Biographie Mgr Thuc ?

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Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » lun. 23 mars 2026 21:22

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Quelquefois, je recevais des lettres anonymes. Il ne faut pas y croire de suite, la patience, la longanimité portent fruit. Mais si la dénonciation a un fond, je fais venir le confrère incriminé et, entre quatre yeux, je lui découvre les accusations portées contre lui et je le prie de se défendre, car le prêtre, dans une paroisse, est très jalousé. Après avoir entendu ses dénégations, je lui montre les preuves envoyées à moi par son dénonciateur ou sa dénonciatrice, par exemple une lettre écrite de sa main. Il ne peut donc plus nier le fait. Alors, je lui fais une réprimande en alléguant des raisons spirituelles : offense à Dieu, sacrilège pour messes dites en état de péché mortel, scandale, stérilité du ministère, cela sans montrer de colère, mais une grande compassion. Enfin, lui demander d'indiquer la punition spirituelle qu'il encourt : par exemple une retraite spirituelle d'une semaine ou d'un mois dans un monastère ou un changement de poste. Je n'ai eu qu'à me louer de cette manière de faire.

Le prêtre est si exposé, il est si seul. Si l'amour de Dieu ne règne pas en maître en son cœur, il doit s'attendre à des chutes, car les occasions sont si multiples, les gens ont tant de confiance en leur curé et l'aiment beaucoup. Enfin, il y a la chaleur étouffante qui énerve tout le monde... et le diable qui fait admirablement son métier. C'est presque toujours le sixième commandement et le neuvième qui tentent le prêtre. Rarement le septième, mais cela arrive, le plus souvent pour avoir les moyens de satisfaire des penchants vicieux.

Au Nord, il y a un vice qui tente le prêtre, c'est l'alcool de riz (le chan-chan). On y fait macérer de la cannelle ou d'autres racines pour le rendre plus fort et c'est le vice affreux de l'ivrognerie. Ce vice attaque aussi les missionnaires, beaucoup plus souvent que la luxure. Ceci dit à la louange de nos pères dans la foi.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » mar. 17 mars 2026 21:43

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Comme remède à cet état de choses, j'ai commencé de suite à convoquer mes prêtres, chaque mois, chez le doyen du district, pour une retraite spirituelle sérieuse, de 7 heures du matin jusqu'à midi, je faisais le prédicateur. La retraite finissait au déjeuner et, ensuite, j'examinais les cas à résoudre, faisais les recommandations nécessaires, répondais aux questions ou difficultés posées par les confrères. J'appliquais ce programme à chacun des quatre doyennés. Ces visites régulières entretenaient la charité mutuelle, la confiance en l'évêque et la connaissance directe des nouvelles de notre Mission (mission veut dire vicariat apostolique). Ainsi, s'il y avait à intervenir, je pouvais le faire de suite. Mes prêtres commençaient aussi à connaître leur évêque qui, quoique venant du Centre-Vietnam s'adaptait vite à la mentalité du Sud. Je n'ai jamais eu de litige avec mes prêtres, ils avaient confiance en moi, surtout en ma discrétion. L'évêque ne doit jamais montrer de partialité envers n'importe lequel de ses confrères. Les remontrances doivent être faites en secret. Le visage de l'évêque doit être toujours serein, gai avec tous – gaudete cum gaudentibus - flete cum flentibus. J'ai aimé sincèrement tous mes prêtres et je crois qu'ils me rendaient la pareille.

La grande qualité des prêtres de Cochinchine (donc ceux de mon vicariat) était, et encore je l'espère, de ne pas s'occuper des autres. Si vous demandez à l'un d'eux ce qu'il pense d'un confrère Un-tel, il vous répondra : "Monseigneur, je n'en sais rien". Il est sincère en le disant, il ne cherche pas à voir les défauts de ses confrères. Évidemment, il y a des cas de scandale public. Alors, l'évêque n'a pas besoin de les interroger, mais de surveiller, avec charité ses subordonnés.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » ven. 13 mars 2026 21:33

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Me voici donc pourvu d'une demeure, petite, mais suffisante pour moi, pour mon secrétaire et mes deux domestiques, avec quelques cellules pour les hôtes de passages. Il me fallait, quand même, un curé pour la paroisse de Vinhlong. Je dus écrire à Mgr Dumortier lui demandant un prêtre. Il eut la bonté, ou peut-être la chance, de se débarrasser d'un prêtre douteux, en m'envoyant le Père H. qui, extérieurement ressemblait à St-Louis de Gonzague, mais qui, réellement, était un détraqué sexuel et un voleur de grand chemin. Je ne l'ai su que trop tard. Il est mort, paix à son âme.

