Représentant de Mère Teresa, traduit par le chartreux a écrit :
-Au
8) : la deuxième prière eucharistique est essentiellement basée sur la prière eucharistique du début du IIIème siècle attribuée à Hippolyte.
-Au
8) : C'est Jésus lui-même qui a associé l'idée d'action de grâces à la Cène ; le mot "eucharistie" ne signifie rien d'autre qu'"action de grâces", et est utilisé depuis des siècles par l'Église dans le contexte de la messe.
-Au
8) : chacune des prières eucharistiques mentionne clairement le sacrifice du Christ, lorsqu'elles disent : "le sang versé pour vous (...) la nouvelle alliance"
-Au
8) : l'auteur conteste que les changements n'aient été qu'extérieurs et n'aient pas touché l'essentiel de la messe, mais ce qu'il dit juste après montre le contraire. On peut être "choqué" par ce qui peut appraître comme un manque de beauté ou de poésie dans la langue vernaculaire, mais cela ne doit pas faire perdre de vue le sens profond des paroles et actes et la réalité derrière.
-Au
8) : Il n'est tout simplement pas vrai que les luthériens et les autres ne trouvent rien à redire théologiquement au
Novus Ordo. (Je connais des Anglicans qui ne trouvent rien à redire à l'ancien rite, que pourtant le critique approuve, à juste titre cette fois).
-Au
9) : il n'y a pas trace dans l'Écriture ou la tradition que Notre Seigneur ait jamais dit
mysterium fidei. Cette expression est omise dans beaucoup de rites orientaux. Dans le rite renouvelé, cette expression est dite juste après les prières consécratoires. Une des normes générales exprimées par le concile était un retour aux traditions anciennes et à l'Écriture-Sainte (faudrait-il interdire cela uniquement par ce que Luther l'a fait ?)
-Au
9) : concernant "pour tous" et "pour plusieurs". C'est une doctrine condamnée par l'Église de dire que Notre Seigneur n'est pas mort pour tous les hommes ; cf. Denzinger,
Enchiridion Symbolorum, 1952, numéros 160, 318, 480, 794, 795, le concile de Trente sur la justification, et aussi plusieurs passages de l'Écriture disant la même chose.
-Au
9) : concernant l'aspect "narratif" : les prières consécratoires sont déja "narratives" dans le rite de S. Pie V. Dans les quatre prières eucharistiques actuelles disponibles pour le rite renouvelé, à chaque fois l'épiclèse n'est pas narrative mais invocatoire.
-Au
9) : ce que le critique appelle "définition" n'est bien sûr qu'une description. Les premiers chrétiens parlaient de la même façon de la "fractio panis".
-Au
10) : concernant le deuxième Concile du Vatican. Si l'Esprit-Saint a validé les Conciles précédents, il ne faut pas faire exception du dernier en date. Aucun autre concile, sauf peut-être celui de Jérusalem, n'a été si parfaitement oecuménique. Ne pas accepter l'enseignement de ce concile en particulier, c'est rendre arbitraire l'acceptation des autres. L'enseignement de l'Église peut changer et évoluer sur les choses qui ne sont pas "de foi", c'est-à-dire relevant de l'infaillibilité. Les citations que l'auteur donne du premier Concile du Vatican sont justement dans cette catégorie-là. Le Syllabus par contre n'est pas infaillible (bien que comme tout autre document, il peut contenir ou répéter des déclarations infaillibles pour d'autres raisons), cf. la note de bas de page en Denzinger, 1699.