De l'image et de la marque de la bête
Publié : jeu. 04 janv. 2007 10:45
Il fallut attendre notre siècle pour que certaines prophéties de l'Apocalypse de S. Jean se révèlent dans toute leur ampleur, et notamment dans leur sens simplement littéral. Je voudrais aborder ici, brièvement, deux prophéties en particulier, 1° celle relative à l'image de la bête animée douée de la faculté de parler, et 2° à la marque ou au caractère de la bête que riches et pauvres devront porter à la main droite et au front, toutes deux au chapitre XIII.
1° « Et il fut donné [à la seconde bête de l'apocalypse] le pouvoir d'animer l'image de la bête, et de faire parler cette image…» Apoc., XIII, 15.
Comme il en est souvent question dans l'Ancien Testament, le diable eut le pouvoir de mouvoir et de faire parler les idoles ; elles répondaient aux interrogations que les impies leurs faisaient, exécutant différents prodiges.
Les Pères [1] de l'Église, éclairant ce fragment du verset quinze y voient l'évocation de ce genre d'artifices, « beaucoup d'idoles répondaient par le truchement du diable aux prières qu'on leurs faisait... »
C'est le XXème siècle qui a donné une portée toute particulière à cette prophétie que les Père de l'Église n'eussent pu imaginer : comment ne pas y voir la description, à deux mille ans de distance, d'un appareil qui tourneboula si profondément les mœurs du vieux monde, savoir, la télévision ?
Pour illustrer l'ampleur du phénomène télévisuel, permettez-moi de citer quelques chiffres très parlant, tirés du Quid 2000 :
En 1995, 94,5 % des foyers français possédaient un téléviseur.
En 1996, 59,1 %, soit plus d'un français sur deux, était possesseur d'une télévision.
En 1998, on dénombrait 1 poste de télévision pour 1,2 personnes aux É.-U., 1,6 au Japon, 1,7 en France, 1,8 en Allemagne, 2,2 en Grande-Bretagne, 2,3 en Italie, 2,7 en Russie, 3 à Hong-Kong, 3,6 au Brésil.
À titre informatif, concernant le temps moyen passé devant la télévision par foyer en France : environ 4H 08 en 1982 contre 5H 30 en 1998.
On comprend que le fils de perdition n'aura pas grand' peine à se faire rendre un culte, un culte cathodique, de par le monde.
2° « Elle fera en sorte que tous les hommes, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent d'elle le caractère de la bête à la main droite, ou au front.» Apoc., XIII, 16.
Les Pères de l'Église nous donnent de ce passage de l'Apocalypse de S. Jean une remarquable interprétation mystique : la main droite accomplissant les œuvres dépravées conformément à la doctrine de l'homme de péché, et le front désignant les pensées mauvaises de ceux qui s'adonneront au culte de la bête [2] ; les Pères, quoiqu'ils eussent pu entendre ce passage dans son sens littéral n'en pouvaient peut-être saisir tout à fait l'effroyable réalité, demeurant dans une certaine obscurité quant à la possibilité technique d'une telle entreprise. Comment pussent-ils imaginer que les sciences permissent un jour la réalisation en son sens littéral de cette prophétie ?
Internet regorge d'informations au sujet de la puce sous-cutanée, d'où la difficulté d'avoir des données sérieuses à son sujet. Voici quelques usages actuels de cette puce : Les G.I. de l'Armée américaine en sont dotés ; aux États-Unis et en Amérique du Sud, l'implantation de cette micro-puce se répand rapidement et largement à toutes classes d'individus, les enfants étant spécialement visés. En Europe, la puce est plus dure à avaler : elle demeure pour l'instant réservée aux animaux de compagnie et au bétail.
À la main droite, ou au front, nous dit Saint Jean. Et pourquoi pas ailleurs ? Cette micro-puce est autonome, et celle-ci se sert des changements de température pour recharger sa pile interne. Or le front et les mains sont les parties du corps les plus exposées aux injures du temps, et donc qui changent aussi le plus rapidement de température.
[1] D'après la Sainte Bible du R. P. de Carrières avec les commentaires de Ménochius.
