Re: Débat Rama P. Coomaraswamy - Mère Teresa (1977)
Publié : lun. 27 mai 2019 13:54
Père H. O' Leary, traduit par le chartreux a écrit : Le canon 22 nous donne une réponse sur ce point :
Il y a deux raisons différentes qui combinées à ce canon 22 montrent que l'ancien missel est devenu illicite. La première est que les termes de la constitution Missale Romanum qui introduisent le nouveau missel, expriment clairement que l'ancien missel est entièrement remplacé par le nouveau. Les instructions et directives répétées de la Congrégation pour le Culte Divin confirment pleinement que tel est l'esprit de la loi. La deuxième raison est que même si l'on considère qu'il n'y a pas eu de révocation explicite, une loi ancienne est implicitement répudiée si la nouvelle loi établie par le législateur compétent recouvre tout le domaine de l'ancienne. Tel est bien le cas ici, puisque le Saint-Siège a produit un nouveau missel, un nouveau lectionnaire, etc. Même sans révocation explicite, cela suffirait à annuler la législation liturgique de Quo Primum et toutes les prescriptions qui vont avec.Canon 22 a écrit : Une loi plus récente, édictée par l'autorité compétente, abroge une loi plus ancienne si elle le décide expressément, ou si elle la contredit directement, ou si elle organise la matière qu'elle concerne d'une façon entièrement différente
Cela devrait ou aurait dû suffire à clore la question. Le missel de 1969 a aujourd'hui complètement remplacé celui de 1570. La messe suivant des rites antérieurs ne peut être célébrée qu'en privé par des prêtres âgés ou infirmes, ou bien lorsqu'un indult particulier a été concédé, comme en Angleterre ou au Pays de Galles.
Mais bien que tout ait maintenant été dit du point de vue du droit canon, nous pouvons encore examiner certains des arguments avancés en faveur de l'idée que le missel de 1570 serait encore une forme légitime de célébration publique dans l'Église en Australie.
Il importe tout d'abord de bien distinguer célébration de S. Pie V et célébration en latin. Il n'y a aucune interdiction des messes en latin. Bien au contraire, le Saint-Siège a affirmé à plusieurs reprises son souhait que la messe en latin reste une réalité vivante, et que tous ceux qui le souhaitent aient les moyens d'assister à une telle messe. Ainsi, par exemple, le souhait exprimé par le président français Georges Pompidou que sa messe funéraire soit dite en latin était parfaitement en accord avec la loi liturgique actuelle.