LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina


Pour le bien des âmes que Dieu m'a confiées, je crois devoir traiter un sujet que les circonstances dans lesquelles je
me trouve me conseillent de mettre en lumière.

Je sais que des vérités ne fructifient qu'avec le secours de L'Esprit Saint "qui enseigne toutes choses" et qui donne la
force de pratiquer et d'aimer ce qu'Il enseigne.
Aussi je Le supplie de m'éclairer, d'instruire et de toucher mes fidèles, de
dissiper par Sa lumière les ténèbres et les erreurs dans lesquelles les maximes, les exemples et les préjugés du monde
ont pu retenir jusqu'ici quelques-unes de mes ouailles, en faisant luire à leur esprit la lumière de la vérité, afin qu'elles
fuient tout ce qui peut offenser Dieu et "que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honnête, tout ce qui est juste, tout ce qui
est saint, tout ce qui est aimable, tout ce qui est d'édification et de bonne odeur, tout ce qui est vertueux et tout ce qui est
louable dans les moeurs, occupe désormais leurs pensées et éclate dans toutes leurs oeuvres".
(Philip. ch. VII)

Les danses du genre de celles qui se font aujourd'hui prirent naissance dans les solennités du paganisme dont elles
faisaient le principal ornement. Des troupes d'hommes et de femmes, échauffées par le vin et la bonne chère, se livraient
ensemble à des transports de joie, en chantant des hymnes en l'honneur de Bacchus. Les Egyptiens en enrichirent le
culte de leur Dieu Apis. Les Hébreux qui les imitèrent autour du veau d'or, commencèrent la fête par un festin et la continuèrent
par des danses licencieuses. On dansa ensuite sur les places publiques, et des places publiques les danses
passèrent sur les théâtres, et de là elles entrèrent dans les palais des princes et des grands.



À SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Les danses pratiquées chez tous les peuples païens furent l'un des moyens les plus puissants de perpétuer, au sein
des nations infidèles, le règne abominable des démons,
le culte de tous les vices.

Les peuples qui vivaient au temps des patriarches, pratiquaient, soit en l'honneur de leurs infâmes divinités, soit dans
les fêtes patriotiques, soit dans les fêtes de famille, des danses obscènes et lubriques.


C'est en allant voir ces danses que Dina, fille de Jacob, fut enlevée, outragée, déshonorée par le fils d'un des rois de
la terre de Chanaan.


Ce sont les danses licencieuses des païens que la jeune Sara censura par des paroles : "Nunquam cum ludentibus
miscui me,
je n'ai jamais pris part à ces jeux".

"Ne fréquentez pas, dit le Saint-Esprit, la femme danseuse, cum saltatione ne sis assiduus".


A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Ce fut dans une de ces danses licencieuses que la fille d'Hérodiade enivra de luxure l'infâme Hérode et qu'elle obtint
de lui le meurtre et la tête du saint Précurseur du Messie.
"SaItavit filia Herodiadis, et quum placuisset Herodi... da mihi in
disco caput Joannis Baptistæ.
La fille d'Hérodiade dansa et après avoir plu à Hérode, elle lui dit : "donnez-moi la tête de
Jean-Baptiste".

L'enfer, à l'aide de ces danses lubriques pratiquées chez les païens, parvint à diviniser la débauche, à faire du déshonneur
des épouses, des mères, des jeunes filles, un des articles religieux du symbole païen.


Rome accueillit toutes ces danses ; elle les popularisa dans les fêtes, dans les temples de ses dieux, sur ses théâtres,
dans les Thermes, au sein des fêtes publiques et privées.

La danse élevée par le vieux paganisme à la dernière puissance de la corruption et de l'immoralité, opposa quatre
siècles de résistance
à l'action régénératrice de la grâce du Saint-Esprit et du sang de Jésus-Christ versé sur le Calvaire.

Tous les Saints Pères, tous les Docteurs de la primitive Eglise flétrirent les danses païennes avec toute l'énergie du zèle apostolique, et les danses du paganisme finirent par disparaître avec la Rome des Césars.