Je fus obliger de renvoyer à Mgr Dumortier un jeune vicaire jeune vu l'âge, mais vicieux depuis des années. Mgr Dumortier ne pût ne pas l'accepter. Du reste, peu après, ce pauvre garçon jeta sa soutane aux orties. Ce fut mieux ainsi. Il gagna sa vie comme maître d'école grâce à l'enseignement reçu au petit séminaire.

Mgr Dumortier s'attendait à d'autres renvois de ma part, mais comme ces cas, certes malheureux, n'étaient pas de notoriété publique, je me contentais d'admonester les coupables en secret ou de les envoyer faire une retraite. Étant originaire du Centre-Vietnam, où des cas pareils étaient rarissimes, j'étais éberlué en découvrant tant de faiblesses. J'en parlais à Mgr Dumortier. Voici sa réponse : "C'est parce qu'il fait trop chaud en Cochinchine". Peut-être avait-il raison. La chaleur humide continuelle détend toute énergie. Sans recours à une prière continuelle et humble, sans une dévotion authentique à Notre Mère la très Pure, impossible de ne pas tomber. Mais mes fidèles, aimant beaucoup leurs prêtres, fermaient souvent les yeux.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » dim. 08 mars 2026 21:39

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Comme moyen de locomotion pour faire un tour de ma Mission et prendre contact avec mes prêtres, je n'avais que ma bicyclette, une machine solide, mais lourde venant de la Manufacture des Armes et Cycle de St-Etienne. Mais la mission de Vinhlong comprend deux provinces et le tiers d'une autre. On ne peut la visiter commodément en cycle. Et, avec ma bicyclette, j'avais déjà fait une envolée, devant ma cathédrale provisoire, quand sur mon coursier de fer, j'exécutais un vol et m'aplatis devant le portail de l'église où le curé se tenait, avec ses enfants de chœur, pour me recevoir, le goupillon à la main. Mais cet incident fut providentiel, car cet envol épiscopal fut connu à Saïgon et les anciens élèves des Frères, qui ont un beau collège à Saïgon, se cotisèrent pour m'offrir un vieux tacot, une Citroën, à moi un ancien élève du Collège Pellerin de Hué.

Où trouver un chauffeur ? et avec quoi le payer ? où le loger ? A ces trois questions, je trouvais une unique solution : lorsque je pars en visite, ce sont les curés qui me donnent à manger et à dormir, donc mon cuisinier n'a plus rien à faire. Pourquoi ne pas en faire mon chauffeur ? Le Père provicaire de Vinhlong, le bon Père Dang, un naturalisé français, très débrouillard et très pieux, me prêta son chauffeur pour initier An mon cuisinier aux mystères de l'auto. An obtint son permis de conduire sans examen, les examinateurs l'en dispensant sur l'assurance de l'évêque qui en prenait toute responsabilité future.

An conduisait très bien et était plus fier d'être chauffeur que d'être un maître-coq. Surtout lorsque l'évêque de Vinhlong eût sa Mercedes, sa Versailles, et sa jeep, les deux dernières voitures : cadeau de bienfaiteurs, la Mercedes acquise par moi-même grâce à l'épargne des devises fortes allouées à moi par notre gouvernement pour mes voyages à l’Étranger, surtout pour répondre aux convocations du Saint-Siège pendant le Concile de Vatican II.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » mar. 03 mars 2026 21:52

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Selon la loi ecclésiastique et les coutumes dans les Missions, quand le Saint-Siège, c'est-à-dire la S. Congrégation de la Propagande, décide la création d'un nouveau vicariat apostolique dont l'administration est confiée à un prêtre autochtone, l'évêque missionnaire abandonne à ce prêtre la partie déjà bien organisée de l'ancien vicariat, donc possédant séminaire, cathédrale et, naturellement, évêché. L'argent liquide en caisse était aussi partagé.

Pour le vicariat de Vinhlong, détaché de celui de Saïgon confié, jadis, aux Missions Etrangères de Paris et gouverné par le Saint Mgr Dumortier, le contraire s'est produit. Mgr Dumortier gardait la partie organisée et me laissait la partie en friche : je n'avais ni cathédrale, ni évêché, ni séminaire. Et comme le Saint-Siège avait commis au même évêque le soin d'organiser les deux vicariats, Mgr Dumortier mit dans son diocèse de Saïgon les prêtres les meilleurs et à Vinhlong ceux de moindre valeur et même quelques-uns à la vertu douteuse.

