Si vis pacem a écrit : mar. 23 août 2022 23:22
InHocSignoVinces a écrit : dim. 14 août 2022 18:49
En réponse à ce qui a été déclaré par Si Vis Pacem, nous répondons que
Saint Paul n'a pas résisté à Saint Pierre pour s'être écarté de la Foi, il
a résisté à Saint Pierre par un manque d'imprudence vénielle.
Vous reconnaissez donc que saint Paul à résisté à saint Pierre ... s'ensuit donc :
Si vis pacem a écrit : jeu. 04 août 2022 22:11
a) votre argumentation s’écroule puisque
b) votre dossier complet est hors sujet,
c) et que, dans leur ensemble, vos réponses à l’abbé Zins respirent d’autant plus la passion malsaine qu’elles s’éloignent de la Vérité …
Vous devriez (re)lire de temps en temps les messages se situant dans
Consécration, but et règlement …
Reste cependant toujours effective cette réflexion :
Abbé Zins
En changeant à peine les termes de votre sophisme :
“Reconnaître et résister à celui que l'on considère comme étant le Pape est hérétique et schismatique. Or Saint Paul a reconnu et résisté à celui qu'il considérait et qui était le "Pape" (Saint Pierre : cf. Gal. 2,11). Saint Paul était donc un cas notoire de reconnaissance et de résistance au Pape, ce qui est défini dans le Magistère comme schismatique et hérétique.”
Mais .. Saint Paul ?? …
La teneur de ce fil est biaisée en ses fondements, tant en son titre, que par le sophisme sous forme de syllogisme qui en est la base.
En son titre, doublement. D’abord en cette assertion hors sujet :
“Défense de Saint Paul”. Tout simplement, puisque Saint Paul n’a nullement été attaqué par nous. Son exemple, relaté explicitement par lui-même, n’ayant été mis en avant que pour montrer la fausseté de l’affirmation péremptoire se voulant universelle servant de majeure au déraisonnement sophistique. Affirmation faussée qui compose la 2e partie du titre de ce fil :
“reconnaître et résister au pape est hérétique et schismatique”, en tant qu’elle est faite sans nuance, de façon absolue et se voulant valable en tout cas.
L’affirmation et l’exemple même de Saint Paul suffisant à montrer le sophisme sous forme de syllogisme qui est la base de toute l’argumentation, celle-ci est sapée à la base et s’écroule, comme l’a souligné Si vis pacem.
Quant aux très justes citations pontificales qu’InHoc a faites tout au long à la suite, on peut lui appliquer cette brève réflexion de Saint Augustin à l’un de ses contradicteurs ayant fait de même :
« Bene curis, sed extra viam.» ;
« Tu cours bien, mais hors de la voie.». Ce qu’on pourrait retranscrire, sous forme de note d’un professeur corrigeant une copie : Réflexions intéressantes, mais hors sujet. Et si cela concernait l’ensemble de la copie, la note qui suivrait serait un zéro.
En outre, quant au cas historique ici évoqué, sont appliquées des données justes en elles-mêmes à une réalité objective qui n’y correspond pas, sinon en de fausses apparences extérieures. C’est donc de fait sur un mirage subjectif que repose cette application par là même inadéquate et portée à faux. En effet, tenez-vous que Montini-P6 était “infaillible” en ses démolitions de la Liturgie bi-millénaire de la Sainte Eglise, écarts de données de Foi, actes scandaleux, tentatives de les imposer ? Fallait-il y obtempérer ou y résister ?
Si résister en soi à la personne, même tenue faussement pour pontife, en des actes ou demandes opposés au bien commun de l’Eglise était, comme vous le prétendiez précédemment, de soi “hérétique” ou “schismatique”, il vous faudrait tenir pour tel Saint Paul, avouant lui-même :
« je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible » (Galates II,11). Et si l’Apôtre a reconnu l’avoir fait par un devoir impératif pour un acte qui n’était qu’une imprudence (en ne songeant alors qu’à ne pas heurter les judaïsants) et un défaut d’appréciation (que les non-juifs ne risquaient pas d’être scandalisés par son changement d’attitude dans les repas) sur un point pratique propre à nuire indirectement à la Foi, cela ne le serait pas pour des actes s’y attaquant frontalement en diverses de ses racines immuables ?
C’est, que vous le reconnaissiez ou pas, objectivement à un “loup déguisé en brebis” s’attaquant à l’Eglise qu’il y a eu résistance ouverte.
Votre seule possibilité de reproche est de déplorer, avec un anachronique recul de 50 ans, que cette résistance n’ait pas aussitôt su conclure avoir affaire à un tel infiltré (1), avoir mis du temps à admettre ou n’être pas parvenu à le faire, que Dieu ait pu permettre une si terrible épreuve semblant s’opposer sous divers angles à des données de Foi. Et vous, quand y êtes-vous parvenus ? Par vous-mêmes ? Sans errer auparavant ?
(1) Cela ne me venait même pas à l’esprit alors, ni à celui de ceux qui m’entouraient. Commençant à chercher à comprendre ce qui arrivait, comment cela pouvait se faire, les uns disaient : c’est son entourage, il est drogué, prisonnier ; il a été remplacé par un sosie, etc..