A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Un fait digne d'une profonde méditation, c'est qu'à dater de saint Grégoire le Grand jusqu'à la fin du quatorzième
siècle, les danses ne sont plus connues, ne sont plus pratiquées. Au sein des nations chrétiennes, on ne parle plus des
danses qui souillèrent les temples, les maisons, les familles, les fêtes, les jeux de toutes les nations idolâtres. La théologie
catholique ne s'en occupe plus ; les traités de morale ne disent plus rien de la question de la danse, parce que la
conscience privée et publique n'eût pas toléré ces oublis de la dignité humaine, ce mépris de la modestie chrétienne, ces
outrages aux moeurs de l’Évangile. La jeune fille, la femme, l'épouse, la mère chrétienne avaient en horreur de pratiquer
des danses qui n'eussent été à leurs yeux que l'apostasie de la vertu, que la profanation des membres de Jésus-Christ,
qu’un sacrilège outrage à
ces Temples vivants consacrés par la grâce du Saint Esprit que chaque enfant de I'Eglise reproduit sur la terre.

Si les idées, l'éducation, la littérature, les arts, les moeurs étaient demeurés pleinement, radicalement catholiques, si
tout cela avait continué à s'inspirer des divines révélations, une horreur invincible se serait universellement manifestée
contre les immodesties, les perversions du vieux paganisme ; jamais on ne serait parvenu à populariser les danses
païennes.
Mais quatre siècles ont été employés à déraciner les idées chrétiennes dans l'âme de notre société. La renaissance du paganisme a ramené le règne, la pratique des danses du vieux paganisme : celles-ci sont ressuscitées, pratiquées,
célébrées dans presque tout l'univers, telles qu'elles le furent à peu près aux époques idolâtriques. Depuis quatre
siècles, on danse, on s'enivre de toutes ces fêtes voluptueuses dont les peuples idolâtres furent si avides.



A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Que faut-il penser de l'exercice de la danse ?

Considéré en lui-même, il est sans doute plus ridicule que dangereux.

Qu'y a-t-il en effet de plus ridicule que d'aller, de revenir. de se courber, de se relever en cadence, de se tourner de
tous côtés ?


Si la musique ne lui prêtait les charmes de son harmonie pour couvrir sa folie d'une apparence de décence et de raisons
et que l’on vît faire en silence différents mouvements que l'on fait en dansant, on ne pourrait s'empêcher de s'écrier,
avec l'un des plus grands orateurs de l'ancienne Rome, que, pour danser "il faut être ivre ou avoir perdu la raison, nemo
saltat sobrius nisi insanus"
(Cicéron).

En effet, qu'y a-t-il de plus contraire à l'état d'une personne sensée que les mouvements, les gestes, les sauts que l'on
fait en dansant ?
Louis Vivez, précepteur de Charles-Quint, rapporte que des Espagnols, qui se trouvaient en France, furent si effrayés de voir des femmes danser, qu'ils prirent la fuite les "disant et les croyant agitées de quelque fureur extraordinaire".

Si l’exercice que procure la danse était l'unique but de ceux qui la recherchent, si elle ne leur offrait que des plaisirs
honnêtes et décents, comme ceux que des hommes peuvent se procurer ensemble en l'absence des femmes, et des
femmes, en l'absence des hommes,
elle n'existerait pas longtemps. Pour l'abolir, il suffirait d'en faire remarquer le ridicule
et de contraindre les jeunes garçons et les jeunes filles à danser séparément sans se voir et sans se parler. Il y en a un
grand nombre qui n'iraient jamais aux danses, s'ils ne pouvaient y conduire ou s'ils n'étaient assurés d'y trouver les personnes
qui sont l'objet de leur amour, de leur passion.



A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Mais il ne suffit pas d’envisager la danse en elle-même ; il faut encore l'envisager dans sa fin et dans ses circonstances.
On voit alors tout de suite qu'elle renferme une infinité de dangers qui lui sont tellement inhérents qu'il semble difficile
de les séparer sans l'abolir entièrement. On voit que cet exercice, tel qu'il se fait aujourd'hui, est plein de dangers et
de périls, qu'il est, presque toujours l'écueil de l'innocence, le tombeau de la pudeur, qu'il offre le spectacle de toutes les
vanités mondaines ; on reconnaît sans peine qu'
il met en grand danger le salut des âmes, que tout y est écueil, que tout
y concourt à séduire l'esprit et le coeur et à y étouffer tout sentiment de piété.



Pourquoi y va-t-on ?

On y va presque toujours pour s'y divertir, pour prendre part et contribuer au plaisir commun, on y va trop souvent
pour s'y livrer aux dangers qu'elle présente et pour donner un libre cours à des passions qu'on a bien de la peine à contenir
dans la solitude.


Quelles sont les personnes qui y vont ?