Pour l'argent, Saïgon qui possédait des plantations de hévéas et des rizières en avait beaucoup. Or, Mgr Dumortier, fidèle à l'adage : la charité commence par soi-même, eût toute une année pour dépenser les fonds du diocèse en faveur des œuvres dans les paroisses dépendant de son futur  évêché. Le résultat fut ceci : il ne restait plus, dans le coffre-fort de la Mission à Saïgon, que 30 000 piastres, reliquat des millions que possédait la Mission-mère avant la séparation en deux missions. Et Mgr Dumortier avança ce principe de division : l'argent doit être partagé d'après la superficie de chaque Mission. Quoique peu au courant de l'étendue exacte des deux missions, j'étais certain que la mission de Saïgon avait une superficie au moins triple de celle de Vinhlong. Fort de cette évidence, je dis à Mgr Dumortier que, d'après son critérium, non seulement je n'aurais un sou de ces 30 000 piastres, mais que je devrais lui remettre encore de l'argent. Or, je n'avais pas un sou dans la poche puisque la mission de Vinhlong commençait sans un sou vaillant. D'après moi, il serait plus équitable de répartir les fonds d'après le nombre de chrétiens. On porta le litige à Rome et Rome décida que mon critérium était juste. J'empochai donc 10 000 piastres. C'est avec ce pécule misérable que la Mission commença sa vie. Mgr Dumortier dut encore acheter pour moi une demeure, une maison à un étage dans un petit jardin comme évêché. A moi de trouver de quoi construire un petit séminaire et, plus tard, un grand séminaire.

Pour le moment, on me permettait d'envoyer nos grands séminaristes à Saïgon.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » sam. 28 févr. 2026 20:46

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Mes débuts à Vinhlong étaient très simples : trouver un cuisinier. Ma famille m'envoya de Hué le cuisinier Vinh, très bon cuistot, mais très ami de l'alcool de riz : le chum-chum des troupiers français, puis ma mère fit le sacrifice du petit cuisinier, ancien gardien de chèvres, qu'elle avait formé elle-même.

Il s'appelait An, son père était aussi le cuisinier du Père Stoefler, alsacien successeur de Mgr Allys à la cure de Phûcam. An était bon cuisinier, intelligent, mais d'un caractère grincheux ; il me fallait, de temps en temps, lui passer quelques sous pour faire apparaître un petit sourire sur ses lèvres. J'avais aussi un jeune boy, il se nommait Tri et était le neveu de ma mère. Chez nous, servir un curé était considéré comme un honneur, comme un aide et non pas comme un serviteur ou domestique. Tri était doué d'une paresse extraordinaire. Mon oncle, qui était son père, était l'homme le plus patient du monde. Dans sa petite famille, il était brimé par sa femme et peu respecté par ses enfants et il en avait une ribambelle. Excédé par la paresse de Tri, son aîné, la seule solution pour s'en débarrasser était de me le confier. Or, Tri balayait l'évêché une fois la semaine, l'exception à cette règle étaient les visites du Président de la République, mon frère Diêm. Donc, pratiquement, pour que régnât la propreté à l'évêché, je balayais moi-même, chaque jour, la maison. Tri se cloîtrait alors dans sa petite chambre où régnait un désordre indescriptible.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » mer. 25 févr. 2026 22:07

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Comme je l'ai dit dans les premières pages de "Misericordias", Mgr Dumortier, vicaire apostolique de Saïgon, chargé par le St-Siège de constituer le personnel du nouveau Vicariat apostolique de Vinhlong, a pris chez lui la fleur du clergé cochinchinois et retiré tous ses missionnaires français. J'arrivais à Vinhlong, ville-siège de l'évêché, sans une maison pour l'évêque, sans un prêtre pour me recevoir, car le curé de Vinhlong, un missionnaire, était parti rejoindre la France, en congé.

Tous les prêtres du nouveau Vicariat m'ont reçu à l'église de Vinhlong pour la cérémonie d'obéissance puis nous avons déjeuné ensemble avec Mgr Dumortier et tout le monde partit rejoindre ses chrétiens. Je restais seul, n'ayant personne pour préparer le souper... J'avais encore la grippe, j'avais avec moi mes deux grands frères Khôi et Diêm. Dans le petit presbytère sans curé, il n'y avait qu'un seul lit. J'amenais mes deux frères chez le chef de la paroisse, un gros richard qui s'appelait Nuôi. Riche ne signifie pas toujours charitable ; il indiqua à mes frères deux bancs de bois nu. Mes frères, le ventre vide, mais fatigués par le long voyage du Centre-Vietnam jusqu'à l'Ouest de la Cochinchine, se jetèrent sur les bancs tous habillés et furent plongés dans un lourd sommeil.

