Mi ca El !? Qui est comme Dieu !? Pour la plus grande Gloire de Dieu

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Abbé Zins
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Re: Mi ca El !? Qui est comme Dieu !? Pour la plus grande Gloire de Dieu

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Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15-18 (Avril - Octobre 1989)


2. L' ÉCHO DE LA TRADITION


Le désir de la gloire de Dieu au-dessus de celui du salut



3) L’amour et la gloire de Dieu doivent être premiers dans notre intention :


88.
Saint Thomas a écrit :

« Il dit donc : « J’espérais être anathème vis-à-vis du Christ »,

ce qui peut avoir lieu de deux façons :

1° Par la faute par laquelle quelqu'un est séparé de la charité du Christ, n'accomplissant point son précepte :

« Si vous M’aimez, observez Mes commandements » (Jn. 14,15).

L’Apôtre ne pouvait pas souhaiter être anathème vis-à-vis du Christ de cette façon, pour quelque cause que ce soit, comme cela découle de ce qui est dit plus haut (8,35).

Car ce serait opposé à l’ordre de la charité, selon lequel on est tenu d’aimer Dieu par-dessus tout, et son salut plus que le salut des autres. ..


2° On peut être séparé du Christ, autrement dit de la jouissance du Christ qui est possédée dans la gloire.

L’Apôtre voulait être ainsi séparé du Christ pour le salut des Gentils,

bien plus encore pour la conversion des Juifs,

désir qu’il manifeste semblablement en Phil. 1,23s :

« ayant le désir de me dissoudre et d’être avec le Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur ;

et celui, plus nécessaire, de demeurer dans la chair pour vous.»
.

Et c’est de cette façon qu’il disait : "J’espérais",

en d’autres termes je souhaiterais qu’il me soit possible d’ "être anathème",

autrement dit séparé de la gloire, soit tout à fait, soit pour un temps,

pour l’honneur qui résulterait pour le Christ de la conversion des Juifs. ..

D’où ce que dit Saint Jean Chrysostome (de compunct.) :

L’amour dominait son esprit à tel point que,

quand bien même il lui aurait été plus aimable que toutes les autres choses d’être avec le Christ,

cela même, s’il plaisait au Christ, il le mépriserait, ainsi que le Royaume des Cieux,

qu’il savait être la récompense de ses travaux pour le Christ

mais était néanmoins prêt à abandonner.»


(Saint Thomas, in Rom. 9,3)

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Abbé Zins
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Re: Mi ca El !? Qui est comme Dieu !? Pour la plus grande Gloire de Dieu

Message par Abbé Zins »

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15-18 (Avril - Octobre 1989)


2. L' ÉCHO DE LA TRADITION


Le désir de la gloire de Dieu au-dessus de celui du salut



3) L’amour et la gloire de Dieu doivent être premiers dans notre intention :


89.
Saint Jean Chrysostome a écrit :

« Si vous ne comprenez pas encore la pensée de l’Apôtre, songez que souvent bien des pères en font autant pour leurs enfants, se résignant à se séparer d’eux pour les voir glorieux, et préférant cette gloire même à leur compagnie.

Mais comme nous sommes à une grande distance d’un tel amour, nous ne pouvons pas même comprendre ce qui s’en dit.

Il en est qui sont si peu dignes d’entendre le langage de Saint Paul, et qui sont si loin de son ardent amour, qu’ils s’imaginent que ses paroles s’appliquent à la mort temporelle.

De ceux-là je dirai qu’ils ne connaissent pas plus Saint Paul que les aveugles la lumière du soleil, et bien moins encore.


Comment celui qui mourait tous les jours, qui courait des périls sans nombre, qui s’écriait :

« Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Est-ce la tribulation ? Est-ce l’angoisse ? Est-ce la faim ? Est-ce la persécution ? » (Rom. 8,35) ;

qui, non content de cela, montait au-dessus du ciel et du ciel des cieux, au-dessus des Anges et des Archanges ;

qui parcourait toutes les sphères célestes, et embrassait le présent et l’avenir, le visible et l’invisible, la tristesse et la joie et tout ce qui s’y rattache ;

qui n’oubliait rien de ce qui existe, n’en était point satisfait, et supposait encore une autre création qui n’existe pas,

pour tout sacrifier à son amour pour Jésus-Christ ; comment, dis-je, après tout cela,

viendrait-il à parler de la mort temporelle comme de quelque chose d’important ?


Non, non, ce n’est pas cela ; une telle pensée vient de vers de terre rampant dans le fumier.

Si c’était là ce qu’il a voulu dire, comment aurait-il désiré d’être anathème à l’égard du Christ ?

Car cette mort l’eût réuni plutôt à la compagnie du Christ et mis en possession de la gloire éternelle..»


(Saint Jean Chrysostome, hom.16 in Rom.)


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