JCL a écrit :
Le point cinq me parait donc être celui qui explique le mieux dans quel sens profond et précis la pureté du corps renvois à celle de l'âme.
Mais peut être que c'est cette pureté ou impureté de l’Âme entrevue par celle du corps qui est plus simplement le plus important. A creuser encore pour moi…
Reste tout de même, il me semble, que le premièrement est très critiquable ainsi rendue et mis en premier.
Permettez-moi de commencer par vous dire qu'il m'aurait fallu un assez long labeur de recherches et d'analyses pour fournir une réponse approchant de la teneur de celle de H. Lesêtre, dans le
Dictionnaire de la Bible. Il y analyse en effet la question sous des angles variés et complémentaires, partant du sens le plus commun et littéral pour remonter peu à peu vers les plus élevés. En cette optique, il conviendrait seulement d'inverser les points 5 et 6, pour mettre le 5 en dernier comme le plus élevé.
Ensuite, c'est la méthode la plus logique et la plus sûre, des commentaires des passages de la Sainte Ecriture, de commencer par bien exposer le sens littéral et historique, avant de s'élever aux divers sens spirituels. Ici, Lesêtre l'a fait en paliers montants du plus commun au plus parfait (sauf à inverser les points 5 et 6) ; en l'occurrence, de ce qui se rapporte au corps vers ce qui se rapporte à l'âme, comme l'a bien signalé Laetitia.
JCL a écrit :
4000 ans me paraisse pas trop long en soi, ce n'est pas ce que je voulais dire, je voulais surtout contredire la notion d'évolutionnisme morale, comme si Dieu attendait une sorte de stade élevé de civilisation pour se révéler.
Comment mieux vous répondre à ce sujet, qu'en citant une homélie de Saint Augustin sur l'Evangile de la fête de tous les Saints, que nous lisions ce matin même au Bréviaire :
Homélie de Saint Augustin, sur le Saint Évangile selon Saint Matthieu ch. 5, 1-12 a écrit :
« « En ce temps-là : Jésus, voyant la foule, monta sur la montagne, et lorsqu’Il se fut assis, les disciples s’approchèrent de Lui.»
Si l’on demande ce que signifie la montagne, on peut bien dire qu’elle signifie des préceptes de justice plus élevés, parce que ceux qui avaient été donnés aux Juifs étaient inférieurs.
C’est toutefois le même Dieu qui, réglant avec un ordre admirable l’économie des temps, a donné, par ses Saints Prophètes et par ses autres serviteurs, des préceptes moins parfaits à un peuple qu’il fallait encore contenir au moyen de la crainte, et, par son Fils, des préceptes plus parfaits, à un peuple qu’il convenait d’affranchir au moyen de la charité.
Si de moindres commandements sont donnés à des âmes moins parfaites, et de plus grands à de plus parfaites ils sont toujours donnés par Celui qui est le seul à bien savoir fournir au genre humain le remède approprié à la diversité de ses besoins.
Et il ne faut pas s’étonner que le même Dieu, Créateur du ciel et de la terre, donne, en vue du Royaume des Cieux, de plus grands préceptes, après en avoir donné de moindres pour celui de la terre.
C’est de cette justice plus grande, que le Prophète a dit : « Votre justice est comme les montagnes de Dieu.» Et c’est ce que figure très bien la montagne où cette justice est enseignée par l’unique et seul Maître capable d’enseigner des choses si sublimes.»