Intercession des Saints

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JCL
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Intercession des Saints

#1 Message par JCL » ven. 01 nov. 2019 11:29

Est ce que quelqu'un pourrait me donner des arguments et/ou références doctrinales, apologétiques concernant la légitimité et la raison de l’intercession des Saints contre la position protestante svp ? Merci.

chartreux
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Re: Intercession des Saints

#2 Message par chartreux » sam. 02 nov. 2019 18:14

Ce n'est pas un sujet qui m'est familier, mais j'ai trouvé ceci sur le net : L'intercession des saints

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Laetitia
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Re: Intercession des Saints

#3 Message par Laetitia » sam. 02 nov. 2019 23:00

JCL a écrit :
ven. 01 nov. 2019 11:29
Est ce que quelqu'un pourrait me donner des arguments et/ou références doctrinales, apologétiques concernant la légitimité et la raison de l’intercession des Saints contre la position protestante svp ? Merci.
Cette question venant d'un catholique est stupéfiante car elle met en cause le fondement même de la religion catholique ! Qu'est-ce à dire : la légitimité et la raison de l’intercession des Saints ??!! … contre la position protestante ??!!

Vous semblez ignorer la vertu essentielle de Charité !
Cette intercession des Saints est une manifestation de la Communion des Saints, qui est une démonstration éclatante de la vertu de charité !
Mirae caritatis de Léon XIII - 28 mai 1902 a écrit :... Nihil est enim aliud sanctorum communio, quod nemo ignorat, nisi mutua auxilii, expiationis, precum, beneficiorum communicatio inter fideles vel caelesti patria potitos vel igni piaculari addictos vel adhuc in terris peregrinantes, in unam coalescentes civitatem, cujus caput Christus, cujus forma caritas.
Mirae caritatis de Léon XIII - 28 mai 1902 a écrit :... De plus, le bienfait de la charité mutuelle entre les vivants, à laquelle le sacrement de l'eucharistie apporte tant de force et d'accroissement, se répand principalement par la vertu du sacrifice sur tous ceux que comprend la Communion des Saints. Celle-ci, personne ne l'ignore, n'est autre chose qu'une communication mutuelle de secours, d'expiations, de prières, de bienfaits entre les fidèles, soit ceux qui déjà sont en possession de la patrie céleste, soit ceux qui sont encore condamnés aux flammes expiatrices, soit enfin ceux qui sont encore voyageurs sur cette terre, mais qui ne forment qu'une seule cité ayant pour chef le Christ et pour forme la charité.

Voici l'enseignement de Saint Thomas d'Aquin, dans son commentaire du Credo, à l'article 10 :
Commentaire du Credo, article 10 a écrit : 142. - Comme dans le corps de l’homme ou celui de l’animal l’action d’un membre profite au bien de tout le corps, il en est de même dans ce corps spirituel qu’est l’Eglise. Et comme tous les fidèles forment un seul corps, le bien de l’un est communiqué à l’autre. Saint Paul écrit aux Romains (12, 5): Nous sommes tous membres les uns des autres. C’est pourquoi, parmi les arti­cles de foi que les Apôtres nous ont enseignés, il se trouve celui-là.
Il y a dans l’Eglise, entre les fidèles, commu­nion des biens; c’est ce qu’on appelle La communion des saints.
Mais plus simplement, reprenez votre catéchisme.

JCL
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Re: Intercession des Saints

#4 Message par JCL » mar. 05 nov. 2019 12:16

Merci, je suis plein de troubles et de confusions, ma vie est déjà longue ,compliquée, torturée, hantée de doutes ,fébrile, de plus je viens de vivre cinq mois de malheurs sur malheur, j'ai un arrière plan protestant évangélique, non d'éducation familiale mais de retour de "fils prodigue", c'est une très longue histoire et je ne suis pas vraiment arrivé au bout du chemin,
qui se révèle beaucoup plus plein d’embûches que je n'aurais cru quand j'ai commencé à découvrir la catholicisme vraiment catholique et Traditionnel...
Et je suis pas au bout de mes peines... c'est pourquoi je pose ce genre de questions, merci pour vos deux réponses.
Avec le lien donné on peut se faire une idée de la difficulté pour ceux qui viennent d'un protestantisme se disant purement biblique, en lisant ,à la suite de l'exposé très bien adapté sur ce site, ,en lisant le fil de discussion qui suis.