Ce sont en partie des femmes qui, joignant aux grâces naturelles l'artifice d'une brillante parure, font tout ce qu'elles
peuvent pour se rendre aimables et pour plaire aux hommes. Ce sont en partie des hommes qui font tout ce qu'ils peuvent
pour témoigner à ces femmes qu'elles leur plaisent et qu'ils les aiment. Ce sont des jeunes filles qui consacrent à
leur parure tout ce que l'art et la nature ont de plus dangereux et de plus séduisant ; qui emploient tous les artifices imaginables
pour paraître avec plus d'éclat, pour attirer plus facilement les regards des jeunes garçons et pour allumer souvent
dans leur coeur une passion coupable. Ce sont souvent des jeunes gens qui y vont pour faire tort à la chasteté des
jeunes filles et qui y réussissent d'autant mieux qu'ils flattent leur amour-propre en leur prêtant des qualités qu'elles n'ont
pas, en leur déguisant les défauts qu'elles ont ou en les leur faisant envisager comme des perfections.



Si les jeunes gens des deux sexes sont toujours et partout pour les uns et les autres des occasions de péché, c'est
surtout dans un bal que l'occasion est plus dangereuse, le péril plus évident et plus difficile à éviter.
Leurs sens sont alors
autant d'instruments dont le démon se sert pour exciter en eux et faire triompher la volupté.



Leurs yeux sont éblouis par l'éclat et la pompe qu'étale la vanité des personnes qui composent ces assemblées mondaines ;
leur coeur est en proie aux vives émotions qu'y fait naître la présence d'objets séducteurs ; leurs oreilles y sont
charmées par l'harmonie d'une musique voluptueuse qui semble communiquer aux choses plus de séductions et de nouveaux
attraits qui les rendent plus propres à corrompre les coeurs déjà amollis et énervés. Le tumulte qui règne dans ces
salles de bal, l'agitation à laquelle on s'y livre, les charme séduisants d'une musique pleine d'entrain, l'éclat d'une société
brillante qui étale la parure la plus recherchée, les costumes souvent immodestes qu'on y voit, tout cela fait qu'il est bien
difficile à quelqu'un de résister aux attraits de la volupté dans un lieu où tout l'inspire et qu'il n'est pas de vertu assez solide
qui puisse y paraître sans courir risque de se flétrir à l'air contagieux qu'on y respire.



A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Cette considération générale sur les danses suffit pour en faire voir les dangers et pour les bannir de tous les lieux où
on fait profession de christianisme. A l'appui de cette vérité, comme il est facile de tirer des preuves des Saintes Ecritures,
des Saints Pères, des Conciles, des Théologiens les plus recommandables par leur piété et par leur science, des
païens et même des impies parlant ou écrivant sous l’impression d'un sentiment louable !


D'abord que dit de la danse la première de toutes les autorités, celle des Livres Saints ?

"N'arrêtez pas, dit I'Esprit Saint, vos yeux sur les femmes, de peur que leur beauté ne vous devienne un sujet de
chute ; détournez vos yeux d'une femme parée ; plusieurs seront perdus par la beauté d’une femme, car c'est par là que
la concupiscence s'embrase comme un feu"
(Eccl. IX).


N'est-ce pas là la condamnation des bals où se rencontrent une foule de femmes et de filles légères, volages, qui ne
s'occupent qu’à faire briller leurs charmes pour attirer les regards des hommes et souvent pour leur inspirer des sentiments
coupables.

L'Esprit-Saint s'explique encore plus clairement au sujet d'une danseuse ; Il la regarde comme une personne dangereuse,
et Il veut qu'on la fuie.
"Ne vous trouvez jamais avec une danseuse, dit-il, gardez-vous de prêter l'oreille à ses paroles,
dans la crainte que vous ne périssiez par la force de ses charmes".



Que peuvent répondre les partisans du bal à ces oracles de l'Esprit-Saint ?

Que peuvent-ils faire de mieux en les entendant que de les admirer en silence, de s'y soumettre avec docilité et de
condamner ce qu'ils condamnent ?



C'est le même esprit qui défend les manières trop libres entre les personnes de différent sexe et dit qu'il n'est pas plus
possible de se les permettre sans se souiller que de cacher du feu dans son sein, que de marcher pieds nus sur des
charbons ardents sans se brûler.


Or les jeunes gens surtout peuvent-ils prendre part aux bals tels qu'ils se pratiquent aujourd'hui, sans se permettre
des libertés coupables, sans faire expirer la pudeur dans leurs coeurs, sans prendre un poison violent qui donne sur le
champ le coup de mort à leur âme ?



