'était autrefois une coutume établie dans toute l'Église (et elle est restée dans l'Église d'Orient) d'administrer non seulement le baptême mais aussi la sainte eucharistie et la confirmation aux nouveaux-nés.
Concernant le célèbre débat scolastique sur la question de savoir si les sacrements sont des causes physiques ou morales de la grâce, on pourra consulter Franzelin, De Sacram., thes. x.; Drouin, De Re Sacram., q. iv, cap. 2.
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SWS, Livre VII, II, C1, §246 a écrit :
Scholie. Avant la venue du Christ, il devait exister, dans la loi de nature et dans la loi mosaïque, un remède quelconque pour au moins le péché originel. D'après S. Augustin, dans la loi mosaïque ce remède était la circoncision (De Nupt. et Concup., lib. ii. c. 11 ; De Bapt., lib. iv. c. 24). Les Pères latins et les scolastiques, à sa suite, parlent de "sacrements de l'ancienne Alliance", expression reprise par les conciles de Florence et de Trente. Ce dernier concile condamne l'opinion de Calvin que les sacrements de l'ancienne et de la nouvelle alliance ne diffèrent que par des cérémonies extérieures (sess. vii., De Sacr., can. 2). La sentence commune est que les premiers ne pouvaient pas conférer la grâce ex opere operato, contrairement aux seconds. Cf. S. Thomas, IIIa, q. 62, art. 6 ; Drouin, De Re Sacr., q. ii.
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SWS, Livre VII, II, C1, §247 a écrit :
Section 247. L'institution des sacrements.
I. Il découle de la doctrine exposée à la section précédente que les sacrements doivent avoir une origine divine. Dieu seul, Lui qui est la source de toute grâce, peut donner à des actes naturels le pouvoir de produire des effets surnaturels ; et c'est Dieu seul qui justifie, nous dit l'Apôtre. Il est l'auteur des sacrements non seulement en tant que Cause première qui le fait auteur de toutes choses, mais même en tant que cause principale, coopérant avec des agents qui ne sont même pas secondaires mais seulement instrumentaux.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C1, §247 a écrit :
II. Il est de foi que les sacrements ont été institués par le Christ notre Seigneur (concile de Trente, sess. 8, De Sacr., can. 1). Cette institution par le Christ a été une action théandrique (cf. §174, VI plus haut ). En tant qu'homme, il a institué les sacrements, et donné des instructions aux Apôtres pour bien les administrer ; mais leur pouvoir de conférer la grâce vient de son autorité divine. Nous pouvons cependant aller plus loin et dire que l'humanité du Christ joue un rôle d'une importance particulière dans l'institution des sacrements. Il a mérité toutes les grâces ; il est le médiateur et le fondateur de la nouvelle Alliance, et la Tête de l'Église ; c'est de lui que dépend l'application de ses mérites.
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