[2] « Ils auront le signe de la bête dans la main droite car ils feront les œuvres dépravées en conformité avec la doctrine de l'Antéchrist, et ils l'auront sur le front, par lequel est désigné l'esprit, parce que l'on pourra reconnaître les pensées mauvaises qu'ils auront à travers les œuvres mauvaises qu'ils feront. » S. Ambroise, XIII, 16-17. Tiré de L'Antéchrist de l'abbé V.-M. Zins.
1° « Et il fut donné [à la seconde bête de l'apocalypse] le pouvoir d'animer l'image de la bête, et de faire parler cette image…» Apoc., XIII, 15.
Comme il en est souvent question dans l'Ancien Testament, le diable eut le pouvoir de mouvoir et de faire parler les idoles ; elles répondaient aux interrogations que les impies leurs faisaient, exécutant différents prodiges.
Les Pères [1] de l'Église, éclairant ce fragment du verset quinze y voient l'évocation de ce genre d'artifices, « beaucoup d'idoles répondaient par le truchement du diable aux prières qu'on leurs faisait... »
C'est le XXème siècle qui a donné une portée toute particulière à cette prophétie que les Père de l'Église n'eussent pu imaginer : comment ne pas y voir la description, à deux mille ans de distance, d'un appareil qui tourneboula si profondément les mœurs du vieux monde, savoir, la télévision ?
Pour illustrer l'ampleur du phénomène télévisuel, permettez-moi de citer quelques chiffres très parlant, tirés du Quid 2000 :
En 1995, 94,5 % des foyers français possédaient un téléviseur.
En 1996, 59,1 %, soit plus d'un français sur deux, était possesseur d'une télévision.
En 1998, on dénombrait 1 poste de télévision pour 1,2 personnes aux É.-U., 1,6 au Japon, 1,7 en France, 1,8 en Allemagne, 2,2 en Grande-Bretagne, 2,3 en Italie, 2,7 en Russie, 3 à Hong-Kong, 3,6 au Brésil.
À titre informatif, concernant le temps moyen passé devant la télévision par foyer en France : environ 4H 08 en 1982 contre 5H 30 en 1998.
On comprend que le fils de perdition n'aura pas grand' peine à se faire rendre un culte, un culte cathodique, de par le monde.
2° « Elle fera en sorte que tous les hommes, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent d'elle le caractère de la bête à la main droite, ou au front.» Apoc., XIII, 16.
Les Pères de l'Église nous donnent de ce passage de l'Apocalypse de S. Jean une remarquable interprétation mystique : la main droite accomplissant les œuvres dépravées conformément à la doctrine de l'homme de péché, et le front désignant les pensées mauvaises de ceux qui s'adonneront au culte de la bête [2] ; les Pères, quoiqu'ils eussent pu entendre ce passage dans son sens littéral n'en pouvaient peut-être saisir tout à fait l'effroyable réalité, demeurant dans une certaine obscurité quant à la possibilité technique d'une telle entreprise. Comment pussent-ils imaginer que les sciences permissent un jour la réalisation en son sens littéral de cette prophétie ?
Internet regorge d'informations au sujet de la puce sous-cutanée, d'où la difficulté d'avoir des données sérieuses à son sujet. Voici quelques usages actuels de cette puce : Les G.I. de l'Armée américaine en sont dotés ; aux États-Unis et en Amérique du Sud, l'implantation de cette micro-puce se répand rapidement et largement à toutes classes d'individus, les enfants étant spécialement visés. En Europe, la puce est plus dure à avaler : elle demeure pour l'instant réservée aux animaux de compagnie et au bétail.
À la main droite, ou au front, nous dit Saint Jean. Et pourquoi pas ailleurs ? Cette micro-puce est autonome, et celle-ci se sert des changements de température pour recharger sa pile interne. Or le front et les mains sont les parties du corps les plus exposées aux injures du temps, et donc qui changent aussi le plus rapidement de température.
[1] D'après la Sainte Bible du R. P. de Carrières avec les commentaires de Ménochius.
[2] « Ils auront le signe de la bête dans la main droite car ils feront les œuvres dépravées en conformité avec la doctrine de l'Antéchrist, et ils l'auront sur le front, par lequel est désigné l'esprit, parce que l'on pourra reconnaître les pensées mauvaises qu'ils auront à travers les œuvres mauvaises qu'ils feront. » S. Ambroise, XIII, 16-17. Tiré de L'Antéchrist de l'abbé V.-M. Zins.