En prenant part à ces bals, peuvent-ils croire suivre les avis que donne Jésus-Christ à Ses Apôtres quand Il leur recommande
"de prier, de veiller en tout temps afin qu'ils ne tombent pas dans la tentation" (Matt, XXVI) ?

Suivent-ils l'avis de saint Pierre qui nous ordonne "d'être toujours sur nos gardes de peur que nous soyons surpris par
le démon qui tourne autour de nous pour nous dévorer ?"


Écoutent-ils l'Apôtre bien-aimé, saint Jean, qui nous dit : "N'aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour de Dieu n'est pas en lui ; car tout ce qui est dans le monde est ou concupiscence de la chair, ou concupiscence des yeux, ou orgueil de la vie. Tout cela ne vient pas de Dieu, mais du monde". (Ep. II, 16)


Si la concupiscence ne vient pas de Dieu, tout ce qui la fait naître, tout ce qui la fortifie, ne vient pas de Dieu non plus.
Or rien n'est plus propre à faire naître et à fortifier la concupiscence que ces bals où trop souvent on assiste aujourd'hui.
Les danses auxquelles on y prend part ne viennent donc pas de Dieu, mais du monde, qui ne pourrait inventer un divertissement
plus dangereux ni plus propre à séduire et à perdre les âmes.



A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Les saints Pères, interprètes des Ecritures, s'accordent tous pour condamner ces amusements dangereux. Tous ont
parlé avec force contre les danses.



"Les jeunes filles qui recherchent les danses, dit saint Basile, oublient la crainte de Dieu, méprisent les feux de l'enfer.
Loin de s'occuper, dans la retraite, du jour terrible où les cieux s'ouvriront et où le juge souverain des vivants et des morts
descendra pour rendre à chacun selon ses oeuvres ; loin de s'appliquer à purifier leurs coeurs de toutes pensées mauvaises
et à effacer par leurs larmes les péchés qu'elles ont commis, elles secouent le joug du Seigneur ; elles foulent aux
pieds Sa loi sainte, elles ôtent de dessus leurs têtes le voile dont elles doivent être couvertes, elles s'exposent sans pudeur
aux yeux des hommes ; elles ont un regard hardi et se livrent à des mouvements qui ne conviennent pas, s'agitent
comme des personnes qui sont dans des transports de frénésie et excitent par là les passions des jeunes gens pour
elles"
(Hom. in ebrioso). Il ajoute : "Soit qu'elles aient l'intention, soit qu'elles ne l'aient point, elles n'en sont pas moins coupables, parce que le mal n'en existe pas moins".


"C'est par la danse, s'écrie saint Jean Chrysostôme, que la fille d'Hérodias surprit le coeur d'Hérode qui eut la folie de
lui promettre, pour prix de sa danse, tout ce qu'elle lui demanderait ; elle eut la cruauté de lui demander la tête de saint
Jean-Baptiste".



"C'est le diable, dit le même Père, qui la fit danser avec tant de grâce et qui fit tomber Hérode dans ses pièges ; car il se trouve partout où il y a des danses. Ce sont les jeux où il se plaît davantage et où il éprouve la plus grande facilité à perdre les âmes… Les danses sont une école publique des passions impures, un coupable abus des dons de Dieu,
l’oeuvre et le divertissement des démons. Si autant d’étoiles brillaient au firmament pendant la nuit qu'il se commet au bal
de péchés mortels, la nuit la plus sombre deviendrait aussi lumineuse que le jour".



A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

"Rien n'est plus immodeste, dit saint Ambroise, que de se donner en spectacle dans les danses pour y imiter les gestes indécents et les postures efféminées des comédiens. La danse est l'écueil de l'innocence et le tombeau de la pudeur".


Dans son troisième livre des vierges, après avoir dit que la joie d'un chrétien ne doit se trouver que dans le témoignage
d'une bonne conscience,
il ajoute de suite : "que la pudeur ne saurait être en sûreté, et que tout est à craindre des
attraits de la volupté, lorsqu'on finit par la danse les autres divertissements".



Saint Ephrem est encore plus explicite. "Qui jamais, dit cet illustre docteur, pourra montrer qu'il est permis à des chrétiens
de prendre part aux bals ? Qui des Prophètes l'a enseigné ? Quel Évangile l'autorise ? dans quel livre des Apôtres
trouve-t-on aucune décision favorable aux bals ? Si un pareil divertissement peut être permis aux chrétiens, il faut dire
que tout est plein d'erreur dans la loi, les prophètes, les écrits des Apôtres et les Évangiles. Mais si toutes les paroles des
Saints Livres sont véritables et inspirées de Dieu, comme elles le sont, il est incontestable qu'il est défendu à des chrétiens
de rechercher ces divertissements".



