DÉFENSE DE SAINT PAUL, et RECONNAÎTRE ET RÉSISTER AU PAPE EST HÉRÉTIQUE ET SCHISMATIQUE
Publié : lun. 01 août 2022 11:36
DÉFENSE DE SAINT PAUL, et RECONNAÎTRE ET RÉSISTER AU PAPE EST HÉRÉTIQUE ET SCHISMATIQUE
In Hoc Signo a écrit :"Reconnaître et résister à celui que l'on considère comme étant le Pape est hérétique et schismatique.
Mgr. Lefebvre a reconnu et résisté à celui qu'il considérait comme le "Pape" (sic) Montini.
Mgr. Lefebvre était donc un cas notoire de reconnaissance et de résistance au "Pape", ce qui est défini dans le Magistère comme schismatique et hérétique, et l'erreur condamnée de Wycleff doit être appliquée à votre propre école, V.M. Zins, ainsi qu’à l'hérésiarque qui l'a fondée, Mgr. Lefebvre.
Appliquez-vous à vous même cette très grave condamnation, Mons. l'"abbé" V.M. Zins...
Nous allons donner la parole aux Vrais Papes, qui en parlent et définissent Lefebvre et son école comme des hérétiques et schismatiques."
SOPHISME DE V.M. ZINS SUR ST. PAUL
"Abbé" Zins a écrit :Et un gros sophisme de plus. En faites-vous l’application à .. Saint Paul ?
En changeant à peine les termes de votre sophisme :
“Reconnaître et résister à celui que l'on considère comme étant le Pape est hérétique et schismatique. Or Saint Paul a reconnu et résisté à celui qu'il considérait et qui était le "Pape" (Saint Pierre : cf. Gal. 2,11). Saint Paul était donc un cas notoire de reconnaissance et de résistance au Pape, ce qui est défini dans le Magistère comme schismatique et hérétique.”
Mais .. Saint Paul ?? .. "InHoc" ratiocinavit. ..
M. Jourdain voulant faire .. de la prose.
S'il vous plaît, M. Zins, n'essayez pas de nous induire en erreur ou de tromper les lecteurs avec vos sophismes. Saint Paul n'a pas résisté à Saint Pierre, mais il a simplement corrigé une erreur de procédure. Voici la preuve :
A SUIVRE...L’incident d’Antioche – Saint Paul était-il supérieur à Saint Pierre ?
Ceux qui refusent la primauté et l’infaillibilité de saint Pierre citent souvent à l’appui de leur position l’incident d’Antioche où saint Paul réprimande saint Pierre de manger avec des juifs convertis à la manière judaïque, au risque de scandaliser les convertis issu du paganisme. Pratiques que Pierre avait lui-même fait cesser à l’endroit des chrétiens issu du paganisme comme nous le montrions dans notre article sur le concile Jérusalem. L’événement est rapporté de la manière suivante dans la Bible :
« Mais lorsque Céphas [Pierre] vint à Antioche, je [Paul] lui résistai en face, parce qu’il était digne de blâme. En effet, avant l’arrivée de certaines gens de l’entourage de Jacques, il mangeait avec les païens ; mais après leur arrivée, il s’esquiva, et se tint à l’écart, par crainte des partisans de la circoncision. Avec lui, les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabé lui-même s’y laissa entraîner. Pour moi, voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas en présence de tous : » Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des Gentils et non à la manière des Juifs, comment peux-tu forcer les Gentils à judaïser ? » » (Galates II, 11-14)
Écartons d’abord l’argument selon lequel cet épisode contredirait l’infaillibilité de saint Pierre. En effet, comme saint Paul le dit lui-même, il reprit Pierre car lui et les judaïsants « ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile » (verset 14). Pierre n’enseigna pas qu’il fallait judaïser, mais qu’il eut simplement un comportement allant en ce sens (« ne marchait pas » selon l’Évangile, mais non: « n’enseignait pas » selon l’Évangile). Nous devons nous souvenir ici des paroles du Christ qui dit à ses Apôtres aux sujet des scribes et des pharisiens lorsque ceux-ci étaient rendus infaillibles par la chaire de Moïse: « Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’imitez pas leurs œuvres, car ils disent et ne font pas. » (Matthieu XXIII, 3), ainsi en est-il pour la chaire de saint Pierre que préfigurait la chaire de Moïse: si Pierre ou un Pape enseigne une vérité mais n’agit pas en conséquence, c’est un problème que le regarde et que n’enlève rien à son infaillibilité dans le cadre de son office. Le texte nous apprend par ailleurs que si Pierre s’est livré aux pratiques juives, le cœur n’y était pas puisque son geste fut fait :
« par crainte des partisans de la circoncision » (verset 12) !
Pierre n’a pas commis d’erreur doctrinale, il n’a rien fait d’autre que de commettre une erreur pratique en se laissant dominer par des considérations humaines… Ce fut par peur de scandaliser les chrétiens d’origine juive qu’il agit ainsi, comme le prouve l’expression « par peur ». Le mot « dissimulation » indique lui aussi qu’il n’affichait pas sa véritable conviction, qui était orthodoxe. De plus, l’abbé (et futur cardinal) Louis-Nazaire BÉGIN enterre définitivement l’argument anti-infaillibiliste en rappelant que même sans se poser la question de savoir si Pierre était pas ou non, infaillible ou non, il n’en était pas moins un Apôtre présent à la Pentecôte et qu’en cela, la chute dans la foi ne lui était plus possible, il dit :
« Ajoutons que quand même saint Pierre n’eut pas le privilège de l’infaillibilité en tant que Pontife, il l’avait au moins en sa qualité d’Apôtre, car tout le monde admet que les Apôtres, recevant le Saint-Esprit la jour de la Pentecôte, furent confirmés dans la foi et ne pouvaient plus la trahir. Il faut donc que nos adversaires renoncent à [cet] argument et aillent chercher ailleurs un appui à leur cause. » (Abbé Louis-Nazaire BÉGIN, La primauté et l’infaillibilité des souverains pontifes, page 68)