L'empreinte protestante se disant et se croyant purement "biblique" est vraiment très forte,ce qui,se conjuguant à la déchristianisation globale actuelle du monde, surtout à la fois l'anti-catholicisme général doublé du faux catholicisme concilaire apparaissant néanmoins aux yeux de "tous" comme étant "l’Église"" , plus l'indifférence religieuse libérale quasi générale, ce qui, donc ,tout cela pris en compte ,en plus, ce qui me fait passer par bien des tourments d’âme , qui semblent difficiles à comprendre pour ceux pour qui l'appartenance "à la Maison" est presque "naturelle", ancienne ou évidente ,semble t il.
Dans tout les cas tout mes vraiment sincères remerciement à vous deux.

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Abbé Zins
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Re: Intercession des Saints

#5 Message par Abbé Zins » mar. 05 nov. 2019 21:01

JCL a écrit :
mar. 05 nov. 2019 12:16
(..)

Avec le lien donné on peut se faire une idée de la difficulté pour ceux qui viennent d'un protestantisme se disant purement biblique, en lisant, à la suite de l'exposé très bien adapté sur ce site, en lisant le fil de discussion qui suis.

(..)

Un peu de psychologie élémentaire ne fera pas de mal.


Tout d’abord, pourquoi se tourmenter et troubler qu’un moine défroqué, multi-concubinaires, avouant en une lettre (à un Comte du Hesse, si ma mémoire ne me fait pas défaut) user de 4 femmes conjointement, ait remis en cause ce que la Sainte Eglise a toujours pratiqué depuis ses origines ?


Ensuite, Notre Seigneur Jésus-Christ exprime envers nous à travers Ses disciples des sentiments de paternité spirituelle, en tant que nous ayant enfantés spirituellement en la grâce, en nous appelant ses petits enfants (Jn. 13,33 ; Marc 10,24) ; promettant de ne pas nous laisser orphelins (Jn. 14,18).


Quel enfant d’une famille ordinaire n’a pas expérimenté le fait de ne point oser, surtout après un écart, s’adresser directement à son père, et avoir sagement choisi de s’adresser à lui par sa mère, pressentant qu’elle saura présenter les choses au mieux, attendre le moment le plus opportun pour le faire, etc..

L’Evangile même nous en donne un exemple frappant, dans les fils de Zébédée, Jacques et Jean, passant par leur mère pour obtenir de Jésus une faveur qu’ils n’osaient Lui demander directement par eux-mêmes (Mt. 20,20s) ; la demande de leur mère en leur nom leur étant justement attribuée (Marc 10,35s).


Si donc, 2 des 3 Apôtres préférés n’osaient pas toujours s’adresser directement à Jésus pourtant pas encore en Sa Gloire Céleste ;

si même le premier d’entre eux, Pierre, en arriva à passer par Jean en une autre occasion (Jn. 13,24s),

a fortiori en était-il de même des autres Apôtres, comme on le voit à l’occasion d’étrangers passant, pour atteindre Jésus, par l’Apôtre Philippe,

lui-même n’osant le faire seul, appelant André à la rescousse (Jn. 12,21s).


Si donc cela se comprend fort bien au sujet de Jésus non encore glorifié, combien cela est d’autant plus vrai au sujet de Notre Seigneur Jésus-Christ en Sa Gloire Céleste !?


Et ce que les Apôtres, proches de Jésus ont fait ici-bas, eux et les Saints partageant Sa Béatitude Céleste ne le pourraient pas !?


Enfin, on en a un autre exemple dans l’Evangile, ainsi exposé par Saint Augustin (Contra Faustum, ch. 2 et 7) :


Saint Augustin Contra Faustum, ch. 2 a écrit :

« Deux des Evangélistes, Matthieu et Luc, racontent le fait du centurion dont le serviteur était alors malade, et à l'occasion duquel Jésus paraît avoir prononcé ces paroles, à savoir : qu'il n'avait point trouvé en Israël une aussi grande foi que dans cet homme, qui était cependant gentil et païen ; et cela parce qu'il avait dit qu'il n'était pas digne que Jésus entrât sous son toit, mais qu'il le priait seulement de prononcer une parole et que son serviteur serait guéri.

Matthieu seul rapporte que Jésus aurait ajouté : « En vérité, je vous dis que beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident et auront place dans le royaume des cieux avec Abraham, Isaac et Jacob, tandis que les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures ».

Par ce grand nombre qui doit venir, Jésus entend les païens ; et il dit cela à cause du centurion, qui était lui-même païen et en qui il avait trouvé une grande foi; et par les enfants du royaume, il désigne les Juifs, en qui il n'avait pas trouvé de foi....