"Le démon, dit Tertullien, ne conduit plus aux temples des idoles mais aux bals où on voit des statues animées, des idoles vivantes qui s'étudient par tous les charmes à séduire le coeur et à le perdre". Ce même auteur appelle le lieu des danses mondaines "le temple de Vénus et un cloaque d'impureté".


Aucun évêque n'a peut-être autant travaillé à détruite la danse que saint Augustin. "Les démons, a-t-il écrit, n'ayant
pas maintenant la liberté d’exercer leur cruauté sur les corps des chrétiens, ils déchirent les âmes par les danses. N'est-ce
pas au milieu des danses que les enfants d'Israël oublièrent le vrai Dieu pour se consacrer au culte du veau d'or ?
N'est-ce pas au milieu d'une danse que la tête de saint Jean-Baptiste fut apportée sur un plat pour récompenser les talents
d'une habile danseuse ? Aussi tous les saints Pères regardent le bal comme le triomphe du démon, un sujet de tristesse
pour les anges, une occasion de péché pour les chrétiens qui n'en sortent presque jamais sans avoir reçu quelques
dangereuses blessures".



"Si quelqu'un, dit saint Jérôme, revenant d'un bal, m'assurait n'avoir pas péché, je ne pourrais me résoudre à le
croire".



A SUIVRE...
Avatar de l’utilisateur
InHocSignoVinces
Messages : 2999
Inscription : dim. 26 août 2018 11:43
Localisation : Tharsis, Hispania

Re: LA DANSE - par ELZÉAR-OLIVIER, Évêque de Régina

Message par InHocSignoVinces »

Voici les paroles du grand saint Alphonse de Liguori : "Les pasteurs doivent considérer comme un devoir de mettre en
garde les fidèles contre les dangers qu'offrent même les danses décentes. Ces dangers viennent de la faiblesse incurable
de notre nature, de l'atmosphère factice et enivrante des réunions mondaines, des toilettes qui relèvent toujours les
charmes, même quand elles sont modestes, du désir de plaire, des familiarités dont ces divertissements offrent l'occasion".



Enfin écoutez le moraliste le plus saint, le plus aimé et à la fois le plus doux, le plus indulgent, le plus bienveillant, entendez
saint François de Sales : "Je dis des danses ce que les médecins disent des champignons : les meilleures ne valent rien. Ces ridicules divertissements apportent toujours de grands dangers à l'âme ; ils dissipent l'esprit de dévotion, affaiblissent
les forces de la volonté, refroidissent l'amour de Dieu, et réveillent dans l'âme mille sortes de mauvaises dispositions".



Voilà sans doute des témoignages d'une précision et d'une force qui ne laissent aucune échappatoire aux partisans
des bals. Que serait-ce si nous voulions faire entendre la grande voix des évêques de tous les temps et de tous les
pays ? Il faudrait pour cela des volumes entiers.


Qu'il nous suffise de vous rappeler que tous les évêques du Canada, réunis en concile plénier il y a deux ans, ont défendu
aux fidèles de prendre part aux danses telles qu’elles se font presque toujours aujourd'hui, parce qu’elles offrent un
grave danger.


Les évêques des États-Unis, au Concile plénier de Baltimore, ont été unanimes à défendre à leurs prêtres d'organiser
des réunions faites au profit de bonnes oeuvres et dans lesquelles on permettait la danse. Si celle-ci n'offrait aucun danger,
pourquoi auraient-ils fait une telle défense ?


Cette coutume étrange menaçait de se répandre, en Angleterre. Rome en fut alarmée, et le quatre mars 1895, le Cardinal
Ledochowski,
Préfet de la Congrégation de la Propagande, fut chargé d'écrire à tous les évêques anglais et de leur
dire que, bien que ces danses fussent données pour une fin de charité, elles devraient cependant être sévèrement interdites,
regardées comme un abus des plus dangereux et contraire à l'enseignement de tous les conciles. Le Cardinal ajoutait
: " Nous comptons sur votre zèle pour le bien des âmes et nous vous supplions, au nom de la Sacrée Congrégation,
de faire tous vos efforts, au prix de n'importe quel sacrifice, pour mettre en force la discipline constante de notre chère
Eglise".



A SUIVRE...
Répondre

Revenir à « Actualité et thèmes secondaires »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Ahrefs [Bot] et 1 invité