Quant à ce de quoi Jésus n’avait nul besoin d’
“être sauvé”, à savoir du péché et de ses conséquences, la récente réponse de SVP vient de le souligner avec pertinence.
Nous y reviendrons donc seulement ensuite, d’une façon plus fondamentale, ou pour ainsi dire plus radicale, en conformité avec le principe déterminant la solution de toutes ces questions.
Pourtant sauvé de fait de la mort ? :
Voyons d’abord pourquoi Saint Paul ne s’exprime, - dans le passage cité à propos de
“la délivrance” ou
“du salut” de la mort -, que d’une façon très relative, selon un mode humain de penser par rapport aux données ordinaires en cette matière :
« offrant.. des supplications à Celui qui pouvait Le sauver de la mort ».
Sauvé de quoi ? De la mort. Mais
la mort n’étant, dans l’optique actuelle de la Création, qu’une conséquence du péché, Jésus n’avait donc point
de soi à y passer.
Toutefois, en sa nature humaine, Il a cependant eu à y passer
de fait et l’a voulu Lui-même. On peut donc, selon un mode humain ordinaire de penser et de s’exprimer, parler de son
“salut” ou
“délivrance” de la mort.
Cela est exprimable, de fait, pour le contexte réel de ce que Dieu a voulu, et librement accepté en la nature humaine du Verbe.
C’est en ce sens relatif que l’exprime Saint Paul (Hb. 5,7), et selon une manière humaine de s’exprimer vis-à-vis de nous. Sens toutefois que relatif, car, même en tant qu’Homme,
la mort n’était nullement due pour le Christ-Jésus, et Il n’avait nullement à en
"être sauvé" en soi.
Pourquoi ?
D’abord, essentiellement, en tant qu’unie au Verbe, en tant, qui plus est, qu’étant celle même du Verbe, sa nature humaine était de soi immortelle.
Ensuite, comme conséquence de ce qui précède, parce que cette nature humaine n’avait ni le péché originel, ni aucun péché actuel personnel à expier de la sorte.
Dieu le Père l’a cependant voulu ainsi de fait, et le Verbe en sa nature humaine tout pareillement, afin de pouvoir produire une expiation infinie pour autrui, seule apte à racheter le genre humain en satisfaisant pleinement la divine Justice.
On peut dès lors, en un sens relatif et selon une manière humaine de s’exprimer, dire que le Christ-Jésus, en tant qu’Homme, a
de fait “été sauvé de la mort”.
En ce cas, pour éviter toute ambiguïté, pour écarter surtout la pente vers l’erreur qui va être exposée à la suite, il faudrait au moins préciser explicitement, comme Saint Paul dans le passage cité :
“sauvé de la mort”. Ou, plus discrètement,
“délivré” de la mort. Et mieux, en ajoutant : en sa nature humaine (assumée), ou en tant qu’Homme.
Cependant, même en cette optique de mort voulue, acceptée, effective,
Jésus avait-Il vraiment “besoin” d’en “être sauvé” de fait ?
Veuillez essayer de trouver par vous-même, en cette nouvelle optique plus restreinte, que répondre à ces nouvelles questions connexes :
Jésus avait-Il vraiment “besoin” de fait d’ “être sauvé” de la mort ?
Si oui, en quoi ? et par qui ? Si non, pourquoi ?