Rentré au presbytère, je m'étendais sur mon lit, sur une simple natte. C'est ainsi que se passa mon premier contact avec mon siège épiscopal. J'avais 41 ans. J'étais loin de prévoir que Vinhlong deviendrait ma consolation, que son clergé m'aiderait de tout cœur à organiser ce no man's land et que nos rapports seraient très fraternels, enfin que de Vinhlong j'irais travailler, les mains nues et la bourse vide, à la fondation de l'Université de Dalat : miracle de la bonté de Dieu envers les descendants de trois siècles de martyrs.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » dim. 18 janv. 2026 21:44

 
Mgr Thuc est donc sacré le 4 mai 1938 en l’église cathédrale de Hué par Mgr Drapier (O.P.) délégué apostolique de l’Indochine assisté de Mgr Dumortier (M.E.P) vicaire apostolique de Saïgon et de Mgr Hô Ngoc Cân, vicaire apostolique de Bùi Chu.

Cependant un problème se pose que n’aborde pas Mgr Thuc et qui trouve sa place ici : les pouvoirs qui lui auraient été concédés, selon certaines sources, par le pape Pie XI le 15 mars 1938.

Afin de ne pas surcharger l’autobiographie de Mgr Thuc, l’étude de ces pouvoirs sera étudié dans un autre dossier, les documents nécessaires à la bonne compréhension de cette affaire, dans celui ouvert pour les recueillir.
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » ven. 16 janv. 2026 21:05

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
C'était le Centre qui fournit les gouvernants du Vietnam et, aussi, les révolutionnaires, tel Ho-chi-Minh.

Cela s'est vérifié aussi du point de vue ecclésiastique. Parmi les quatre premiers évêques vietnamiens, trois étaient du Centre : Mgr Dominique Hô-ngoc-Can', Mgr Lê-hùn-Tu' et moi-même. Un seul, le premier était du Sud, Mgr Nguyên-ba-Tong. La Cochinchine, pays très riche, était administrativement, lors de ma promotion comme évêque de Vinhlong, une Colonie française. Les Cochinchinois étaient "sujets français" et bon nombre d'entre eux obtinrent la nationalité française, dont ils étaient fiers, regardant leurs compatriotes du Centre, qui n'étaient que "protégés français" comme citoyens de deuxième degré appelés, par dérision : "bân’", c'est-à-dire : peuple des jonques, faisant allusion aux rameurs de jonques qui venaient du Nord et du Centre-Vietnam au Sud pour commercer.

Or, comme premier évêque indigène, le St-Siège a jeté les yeux sur un " bân’ " fils de jonquier (quoique j'étais fils d'un ministre de l'Empereur et docteur des Universités de Rome). Les français de Cochinchine s'étonnaient aussi de ce choix, et un journal français de Cochinchine prédisait un avenir très triste pour le nouvel évêché, car - confié à un fils de néophytes - cet évêché risquait de perdre la Foi qui était l'apanage des Français... Or, je ne connaissais pas cette mentalité des gens du Sud et me trouvais, seul de mon espèce, sans ami, sans connaissance. Peut-être cette ignorance me sauva-t-elle, car je me conduisis simplement comme un frère parmi d'autres frères. Ne connaissant aucun prêtre en particulier, je les traitais en amis.
 
 

Re: Biographie Mgr Thuc ?

par Si vis pacem » jeu. 15 janv. 2026 22:09

 
Mgr Ngo dinh Thuc - Autobiographie a écrit : 
Mon Vicariat possédait, en 1938, date de ma possession, une soixantaine de prêtres et moins de 100.000 catholiques sur plus d'un million d'habitants. Pays de beaux jardins et surtout de bonnes rizières. Nos prêtres de Cochinchine sont de caractère affable et simple ; ils ne sont pas cérémonieux et compliqués comme ceux du Tonkin parce que les Cochinchinois étaient de la race des colons envoyés pour coloniser le Sud-Vietnam arraché aux Cambodgiens et aux Chams, tandis que les Vietnamiens du Centre (dont je suis) sont des gens sérieux, durs au travail, car le centre n'est pas fertile comme le Sud : pays pauvre, race courageuse et réfléchie.
 
 

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