Page 1 sur 1
canon des Ecritures
Publié : jeu. 22 déc. 2016 22:23
par JCL
Qu'en est il exactement des livres deuterocanoniques ? Saint Jerome semble avoir doute de leur inspiration , ils ont des caractéristiques très différentes des autres livres, (parfois un cote un peu fabuleux, certains y voient des inexactitudes historiques ), et ,je crois, Flavius Joseph les dit formellement comme ne faisant pas partie des Ecritures reçues comme telles par les Juifs d'alors, il n'y aurais pas de manuscrits originaux des septantes etc, l'Eglise leur accorde t elle la meme autorité qu'aux autres livres ?
Re: canon des Ecritures
Publié : ven. 23 déc. 2016 13:35
par Abbé Zins
JCL a écrit :Qu'en est il exactement des livres deutérocanoniques ? Saint Jérôme semble avoir doute de leur inspiration , ils ont des caractéristiques très différentes des autres livres, (parfois un cote un peu fabuleux, certains y voient des inexactitudes historiques ), et, je crois, Flavius Joseph les dit formellement comme ne faisant pas partie des Ecritures reçues comme telles par les Juifs d'alors, il n'y aurais pas de manuscrits originaux des septantes etc, l'Eglise leur accorde t elle la même autorité qu'aux autres livres ?
La liste officielle des Livres Canoniques a été citée en la session IV du Saint Concile de Trente le 8 avril 1546, et solennellement décrétée à l'encontre de certaines remises en question protestantes.
Tous ces Saints Livres sont reconnus pour divinement révélés et inspirés, ayant donc comme Auteur principal ou Inspirateur le Saint-Esprit, même si chaque rédacteur humain y conserve son style propre et sa manière particulière de s'exprimer. L'Eglise leur accorde donc la même autorité et garantie divine. Ceci, à la différence des livres ou écrits apocryphes.
En la même session IV, il est rappelé que
l'interprétation de l'Ecriture n'est pas libre (II Pierre 1,20), qu'on ne saurait tenir pour vrai un sens s'opposant à celui tenu par la Sainte Eglise ou le consensus des Saints Pères et Docteurs (Dentzinger n° 786). Lesquels ne sont pas infaillibles individuellement, ni forcément à suivre en chacune de leurs assertions particulières, ou parfois et rarement, telle assertion ne doit pas être suivie si l'Eglise a tranché depuis en sens inverse ou opposé.