Matthieu, à propos de l'invitation faite à Jésus de venir, dit que le centurion vint lui-même demander la guérison ; et Luc de son côté, ne dit point cela, mais que le centurion envoya des anciens d'entre les Juifs, parce qu'il craignait d'être repoussé en qualité de gentil, et que ceux-ci essayèrent de persuader le Sauveur en lui disant que cet homme méritait qu'il fît cela pour lui, parce qu'il aimait leur nation et qu'il leur avait même bâti une synagogue (Lc 13,24-29 - 2 Mt 7,21 )....»

Saint Augustin Contra Faustum, ch. 7 a écrit :

« Mais, dit-on, ces écrits ne sont pas d'accord entre eux. Méchants que vous êtes, vous lisez avec une intention perverse ; insensés, vous ne comprenez pas ; aveugles, vous ne voyez pas !

Qu'y aurait-il de difficile à les étudier avec attention, à saisir l'accord si parfait, si édifiant qui règne entre eux, si l'esprit de contention ne vous égarait pas, et si la piété vous aidait ?

Et au fond, qui donc, lisant dans deux historiens le récit du même fait, s'avisera de croire que l'un et l'autre, ou l'un des deux trompe ou est trompé, parce que l'un dit quelque chose que l'autre passe sous silence ; ou parce que l'un raconte plus brièvement, tout en conservant la même pensée pleine et entière, tandis que l'autre entre dans les plus petits détails et expose, non-seulement le fait, mais toutes les circonstances du fait ?

Cependant Faust veut attaquer la véracité des Evangiles, parce que Matthieu mentionne quelque accessoire que Luc a négligé en racontant la même chose ; comme si Luc niait que le Christ ait dit ce que Matthieu écrit qu'il a dit.

Il n'y a donc, là, aucune difficulté, et de telles objections ne peuvent être soulevées que par des hommes tout à fait irréfléchis et qui manquent de volonté ou de capacité pour examiner sérieusement des questions de ce genre.

Sans doute les infidèles peuvent demander un éclaircissement, les fidèles même proposer une objection (et encore des infidèles peu instruits, ou trop opiniâtres, s'ils ne cèdent pas à une simple explication), proposer, dis-je, une objection sur ce que Matthieu a dit :

« Un centurion s'approcha de lui, le priant et disant....», tandis que Luc raconte que ce centurion envoya à Jésus des anciens des Juifs, pour le prier de guérir son serviteur qui était malade, et que, comme Jésus n'était plus loin de la maison, le même centurion envoya d'autres personnes lui dire qu'il n'était pas digne que Jésus entrât dans sa maison, pas même digne d'aller à Jésus.

Comment alors Matthieu a-t-il pu dire : « Il s'approcha de lui, le priant et disant : Mon serviteur gît paralytique dans ma maison, et il souffre violemment » (Mt 8,5-13 Lc 7,2-10 ) ?

Il faut donc entendre que Matthieu a abrégé le récit, tout en lui conservant son fond et sa substance ;

il a dit que le centurion s'est approché de Jésus, sans expliquer si c'était par lui ou par d'autres ;

qu'il a parlé de son serviteur malade, sans exprimer si c'était par lui-même ou par des intermédiaires.


Quoi donc ? le langage humain n'est-il pas rempli de locutions de ce genre, comme quand nous disons, par exemple, que quelqu'un a fort approché de quelque chose, sans dire encore qu'il y est déjà parvenu ?

Et quoique parvenir soit le dernier terme, et qu'il semble qu'on ne puisse rien dire de plus, n'employons-nous pas souvent cette expression, même quand la chose s'est faite par intermédiaire, disant par exemple :

Il a plaidé sa cause, il est parvenu jusqu'au juge ;

ou encore : il est parvenu à tel ou tel puissant personnage, quand le plus souvent tout s'est fait par l'entremise d'amis, sans qu'on ait vu seulement celui à qui on est censé être parvenu ?


D'où vient même qu'on donne vulgairement le nom de perventores à ces hommes habiles dans l'art de l'intrigue, qui parviennent à intéresser des potentats d'un caractère en quelque sorte inaccessible ?

Quoi encore ? oublions-nous donc, quand nous lisons, quelle langue nous parlons ?

Et la divine Ecriture pouvait-elle nous tenir un autre langage que celui qui est usité parmi nous ?

Voilà ce que je répondrais à des hommes obstinés et querelleurs, sur les formes ordinaires du langage.»


Ce que le Saint Docteur explique également en son traité sur la Concordance des Evangiles.


Alors, est-il si difficile et torturant (?) de comprendre psychologiquement qu’on puisse toucher Dieu par Notre Seigneur en passant par Ses Saints !?

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