SWS, Livre VII, II, C4, §258 a écrit :
III. 1. Notre-Seigneur lui-même a dit : "Celui qui Me mange" indiquant par là que ce que l'on mange est le Christ entier. S. Paul dit également : "C'est pourquoi quiconque mangera ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur" (1 Cor. 11:27). Par ailleurs, les mots "Ceci est mon corps" indiquent que le corps entier du Christ est présent, comme un corps vivant contenant le sang.
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
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Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4, §258 a écrit :
III. 2. En ce qui concerne le deuxième point, l'attitude de Notre-Seigneur démontre qu'il était présent au moins dans chacune des portions du vin consacré, parce que tous les Apôtres qui y avaient bu l'ont reçu. La pratique constante et universelle de rompre le pain consacré confirme et prouve à nouveau cette doctrine. Il est également théologiquement certain, quoique non de foi, que Notre Seigneur est tout entier dans chaque portion avant même la séparation.
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SWS, Livre VII, II, C4, §258 a écrit :
Scholie. Nous n'avons pas ici à nous occuper des aspects philosophiques ou scientifiques de la transsubstantiation. Contentons-nous de remarquer que parmi les divers courants philosophiques, l'idéalisme seul est incompatible avec elle, et qu'elle n'a pas besoin d'une vision "ultra-réaliste" des choses. Le concile de Trente, quand il définit le changement de substance, prend grand soin d'éviter le mot d'"accident", corrélatif habituel de la substance dans le langage scolastique, et parle d'"espèces" (εἰδος), apparences, ou phénomènes. Il est cependant couramment admis qu'il ne s'agit pas là d'impressions purement subjectives, mais qu'elles ont quelque fondement dans la réalité. Cf. Franzelin, thes. xi. and xvi ; Dalgairns, Ière partie, chap. 2, et note F.
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SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
Section 259. Matière et forme de l'eucharistie : Ministre, Sujet, Effets.
I. La très-sainte eucharistie étant un sacrement, elle doit avoir une matière et une forme au sens déjà expliqué au §246.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
I. 1. Comme dans le cas du baptême où l'ablution est un acte courant et naturel, ici aussi le manger et le boire sont des actes courants et naturels qui ont été choisis par Notre-Seigneur comme moyen de nourrir spirituellement nos âmes. "Mangez", "Buvez" (Mt. 26: 26, 27). Il y a une différence importante à noter cependant. Aucun changement n'a lieu dans l'eau du baptême ; tandis que dans l'eucharistie, le pain et le vin sont, comme nous avons vu, changés en le corps et le sang de Notre-Seigneur. La très-sainte eucharistie est donc un sacrement permanent, puisque le corps et le sang de Notre-Seigneur sont présents non seulement quand le sacrement est reçu, mais même avant et après son usage (Concile de Trente, sess. xiii, can. 4).
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
Le pain et le vin peuvent être considérés comme la matière de ce sacrement permanent (Decr. pro Armenis), puisque ce sont des choses naturelles changées par transsubstantiation en le corps et le sang de Notre-Seigneur. Le pain doit être fait à partir de blé (ἄρτος) et le vin de raisin, car ce sont les matières dont Notre-Seigneur a usé. Que le pain doive être azyme ou non a longtemps été un point de désaccord entre les églises d'Orient et d'Occident. Le concile de Florence (1439) a décidé que les deux types de pain suffisaient à la validité du sacrement ; mais qu'il était préférable d'utiliser des pains au levain en Orient et des pains azymes en Occident.
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
Notons que la pratique occidentale semble être plus proche de ce qu'a fait Notre-Seigneur à la Cène.
Or, nous lisons dans le livre de l'Exode :Matth. 26:17 a écrit : Or, le premier jour des azymes, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Où voulez-Vous que nous Vous préparions ce qu’il faut pour manger la Pâque ? »
(cf. aussi les versets 17 et 20).Exode 12:15 a écrit : Vous mangerez des pains sans levain (azymes) pendant sept jours. Dès le premier jour, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons. Quiconque mangera du pain avec du levain depuis le premier jour jusqu’au septième, périra du milieu d’Israël.
Même si Notre-Seigneur avait anticipé la date de la Pâque ("Avant la fête de Pâque ", Jean 13:1 ; cf. 27-29, 18:28 ; 19:14), il aurait quand même utilisé du pain sans levain (cf. De Augustinis, De Re Sacramentaria, lib. ii p. 181).
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4, §259 a écrit :
L'Église commande aux prêtres de mélanger avec de l'eau le vin qui sera offert dans le calice (concile in Trullo (Quinisextum), ch. 32 ; troisième concile de Carthage, ch. 24 ; concile de Florence, Decr. pro Armenis), d'une part par ce qu'il est généralement admis que c'est ce qu'a fait Notre-Seigneur, et aussi par ce que de son côté est sorti du sang et de l'eau ; le mélange permet donc de se souvenir de ce mystère ; enfin, dans l'Apocalypse du bienheureux Jean les peuples sont appelés des "eaux".
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