SWS, Livre V traduit par le chartreux a écrit :
C'est dans saint Thomas que la christologie a reçu sa forme la plus parfaite. Elle est traitée en divers endroits (lib. II, Lomb.) : 1° dans les quaest. disput. , quaest. de unione Verbi inc., de scientia Christi et de gratia Christi; 2° dans l'opuscule III, contra Graecos, Armenos, etc; 3° dans le Compendium theol., cap. cxcix-ccxli ; 4° dans la Somme contre les Gentils, liv. IV ; et, 5° dans la Somme théologique, IIIa, quaest. i-li, en deux parties : a) De incarnatione secundum se, quaest. i-xxvi ; b) De his quae per Verbum incarnatum gesta vel passa sunt ou De mysteriis vitae Christi, quaest. xxvii-li. Parmi les commentateurs, voyez surtout Médina, Sylvius, Gonet et principalement les théologiens de Salamanque parmi les jésuites, Valentia, Tanner, Vasquez, Lugo et surtout Suarez.
La christologie a été traitée par les scotistes d'une façon toute particulière. Voyez surtout Frassen, de Rada et Henno le plus varié. Plusieurs points qui avaient été peu relevés par la scolastique ont été traités au XVIIème siècle, dans les travaux grandioses qui ont remis à flot toute la doctrine patristique, par Pétau, Thomassin (tous deux dans leurs Dogmata), et et Théophile Reynaud (De Christo Deo — homine et De attributis Christi, tom. i et ii, de ses Opera omnia) puis est venu le traité du cardinal de Bérulle, œuvre magnifique, originale et profonde : Des grandeurs de Jésus-Christ.